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dont les feuilles presque toujours persistantes les ont fait désigner vulgairement par le nom à’ arbres verts . La structure des organes floraux , dans cette famille , est très particulière ; elle avait été jusqu’en ces derniers temps, complètement méconnue , non pas qu’on eût négligé de l’étudier , mais parce qu’on s’était généralement trompé sur la nature des organes, en les assimilant à des organes qui, dans d’autres végétaux, remplissent des fonctions différentes. J’ai publié récemment un ouvrage sur l’organisation des genres de cette famille ; il est le fruit de plusieurs années d’observations et d’études de mon père , que j’ai rassemblées et mises au complet (1). La plupart des conifères se font remarquer par leurs produits résineux : tels sont les pins, sapins et mélèzes. Le genévrier est usité en Médecine à cause de ses fruits ; la sabine pour ses feuilles odorantes. Y. ces mots. (A. R.)
CONIUM MACULATUM. V. Ciguë (grande).
CONSERVES. V . Électuaires.
CONSIRE. V . Consoude.
CONSOUDE ( grande ). Consolida major offlcin. Spmphi — tum officinale, L. — Ricb. Bot. méd. , 1. 1, p. 276. (Famille des Borraginées, Juss. Pentandrie Monogynie, L. ) Vulgairement consire. Cette plante croît en assez grande abondance dans le& prairies humides , sur le bord des mares et des ruisseaux de l’Europe. Sa racine est vivace, très allongée , peu rameuse, d’un brun noirâtre extérieurement, très blanche à l’intérieur, facile à rompre, succulente , pulpeuse et mucilagineuse. Sa tige est herbacée, anguleuse, couverte de poils rudes, garnie de feuilles décurrentes, ovales, lancéolées. Les fleurs sont blanches ou légèrement purpurines , disposées en épis géminés au sommet des tiges.
La saveur de la racine de grande consoude est mucilagi— neuse , suivie d’un léger goût astringent. Sa décoction est très visqueuse, et conséquemment cette racine ne doit être considérée
(1) Mémoires sur les conifères et les eyeadees } ouvrage posthume de L -C . Richard. Stutlgard, Coïta , éditeur \ Paris, Renonard , 182'i.
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que comme un médicament émollient, et non doué de propriétés styptiques , ainsi qu’on le croyait autrefois. Si on l’emploie avec succès dans le traitement de certaines hémorrhagies, de la dyssenterie , etc. , ces bons effets sont dus aux principes émoiliens qu’elle contient, et qui réussissent dans certains cas; mais l’usage de cette racine ne saurait être préconisé dans les hémorrhagies qui ont lieu par suite d’une faiblesse locale ou générale.
Le sirop de consoude composé exerce une action astringente et tonique , qui dépend des autres substances que l’on fait entrer dans sa composition.
Le nom de consoude ( Consolida ) est dérivé , dit-on , de la propriété qu’on supposait autrefois à cette racine de cicatriser ou consolider les plaies ; on la faisait entrer dans la préparation de plusieurs médicamens externes. (A. R.)
CONSOUDE (petite). On donnait anciennement ce nom à une espèce de bugle ( sîjuga reptans , L. ), et à la pâquerette ( Bellis perennis , L. ). (A. R.)
CONSOUDE ROYALE. Nom que portait autrefois le pied d’allouette des champs. ( Delphinium Consolida , L.) (A. R.)
CONTRAYERVA. Dorstenia Contrayerva , L. — Rich. Bot. méd, , t. I, p. iq5. (Famille des Urticées , Juss. Monoecie Monogynie , L. ) Cette plante, originaire du Pérou, du Mexique et d’autres contrées de l’Amérique équinoxiale , a une racine irrégulièrement renflée , tuberculeuse , couverte d’écailles dans sa partie supérieure , et de fibrilles grêles à sa partie inférieure qui se terminé en une pointe recourbée qui lui donne à peu près la figure d’un scorpion. Au-dessous de la racine s’élèvent trois à quatre feuilles pétiolées , larges , palmées , à lobes lancéolés et dentés ; du milieu de ces feuilles naissent deux ou trois pédoncules portant un réceptacle plane , irrégulièrement quadrangulaire , à bords sinueux , et chargés de fleurs mâles et de fleurs femelles, mélangées, plongées dans autant de petites alvéoles.
