CURCUMA
vertiges, des nausées, des vomîssemens ; il est tourmenté parune soif dévorante, et il ressent un engourdissement dans les parties voisines de la blessure. On croit communément que lorsque le poison est frais, très concentré, et qu’il a séjourné longtemps dans la plaie , on croit qu’il n’y a pas de guérison à espérer. En vain a-t-on essayé des ammoniacaux ; ils n’ont donné aucun bon résultat. De tous les antidotes , c’est le sucre appliqué sur la blessure qui passe pour être le plus efficace ; mais nous ne pensons pas que l’on puisse s’y fier, et il est infiniment plus sûr d’élargir la plaie, d’empêcher l’absorption du poison , soit en pressant les bords de celle-ci pour la faire beaucoup saigner, ou, ce qui nous parait plus certain , en appliquant une ventouse, ainsi que le docteur Barry l’a recommandé contre l’absorption d’autres poisons , soit enfin en incisant profondément autour de la blessure , et cautérisant. ' (A. R.)
CURCUMA. Curcuma longà, L.- — A. Rich. Bot. méd. , t. I, p. 3. (Famille des Amomées. Monandrie Monogynie , L. ) Cette plante , originaire des Indes orientales , a une racine qui , outre son nom scientifique , est encore vulgairement connue sous ceux de Terra mérita , Souchet ou Safran des Indes. A l’état frais , celle-ci est tubéreuse , oblongue , blanchâtre , noueuse , coudée , garnie aux nœuds de quelques fibres charnues. Telle qu’on la trouve dans le commerce, elle est en morceaux un peu moins gros et moins longs que le doigt, plus ou moins contournés , recouverts d’une écorce mince , grise, marquée d’anneaux peu appareils ; ils sont intérieurement compactes, d’un jaune orangé foncé, et leur cassure est cireuse. L’odeur du curcuma est analogue à celle du gingembre ; sa saveur est âcre , aromatique et un peu amère. Ses propriétés médicales sont les mêmes que celles du gingembre et de la zédoaire , racines fournies par des plantes également de la famille des Amomées et de genres très voisins. Les qualités physiques que nous venons d’énoncer indiquent suffisamment que le curcuma doil être stimulant à un haut degré ; c’est ce que confirme l’analyse chimique de cette racine, que l’on doit à MM. Yogel et Pelle-