‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 73 sur 193 · CURCUMA · texte numérisé non relu

CURCUMA

tier (i). En voiti les résultats : une matière ligneuse; de la fécule amilacée; une matière colorante jaune ; une autre matière colorante brune, analogue à celle des extraits; une petite quantité de gomme ; une huile volatile odorante très âcre ; enfin une petite quantité d’hydro-chlorate de soude.

Une autre analyse est consignée dans les écrits chimiques de John ; elle a donné pour résultats : i°. huile volatile de couleur jaune, i ; 20. jaune de curcuma résineux, 10 à 1 1 ; 3°. jaune de curcuma extractif, 1 1 à 12 ; 4°* gomme grise, 14 ; 5°. fibre ligneuse mêlée à une substance soluble dans la potasse , insoluble dans l’alcool, 57 ; 6°. eau et perte , de 5 à 7.

La matière colorante jaune offre beaucoup d’analogie avec les résines ; elle doit être placée parmi les substances végétales très hydrogénées, à côté de la matière colorante de l’orcanette. Elle est très soluble dans l’alcool, l’éther et les huiles fixes et volatiles. L’action des alcalis s’exerce fortement sur elle , et change sa couleur en rouge de sang ; aussi le papier teint par le curcuma est-il un des réactifs les plus sensibles employés par le chimiste pour s’assurer de l’alcalinité des matières qu’il analyse. On emploie le curcuma dans la teinture en jaune , mais cette couleur est peu solide. O11 s’en sert pour colorer les onguens et les huiles pharmaceutiques. Certains droguistes , en le combinant à l’indigo , donnent une belle couleur verte à l’onguent populéum , à l’huile de laurier , et au baume tranquille ; mais cette couleur factice doit être considérée comme une sophistication qu’un pharmacien consciencieux ne doit point se permettre.

On trouve encore , mais plus rarement , dans le commerce , du curcuma rond , en morceaux arrondis , produit par le curcuma rotunda, L. , espèce congénère de celle qui fournit le curcuma que nous venons de décrire ; il possède les mêmes propriétés. (A. R.)

CURCUMA ZEDOARIA et ZERUMBET. Roxburgh a ainsi nommé les plantes qui fournissent la zédoaire longue et la zé-

(1) Jonrn. de Pharm. i8i5, p. 289,

^38 CYANOGÈNE.

doaire ronde , que Linné et la plupart des auteurs rapportent aux genres Amomum et Kœmpferia. TU Zédoaire. (A. R.)

CUSPARIA FEBRIFUGA. MM. de Humboldt et Bonpland ont décrit sous ce nom Farbre d’où provient l’angusture vraie. jU. cet article , où par erreur on a- imprimé Casparia febrifuga.

CÜYE HYDRARG YRO-PNEUMATIQXJE , Cuve à mercure . C’est un bloc rectangulaire en marbre , en pierre dure , ou en porcelaine, creusé et destiné à contenir une plus ou moins grande quantité de mercure. Ces cuves sont faites de manière à laisser près des parois une plate-forme qui est recouverte de mercure , sur laquelle on pose les cloches et les flacons. Sur les deux côtés d’une cavité creusée au milieu de la plate-forme et terminée d’un bout par un cylindre creux plus large , sont pratiquées des rainures destinées à supporter une planchette percée en entonnoir, et qui doit glisser dans ces rainures. Cette planchette est destinée à supporter les flacons pleins de mercure dans lesquels on veut introduire des gaz.

Dans les planches, nous donnerons la figure de cette cuve. CUVE HYDRO-PNEUMATIQUE. On a donné ce nom à une caisse rectangulaire en bois, doublée de plomb ou en cuivre, soutenue par des pieds , afin de la porter à hauteur d’appui ; une table horizontale, plus basse d’environ i5 centimètres que les bords de la cuve , sert à poser les cloches pleines d’eau ou contenant des gaz. Une cavité carrée ou fosse de la cuve reçoit à sa partie supérieure une tablette qui se glisse dans deux rainures pratiquées horizontalement ; cette tablette est perforée de plusieurs trous en forme d’entonnoir , sur lesquels on place les flacons pleins d’eau qui doivent recueillir les gaz. La cuve hydro-pneumatique doit être enduite dans toutes ses parties intérieures d’une couche de vernis gras très épaisse , afin que les globules de mercure ne puissent se trouver en contact avec le métal à nu , s’y amalgamer et le percer , et aussi pour que la couche de plomb ne soit pas attaquée par le contact de l’air et de l’eau, ce qui causerait sa destruction. (A. C.)