On a ignoré pendant long-temps l’origine de la racine de Contrayerva , nom espagnol qui signifie contre-poison, et qui
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indique ses usàges principaux dans les pays dont elle est indigène. C’était d’après des idées semblables que quelques médecins, en Europe, ont recommandé cette racine contre les fièvres malignes , et certaines maladies que l’on croyait occasionées par des miasmes ou d’autres venins subtils. De telles propriétés sont à peu près illusoires ; la racine de contrayerva , douée d’une odeur aromatique , d’une saveur faiblement âcre et amère , très mucilagineuse , est un médicament stimulant dont l’emploi peut être utile dans les circonstances où il est nécessaire de faire développer les phénomènes produits par toute médication excitante. La dose de la poudre est d’un à deux gros, que l’on peut faire prendre en bols préparés avec un sirop ou un extrait appropriés. On prépare l’infusion en vase clos, en employant 2 gros de racine pour une livre d’eau.
Le sirop et la teinture de contrayerva ne sont presque plus usités. (A. R.)
CONVALLARIA. C’est le nom scientifique d’un genre de plantes qui renferme quelques espèces usitées autrefois en Médecine : telles sont les plantes nommées vulgairement muguet ( Convallaria maialis , L. ) , et sceau de Salomon ( C. Polygo natum , L. ). V. ces mots. (A. R.)
CONVOLVULACÉES. Convolvulacées . Famille naturelle de plantes dicotylédones , monopétales , hypogynes , qui a pour type le genre Liseron ( Convolvulus). Elle se compose d’herbes ou de sous-arbrisseaux , à tiges grêles et volubiles , à feuilles alternes , dépourvues de stipules ; à fleurs dont la corolle offre souvent l’apparence d’une petite clochette , et dont le fruit est une capsule renfermant des graines pourvues d’un endosperme charnu et de cotylédons chiffonnés. Dans les nombreuses espèces de Liserons , 011 en compte quelques-unes pourvues de propriétés médicales énergiques : telles sont celles qui fournissent le jalap , la scammonée, le turbith végétal, le méchoacan ; d’autres où le principe alimentaire est dominant ? telles sont les patates. V. ces mots. (A. R.)
CONVOLVULUS JALAPPA. V. Jalap.
CONVOLVULUS MECHOACAN. V. Méchoacan.
1 90 COPALCHI.
CONYOLYÜLUS SCAMMONIA. V. Scammonée.
CONYOLYÜLUS TURPETHUM. V. Turbith végétaE.
COPAHU. V . Résine de copahu.
COPAIER. Copaifera officinalis , L. L’arbre d’où découle la résine de copahu. V, ce mot. (A. R.)
COPAL. V. Résine de copal.
COPALCHI. Nom sous lequel est connue, au Mexique, une écorce usitée comme fébrifuge , et qui a été soumise à l’analyse chimique par M. Marcadieu , pharmacien (i). Sa couleur est noirâtre -en dedans , blanche en dehors ; sa texture est analogue au liège, et sa saveur excessivement amère.
On n’a pu déterminer avec certitude le végétal qui la fournit ; cependant il y a lieu de croire qu’elle provient du Crolon suberosum, que MM. de Humboldt et Bonpland ont découvert sur les côtes de la mer du Sud , au nord d’Acapulco. Ce qui justifie ce rapprochement, c’est que plusieurs autres espèces de cro ton, et notamment la cascarille, ont des écorces douées de qualités physiques analogues à celles que présente le copalclii.
Il résulte du travail de M. Marcadieu, que cette écorce renferme : i°. une matière astringente de couleur marron ; 20. une matière excessivement amère , contenant aussi du principe astringent, provoquant des nausées, se dissolvant dans l’eau, à laquelle elle communique toute sa saveur; c’est dans cette matière que résident les propriétés fébrifuges de l’écorce qui ont été constatées par les médecins de la Yera-Cruz , dans les fièvres intermittentes ; 3°. une substance grasse verte, en petite quantité; 4°- une résine d’un brun clair, insipide et inodore ; 5°. une matière colorante brune annualisée , insoluble dans l’éther et l’alcool très rectifié , soluble au contraire dans l’alcool à 28° et au-dessous ; 6°. de l’amidon ; 70. du ligneux ; 8°. du phosphate et de l’oxalate de chaux. Les cendres de l’écorce de copalchi ont donné de l’hydro-chlorate et du sulfate de potasse , des oxides de fer et de manganèse , du carbonate
(j) K. Journal de Chimie medicale , t. I , p. 236. Juin, 1826.