CLOPORTES
Cloches courbées. On donne le nom de cloches courbées â des tubes cylindriques , dont l’extrémité supérieure , fermée , est inclinée de 4$ degrés environ , le tube étant posé verticalement. Ces tubes éprouvettes sont commodes pour faire des expériences sur le mercure , avec plusieurs substances qu’on place dans le bout supérieur courbé , et que l’on chauffe ensuite au moyen d’une lampe à esprit-de-vin.
Les cloches sont destinées à recueillir et mesurer les gaz , à opérer des combustions sur l’eau ou le mercure , à faire des mélanges de gaz , des analyses, etc. (A. C.)
CLOPORTES ou MILLEP1EDS. Deux espèces de petits animaux classés parmi les Crustacés isopodes delà section des Pterygibranches, sont désignées sous le nom de cloportes par les naturalistes et les médecins . Les premiers ont restreint ce nom à un genre ayant pour type V Oniscus Asellus , L. , que l’on trouve fréquemment dans les lieux humides des maisons. Ce crustacé a le corps ovaleoblong, gris, composé d’anneaux imbriqués, le dernier muni de deux appendices à son extrémité. Ses antennes sont sétacées, formées de sept ou huit articles. Chaque articulation du corps est accompagnée d’une paire de pieds terminés par un crochet simple. Les anciens attribuaient à cet animal des propriétés merveilleuses dans le traitement de certaines maladies de la peau. Quelques modernes ont voulu lui restituer son antique réputation ; d’autres l’ont regardé comme éminemment diurétique , se fondant sur des analyses chimiques faites anciennement , et qui avaient indiqué la présence des nitrates de potassé et de chaux. Cependant Tromsdorff, qui a examiné de nouveau les cloportes, n’y a signalé qu’une gelée animale sans efficacité. M. Guibourt observe judicieusement que la propriété diurétique qu’on leur attribue provient des particules salpêtrées au milieu desquelles ils vivent, et qui s’attachent à leur corps. Quant aux cures merveilleuses de plusieurs maladies graves qu’on a prétendu avoir obtenu par le moyen des cloportes , on sait à quoi s’en tenir sur ces faits toujours exagérés. Il est même probable que d’autres causes ont beaucoup plus influé sur la guérison des malades, que le remède lui-même. Ainsi