CYANOGÈNE , Azote carboné. La découverte du cyanogène

CYANOGÈNE. a39

est due à M. Gay-Lussac, qui reconnut ce corps en faisant l'examen du combiné connu sous les noms de prussiate et de cyanure de mercure . Ce produit s’obtient de la manière suivante : on introduit dans une cornue de verre du cyanure neutre et cristallisé , de mercure bien sec ; on chauffe ; on recueille le cyanogène qui se dégage , dans des cloches pleines de mercure , placées sur la cuve (i).

Le cyanogène est un gaz permanent, inflammable, d’une odeur extrêmement pénétrante; sa densité est de 1,8064 ; il rougit la teinture de tournesol : en faisant chauffer la teinture akisi rougie , le gaz se dégage ; mêlé à un peu d’acide carbonique, la couleur bleue reparaît alors. Le cyanogène refroidi en jmême temps que comprimé se convertit en un liquide incolore , qui prend de nouveau la forme gazeuse lorsque l’on cesse la compression. ( Faraday. )

Soumis, à Faction de la chaleur, il supporte une haute température sans se décomposer. Si l’on plonge une bougie allu- % mée dans une cloche pleine de ce gaz , il brûle avec une flamme d’une couleur violette : le gaz se décompose, l’azote est mis en liberté , le carbone s’unit à l’oxigène , forme de l’acide carbonique. Le cyanogène est soluble dans l’eau à 20°, et sous la pression ordinaire elle en dissout quatre fois et demie son volume ; elle acquiert alors une odeur analogue à celle du cyanogène. Selon M. Vauquelin , la solution , d’abord incolore, prend une couleur jaune , puis brune. Au bout de quelques jours, en distillant cette eau , on en retire de l’eau chargée de carbonate et d’hydro-cyanate d’ammoniaque. Ce résidu fournit , par l’évaporation , des cristaux qui contiennent un acide particulier qu’il a nommé acide cyanique . (Voir Ann. de Chimie et de Phys., t. IX, p. 11 3.) L’éther sulfurique, l’essence de térébenthine , en dissolvent autant que l’eau ; Fai— 3 cool en dissout cinq fois plus.

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(t) Il faut que le cyanure soit sec; sans cela, on obtiendrait des acides 1; carbonique et îiydro-cyanique, et de Tammoniaque. M. Vauquelin admet ! que Ton peut obtenir le cyanogène en décomposant le cyanure de mercure rj par une quantité' convenable de soufre.

24° CYANURES.

A la chaleur de la lampe , le phosphore , le soufre , l’iode , l’hydrogène, le cuivre , l’or, le platine, sont sans action sur le cyanogène ; le fer chauffé au rouge-blanc le décompose en partie : le métal se recouvre de charbon divisé ; il devient cassant ; il y a séparation d’une certaine quantité d’azote.

Le potassium agit avec une grande énergie sur le cyanogène ; ce métal en absorbe , à l’aide de la chaleur , autant qu’il dégage d’hydrogène par son contact avec l’eau. Cette absorption a lieu avec dégagement de lumière ; il en résulte du cyanure de potassium. Cette expérience peut être faite sur le mercure et à l’aide d’une cloche courbée. Le cyanogène mis en c'ontact avec les solutions alcalines , est absorbé par ces solutions. Ces solutions se colorent peu si l’alcali prédomine ; mais il n’eu est pas de même lorsque le cyanogène est en excès ; elles brunissent; il y a, par le contact de ces substances, formation de cyanures alcalins , susceptibles d’être décomposés par un acide.

