‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 68 sur 193 · CUIVRE · texte numérisé non relu

CUIVRE

jaune , le bleu, etc. A une température plus élevée, il s’oxide; sa surface se recouvre d’une croûte qui se détache en petites écailles, lorsque la lame se refroidit. A une température encore plus élevée , il brûle avec une flamme verte , absorbe l’oxigène de l’air et passe à l’état d’oxide. Le cuivre est fusible à une chaleur évaluée environ à 788° du thermomètre centigrade , 270 du pyromètre de Wedgwood ; si l’on augmente la température , il se volatilise. Le cuivre fondu prend, en refroidissant , la forme cristalline.

Exposé à l’action de l’air , le cuivre s'altère , se ternit , et finit par se couvrir d’une couche de cuivre carbonate' , d’un vert obscur. Cette action de l’air sur le cuivre est très lente. L’eau n’agit sur ce métal que lorsqu’il y a contact simultané de l’air et de l’eau : le sel de cuivre qui se forme dans ce cas est connu sous le nom de vert-de-gris .

Le cuivre s’unit avec les métaux, et forme des alliages employés dans les arts. Uni avec le zinc, dans les proportions de 2.5 à 33 de ce métal sur 67 et 7 5 de cuivre , il forme l’alliage connu sous le nom de laiton. Fondu avec diverses proportions d’étain , il forme le bronze , le métal de cloche , celui des canons, celui des miroirs ; il s’unit à l’oxigène , et forme des oxides; avec les acides, il forme des sels.

D’après les observations de divers auteurs , et notamment de Bartholin , de Lamotte , d’Hervin, de Drouard, le cuivre métallique n’est pas un poison; il peut être introduit dans l’économie animale , à l’état de masse , de limaille , sans causer d’accidens. Il n’en est pas de même lorsqu’il est à l’état d’oxide ou de sel ; aussi a-t-on remarqué que les empoisonnemens par le cuivre sont dus aux oxides, ou à la solution des oxides , soit dans les matières grasses, soit dans les acides contenus dans les substances alimentaires. On pourrait objecter à cette manière de voir, que les ouvriers qui travaillent le cuivre sont sujets à des coliques ; mais ces accidens sont causés par de l’oxide et non par le métal.

Lorsque nous aurons occasion de traiter des divers sels de cuivre , nous indiquerons les réactifs et les procédés à l’aide

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