O ÉBÉNIER
de-vie camphrée, etc. On fait quelquefois entrer ce produit dans quelques boissons médicinales. / . l’article Alcool. (A. C.) EAU-DE-YIE ALLEMANDE. V. Teinture purgative.
EAU-DE-YIE CAMPHRÉE. On a donné ce nom à la dissolution du camphre dans l’alcool affaibli ; il se prépare comme l’alcool camphré, mais en dissolvant 16 grammes (4 gros) de camphre, dans de l’eau-de-vie marquant 220, i kilogr. (2 livres).
Quelques pharmaciens emploient, au lieu d’eau-de-vie , l’alcool étendu et ramené à 220 ; ils colorent ensuite la solution alcoolique avec une certaine quantité de caramel. (A. C.) EAU-DE-YIE DE GAYAC. V. Teinture alcoolique de gavac.
ÉBÉNIER. Diospjros Ebenum , L. ( Famille des Ébénacées, Juss. Polygamie Dioecie, L. ) C’est un arbre qui croît dans les Indes orientales , et particulièrement dans les grandes îles qui font partie de son immense archipel; on le trouve aussi à Madagascar. La partie ligneuse et centrale de son tronc est d’un noir très intense, tandis que l’aubier est d’un blanc uniforme ou d’une couleur jaunâtre. On en fait un grand usage pour une foule d’ouvrages de tour et d’ébénisterie, non-seulement à cause de sa couleur , mais encore en raison de sa dureté , de sa pesanteur et du beau poli qu’il est susceptible d’acquérir. Le bois d’ébène répand une odeur agréable lorsqu’on le brûle, et, sous ce rapport , on ï’a employé dans les cassolettes odorantes.
Le bois d’ébène n’est pas seulement fourni par l’espèce que nous venons de mentionner : plusieurs autres Plaqueminiers {Diospjros) sont aussi remarquables par la dureté et la couleur noire de leurs couches ligneuses; aussi la plupart des auteurs, s’arrêtant seulement aux considérations que cette couleur leur fournissait , ont-ils confondu ensemble ces espèces. Il paraît que Y Ebenoxjàim verum , décrit par Loureiro , dans sa Flore de Cochinchine , et qui, selon ce botaniste, fournit le vrai bois d’ébène , est une espèce de Diospjros dont certaines parties de la fleur auraient subi quelque avortement.
On a donné le nom d’ÉBÉNiER à divers arbres très éloignés de ceux dont il vient d’être question , puisqu’ils appartiennent A la famille des Légumineuses.
ÉCORCE. 34 î
L’Ébénier de montagne est le Bauhinia acuminata.
X’Ébénier d’Orient est le Mimosa Lebbek.
Le faux Ébénier ou Ébénier sauvage est le Cjtisus Laburnum, qui croît spontanément dans les Alpes , le Jura et les Pyrénées. On cultive partout ce joli arbrisseau, pour la décoration des bosquets et des jardins pittoresques.
Ses graines, analysées par MM. Chevallier et Lassaigne , contiennent : une matière blanche grasse; de l’albumine; une matière vomitive qu’ils ont nommée cytisine ; de la chlorophylle ; des acides malique et phosphorique ; des malates de potasse et de chaux , et de la silice. (A. R.)
ÉCHALOTTE. Allium ascalonicum , L. ( Famille des Liliacées , Hexandrie Monogynie, L. ) Cette espèce d’ail est cultivée dans les jardins potagerâ , pour ses bulbes que l’on emploie à des usages culinaires. Leur saveur est beaucoup moins forte que celle des bulbes de l’ail ordinaire. (A. R.)
ÉCLAIRE. Nom vul gaire de la grande chéîidoine. /A ce mot.
ECORCE. Cortex. On nomme ainsi l’enveloppe extérieure des tiges et des branches dans les plantes dicotylédones, enveloppe composée de plusieurs parties superposées qui ont reçu des noms particuliers. En procédant de l’extérieur à l’intérieuç , on trouve : i°. une membrane mince et transparente , que l’on nomme ordinairement épiderme; 20. une couche de tissu cellulaire immédiatement placée au-dessous de l’épiderme, de couleur plus ou moins verte, et dont la nature est très analogue à la moelle. M. Mirbel l’a nommée enveloppe herbacée , et M. Dutrochet médulle externe ; 3°. les couches corticales situées sous l’enveloppe herbacée ; elles sont quelquefois tellement confondues avec la partie la plus interne de l’écorce, qu’il est difficile de les distinguer; 4°- un réseau vasculaire dont les aréoles allongées sont remplies par du tissu cellulaire; on nomme cette partie liber ou livret , parce que souvent elle est susceptible de se séparer en membranes minces , semblables aux feuillets d’un livre. L’épiderme n’est , aux yeux
de certains physiologistes , que la paroi externe des cellules du tissu cellulaire qui constitue l’enveloppe herbacée. Celle-ci est