L’action du cyanogène n’a pas encore été étudiée sur l’économie animale; elle nous a paru être d’une grande énergie. Pour avoir respiré ce gaz sans précaution , l’un de nous éprouva une indisposition qui s’annonça par des convulsions qui furent suivies de coliques des plus violentes. Cet état maladif dura assez de temps pour inquiéter le malade.

Les caractères qui peuvent servir à faire reconnaître le cyanogène sont les suivans : i°, odeur vive, pénétrante, bien caractérisée; 2°. propriété de brûler avec une flamme violette, lorsqu’on le met en contact avec une bougie allumée ; 3°. résidu de la combustion troublant l’eau de chaux , susceptible d’être absorbé par la potasse et de donner du bleu de Prusse , si l’on ajoute la solution alcaline à de l’eau acidulée dans laquelle on ajoute du sulfate de fer. (A. C.)

CYANURES. Les cyanures sont le résultat de la combinaison du cyanogène avec les corps combustibles. Nous traiterons ;

seulement de ces coinbinés , qui sont ou qui pourraient être

employés dans l’art médical. (A. C.)

CYANURE DE MERCURE , Prussicite de mercure. Ce produit , composé de cyanogène et de mercure , fut d’abord ob-

CYANURES. 241

tenu par Scheèle , puis étudié par Proust et par M. Gay-Lussac. On peut l’obtenir en agissant de la manière suivante : on prend 4 parties de bleu de Prusse en poudre , 2. parties de deutoxide de mercure aussi pulvérisé ; 011 introduit ces substances dans un ballon; on y ajoute 32 parties d’eau distillée; on fait bouillir le tout (1) jusqu’à ce que l’hydro-cyanate de ferait perdu sa couleur bleue > et que le mélange en ait acquis une jaune ; on filtre la liqueur bouillante ; on lave le filtre avec de l’eau à ioo°. On continue le lavage jusqu’à ce que l’eau soit insipide. On réunit les eaux de lavage à la liqueur filtrée ; on fait évaporer dans une capsule de porcelaine , 011 laisse refroidir : on obtient par ce refroidissement des cristaux prismatiques à quatre pans , coupés obliquement. On sépare ces cristaux; on fait évaporer de nouveau l’eau mère, qui fournit de nouveau des cristaux ; enfin, on rénouvelle ces évaporations et cristallisations jusqu’à ce que l’on n’obtienne plus de cristaux. Quand tout le cyanure cristallisé est obtenu, on doit , pour le séparer d’une petite quantité de fer qu’il retient , le faire dissoudre dans l’eau , faire bouillir de nouveau avec une partie d’oxide rouge , filtrer et faire cristalliser. Mais lors de cette opération , il arrive que le cyanure s’unit au mercure en excès : pour le débarrasser de cet excès de métal , on ajoute à la liqueur de l’acide hydro-cyanique qui se décompose ; l’oxigène de l’oxide de mercure s’unit à l’hydrogène de l’acide , forme de l’eau , et le cyanogène mis à nu s’unit au mercure ; on fait alors évaporer et cristalliser ce combiné , et les cristaux , lavés à l’eau distillée et sécliés , sont conservés pour l’usage.

On peut expliquer de la manière suivante ce qui se passe dans cette opération. L’hydro-cyanate de fer et le deutoxide de mercure étant en contact , réagissent l’un sur l’autre ; ils se décomposent en donnant lieu à de l’eau , à du cyanogène et à du métal. Ces deux derniers, entrent en combinaison pour former le cyanure de mercure.

(i) On peut aussi se servir d’une terrine au lieu d'un ballon. Tome II. 16

CYANURES.

Ce produit , parfaitement neutre , est incolore , inodore , cristallisant en longs prismes quadrangulaires ; sa saveur est styptique , désagréable ; il excite fortement la salivation ; il est vénéneux , et ne doit être délivré qu’avec les plus grandes précautions. Sa pesanteur spécifique a été examinée par Hassenfratz, qui a reconnu qu’elle était de 2,7612. Soumis à l’action de la chaleur , il ne laisse pas de résidu lorsqu’il est pur ; il se fond alors, se réduit en cyanogène qui se dégage, et en* mercure qui passe à l’état de vapeurs.

