‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 65 sur 193 · CRUSTACÉS · texte numérisé non relu

CRUSTACÉS

fères passent pour emménagogues , sudorifiques et diurétiques. Mais il n’est pas facile d’exprimer d’une manière générale et parfaitement exacte , dans quelle classe de médicamens on doit placer telle espèce de Crucifères ; c’est au médecin physiologiste à vérifier par l’observation et la pratique, le mode d’action de chacune d’elles.

Plusieurs Crucifères sont devenues , par la culture qui en a développé les principes aqueux , sucrés et mucilagineux , des alimens nourrissans ; telles sont les racines des navets, des raves, des radis, les tiges et les feuilles de chou, etc. Les graines de navette , de colza , de caméline , renferment beaucoup d’huile fixe que l’on obtient par expression, et qui est très usitée pour l’éclairage et dans les arts. Enfin , le pastel renferme assez d’un principe colorant bleu semblable à l’indigo , pour que l’on ait cherché à l’extraire avec bénéfice.

Nous ferons remarquer ici en passant que l’azote et le phosphore , ces deux principes caractéristiques du règne animal , se retrouvent en quantité notable dans beaucoup de Crucifères ; mais ils y sont combinés avec plusieurs autres principes que les chimistes sont parvenus à mettre en liberté. Ainsi Faction du feu a pu occasioner, au moyen du carbone qui fait la base principale de toute matière végétale , la décomposition des phosphates alcalins ou terreux que contiennent les graines de moutarde , et en dégager le phosphore.

Nous examinerons plus en détail les principes constituais des parties fournies par les Crucifères , dans chacun des articles consacrés aux plantes de cette famille employées en Pharmacie. /h surtout les mots Chou, Cochléaria, Cresson, Moutarde, et Raifort. (A. R.)

CRUSTACÉS. Cruslacea. Grande classe du règne animal qui comprend tous les animaux articulés , à pieds articulés , et respirant par des branchies. Ils ont une circulation double ; leur sang , qui est blanc , après avoir éprouvé l’effet de la respiration, se rend dans un grand vaisseau ventral qui le distribue à tout le corps , d’où il revient à un vaisseau ou ventricule si*» tué sur le dos , lequel le renvoie aux branchies. Celles-ci ont T OML II. 1 5

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