CURARE
des feuilles glabres, biternées , composées de folioles ovales, lancéolées, découpées en lanières presque capillaires. Les fleurs, tantôt blanches , tantôt purpurines , forment des ombelles terminales composées d’un petit nombre de rayons ; elles sont accompagnées d’un involucre et d’involucelles à trois ou quatre folioles linéaires. Les fruits sont ellipsoïdes , striés,, quelquefois velus, mais ordinairement glabres. Ils ont une saveur aro~ matique et agréable, due à la grande quantité d’huile volatile qu’ils contiennent. Sous le rapport des propriétés médicales, ils peuvent être assimilés aux fruits de l’anis , du fenouil, et de plusieurs autres Ombellifères ; mais comme leur odeur est plus pénétrante, ils possèdent une action stimulante plus énergique. C’est surtout la Médecine vétérinaire qui fait un grand usage des fruits du cumin , en les associant , sous forme de poudre et d’électuaire , avec des extraits de gentiane , de genièvre et d’autres médicamens toniques.
Les peuples du Nord ont coutdfhe de mettre du cumin dans leur pain. On dit aussi que les Hollandais s’en servent pour aromatiser quelques-uns de leurs fromages. (A. R.)
CURARE. Il nous semble convenable de dire quelques mots , dans cet Ouvrage, d’une substance fameuse sousle nom de curare, dans F Amérique méridionale, où les indigènes l’emploient nonseulement pour empoisonner leurs flèches, mais encore qu’ils considèrent comme un excellent stomachique lorsqu’elle est prise à l’intérieur , pourvu toutefois qu’elle ne soit point introduite immédiatement dans la circulation sanguine. M. de Humboldt (i) a fourni des documens très intéressans relativement à son action sur l’économie vivante , et à sa préparation , que les Indiens ont exécutée sous ses yeux. Le végétal qui fournit cette substance est une liane abondante dans les forêts de Javita et sur la rive gauche de l’Orénoque , au-delà du Rio-Amaguaca. Selon M. Kunth, elle paraît être une espèce du genre Rouliamon d’Aublet , voisin du Strj-chnos . Les indigènes lui donnent
(s) Voyage aux régions équinoxiales du nouveau continenL, t. Il, |>. 54G
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