Le cyanure de mercure est soluble dans l’eau , plus à chaud qu’à froid ; l’eau bouillante laisse déposer de ce sel par refroidissement. La solution aqueuse , traitée par l’acide hydro-sulfurique, est décomposée; il y a production de sulfifre. de mercure qui se précipite , et d’acide hydro-cyanique qui reste en "dissolution mêlé à un excès d’acide hydro-sulfurique.

Le cyanure de mercure est formé de 100 parties de mercure et de 26,089 de cyanogène ( en poids ).

Les réactifs qui font reconnaître ce produit sont : i°. la chaleur, qui le décompose en donnant naissance à du cyanogène et à du mercure métallique qui se vaporise ; 20. l’hydro-sulfate de potasse , qui le décompose , et qui donne du sulfure de mercure que l’on peut séparer par le filtre , et un liquide , produit composé d’acide liydro-cyanique et de potasse; 3°. l’éther, qui peut servir à séparer ce produit, s’il est mêlé à du vin à du café , ou à tout autre liquide coloré.

Le cyanure de mercure , introduit dans l’économie animale sans précaution , est un violent poison ; on doit , lorsque des accidens sont causés par ce produit, faire vomir le malade en lui faisant boire abondamment de l’eau tiède, et en titillant la luette et l’arrière-gorge au moyen d’une barbe de plume ; on administre ensuite de l’eau hydro - sulfurée ( l’eau de Barèges pour boisson), et des antiphlogistiques énergiques.

Des recherches physiologiques sur l’action du cyanure de mercure ont été faites par M. Ollivier d’Angers. (Voir Journ.

CYANURES. 243

de Chimie de médicale , juin 1826. ) M. Kapeler a été à même d’examiner l’action du cyanure sur le corps d’un homme qui s’était empoisonné à l’aide de ce produit, pris à la dose de î 2 décigrammes. M. Caventou a examiné le sang de cet homme pour y chercher le cyanure, que MM. Tiedmann et Grnelin ont reconnu dans le sang des animaux qui avaient avalé de ce produit ; mais les recherches de ce pharmacien ne lui permirent pas de reconnaître la présence de ce combiné. L’action du cyanure, regardé comme toxique , a été examinée avec soin , et les résultats , qui sont trop longs pour être rapportés ici , sont consignés dans le tome Ier, page 340 , de la Toxicologie générale de M. Orfila.

Quelques médecins emploient le cyanure de mercure comme antisyphilitique , et nous avons vu MM. Cullerier neveu et Gilbert en obtenir de bons résultats. MM. Horn et Chaussier l’ont aussi recommandé. O11 prépare des solutions avec : cyanure, 12 ou 24 grains; eau distillée, 2 livres; on donne de ces solutions d’une à quatre cuillerées par jour , dans un verre d’eau de gomme. On l’a donné aussi en pilules , contenant un huitième ou un sixième de grain : on en donnait une et deux par jour. On doit l’administrer avec les plus grandes précautions , à cause de ses propriétés énergiques.

CYANURE DE POTASSIUM. Combinaison du potassium et du cyanogène. M. Robiquet a indiqué le moyen suivant pour le préparer : on expose dans un creuset et à une chaleur longtemps continuée , de l’hydro-cyanate ferruré de potasse. Par l’action de la chaleur, il y a conversion de l’hydro-cyanate double en cyanure de potassium et de fer, puis décomposition du cyanure de fer : on obtient en résultat du cyanure de potassium sali par du fer et par du charbon. On traite par l’eau, et l’on obtient une décomposition et formation d’hydro-cyanate mêlé 1 de charbon et de fer; on sépare par filtration, et l’on fait éva- ; porer dans une cornue ; on obtient alors des cristaux cubiques > qui sont le cyanure de potassium.

