CYPRÈS
CYNANCHÜM IPECACUANHA et VOMITORIUM. V. Ipé-
CACUANHA ( FAUX ) DE l’IlE-DE-FrANCE.
CYNANCHÜM MONSPELIACUM. V. Scammonée de Montpellier.
CYNODON DACTYLON. V. Chiendent.
CYNOGLOSSE ou LANGUE DE CHIEN. Cjnoglossum officinale, L. - — A. Rich. Bot. méd. , t. I, p. 274. (Famille des Borraginées , Juss. Pentandrie Monogynie, L. ) Cette plante croît dans les lieux secs et sablonneux de toute l’Europe. Sa racine est bisannuelle , pivotante , grosse , longue , charnue , grise extérieurement , blanche à l’intérieur , d’une odeur vi~ reuse , et d?une saveur fade. Sa tige est herbacée , dressée , velue , très rameuse supérieurement, et haute de 1 à 2 pieds ; elle porte des feuilles sessiles , alternes , ovales , lancéolées , entières , molles et velues ; ses feuilles radicales sont grandes , larges et pétiolées. Les fleurs, de couleur rouge ou violette , forment des épis allongés et un peu roulés en crosse à leur extrémité.
La racine est la partie la plus communément employée. Ses propriétés résident dans l’écorce ; c’est pourquoi l’on a coutume de rejeter le centre, qui paraît absolument inerte. On a recommandé la cynoglosse comme sédative , et Ton en prépare une composition de pilules qui portent son nom ; mais l’opium qui entre dans ces pilules en est, sans aucun doute , la substance éminemment active, la seule d’où dépendent les propriétés de ce médicament , dont la dose doit être fixée d’après la quantité d’opium que renferme la masse. La cynoglosse est seulement émolliente , comme la plupart des autres Borraginées.
CYNORRHODON. On désigne sous ce nom, dans les ouvrages de matière médicale , les fruits mûrs du rosier sauvage. V. Rosier. (A. R.)
CYPERUS. V. Souchet.
CYPRÈS. Cupressus isempervirens , L. — Rich. Mémoire sur les Conifères, tab* g. Cet arbre, dont le feuillage sombre orne les monumens funéraires , et qui partout est l’emblème du
CYTISINE atf'T-
deuil, appartient à cette belle famille des Conifères, ou arbres résineux de nos climats qui fournissent tant de produits utiles aux Arts et à la Médecine. Il est originaire des contrées orientales , d’où il a été transporté en Europe pour l’ornement des parcs et des jardins paysagers. On en distingue deux variétés : l’une dont les rameaux dressés et appliqués contre la tige lui donnent leur forme pyramidale ; c’est le Cupressus pyramida— lis de quelques auteurs. L’autre variété a, au contraire, ses rameaux étalés et même pendans, surtout lorsqu’ils sont chargés de fruits; elle a reçu le nom de Cupressus horizontalis. La verdure de cet arbre est perpétuelle; ses feuilles exhalent une odeur aromatique qui, de même que celles de la sabine et d’autres conifères, éloigne les insectes des habits et des linges entre lesquels on les place. M. Lichtenstein, négociant de Montpellier , a retiré , par la distillation , une assez grande quantité d’huile volatile, dans laquelle réside l’odeur du cyprès; en ayant envoyé à son frère , le professeur Lichtenstein de Berlin , celui-ci a constaté son efficacité contre les insectes ou leurs larves , qui sont si funestes aux collections d’histoire naturelle ; il a, en outre, pensé que cette huile volatile pouvait être employée avantageusement contre les vers intestinaux , et l’on assure que des essais tentés par M. Hufeland ont justifié les soupçons de Lichtenstein. Les observations de ce célèbre praticien sont encore inédites, et nous ignorons le mode d’administration ainsi que les doses de ce nouveau médicament, qui d’ailleurs peut être assimilé aux huiles volatiles de plusieurs conifères , et même à celles de plantes appartenant à des familles différentes, comme celles de certains Origans et Valérianes.
Le bois de cyprès est dur , compacte , agréablement veiné de rouge ; il est employé pour divers ouvrages de tabletterie.
CYTINUS HYPOCISTIS. V. Hypociste.
CYTISINE. Matière active du cytise et de V arnica. La cytisine a été découverte par MM. Chevallier et Lassaigne dans le Cytisus laburnum , et dans Y Arnica montana.