MM. Villermé et Robiquet ont proposé la solution de

ce

^44 CYANURES.

produit dans l’eau (i) comme un succédané de l’acide prussique.Le but qu’ils veulent atteindre est de présenter aux praticiens un médicament toujours identique , qui n’offre pas les divers inconvéniens qui peuvent provenir de la négligence apportée à la préparation de l’acide hydro-cyanique. Ce médicament liquide doit être préparé dans les proportions suivantes :

Cyanure de potassium pur. . i gramme (18 grains),

Eau distillée 8 grammes (2 gros).

Dissolvez. Ce produit liquide peut être administré en même quantité que l’acide prussique médicinal ; il peut , suivant les auteurs que nous venons de citer , lui être substitué à doses égales , dans toutes les préparations où cet acide doit entrer.

L’emploi du cyanure sec demande , de la part du médecin , de nombreuses précautions , nécessitées par son action énergique. Le praticien ne doit d’abord l’administrer qu’à ~ de grain, augmentant ensuite la dose, suivant l’indication.

CYANURE D’IODE. Ce cyanure , nouvellement découvert par M. Serrulas, n’est pas encore employé darfs l’art médical. Il serait avantageux pour la science thérapeutique de faire quelques expériences sur ce produit , afin de reconnaître ses propriétés qui doivent être énergiques, et que l’on pourrait peut-être appliquer dans quelques cas particuliers.

Ce cyanure s’obtient de la manière suivante. O11 introduit dans un petit ballon deux parties de cyanure de mercure et une partie d’iode. Ces deux substances étant bien sèches, et le mélange exactement fait , on soumet à l’action du feu : la réaction s’opère ; il en résulte du proto-iodure de mercure , et du cyanure d’iode très volatil , que l’on recueille aisément en inclinant le ballon et en plaçant l’ouverture de son col dans un flacon à large ouverture.

(1) Le produit de cette solution est de Fhydro-cyanaie dépotasse pur.

CYNANCHUM ARGEL. 2^5

Le cyanure d'iode est blanc ; il est sous forme de longues aiguilles très légères ; il a une odeur très forte , il irrite vivement les yeux. Mis en contact avec la teinture de tournesol et avec le papier de curcuma , il ne leur fait subir aucun changement. Ce composé ne troubleras les solutions d’argent, il n’est pas altéré par le chlore. (A. C.)

C1CLAMEN. Cyclamen Europœum , L. ( Famille des Pri— mulacées. PentandrieMonogynie, L. ) Vulgairement Arthanita et Pain de pourceau. Cette plante croît dans les localités rocailleuses des pays montueux de l’Europe. Sa racine est un gros tubercule arrondi, charnu , blanchâtre extérieurement , d’une couleur brune en dehors, et garni de radicelles noirâtres. Plusieurs hampes, d’abord contournées en spirale, s’élèvent de ces racines et supportent des fleurs solitaires ordinairement rosées , d’un aspect fort élégant , ayant les lobes de la corolle relevés , tandis que le fond du tube est incliné et regarde laterre. Les feuilles sont arrondies , échancrées en cœur.à la base, longuement pétiolées , vertes et tachées de blanc en-dessus , . rougeâtres en-dessous.

L’extrême âcreté des tubercules de cyclamen décèle des pro-. priétés médicales très énergiques ; ils sont violemment purgatifs , émétiques , et provoquent le flux menstruel. Leur emploi, comme celui de toutes les substances vantées comme enirné— nagogues , est toujours dangereux entre les mains des personnesignorantes, qui souvent s’en servent dans de coupables desseins.. De graves accidens ont été occasionés par les racines de cyclamen administrées intérieurement pour produire l’avortement. Il serait à désirer que les chimistes s’occupassent de la recherche du principe actif de ces tubercules , qui n’est pas seulement de nature volatile, car, à l’état sec, ils conservent encore une saveur insupportable. »

On en préparait autrefois un onguent sous le nom d’onguent d’ arthanita , qui était fort estimé comme topique vomitif ou purgatif ; il n’est plus employé. (A. R.)

CYDONIUM. F. Coing.

CYNANCHUM ARGEL. V . Arguer

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