FAS
l'ostentation, et nous dirons en passant, nonseulement ce en quoi ces effets consistent,
mais encore quels sont les inconvénients que le faste entraîne.
Et d'abord, établissons en principe que, si c'est un grand défaut que d'afficher le fasle, c'est-à-dire défaire un grand étalage d'éclat, deparures.de magnificence, de luxe d'ap] arence et non de commodité, et de tous ces riens par lesquels les grands prétendent manifester leurrang et leur fortune au reste des hommes, le Liste est liii n plus condamnable f îi ci re, quand les mêmes moyens sont mis en usage par ceux que les basa ds de la forlune ou ur.e roupab e industrie oui enrh lys, afin d'en imposer à la multitude, qu'ils espèrent éblouir par cet éclat dont ils s'environnent. Les uns et les autres, nous ne unirions le taire, se rendent ridicules et font sourire de pitié toute personne sensée qui estime le néant de- grandeurs d'ici-bas; tout comme ils deviennent un sujet d'aversion et de haine pour les malheureux qu'ils devraient soulager de. leur sup rdu.
A ce propos, nous ferons remarquer qu'on disait autrefois, et qu'on entend repeiçr bien souvent aujourd'hui que le fasle entretient les manufactures, fait fleurir le commerce, et devient par là une ressource pour le peuple de nos cités. Cela peut être vrai; mais n'est-il pas vrai aussi que si le luxe, par exemple, nourrit cent pauvres de nos villes, il en fait périr cent mille dans les campagnes? (7.-7. Rousseau.) Voij. Loxr.
Je dis plus, comme l'amour du fasle en général, et du luxe en particulier, se corn. munique facilement du riche à celui qui ne l'est pas, chacun de nous ayant sa petite do e d'orjueil et de vanité, il peut se fane nue personne ne profite de la magnificence des grands; à moins qu'on appelle profiter, satisfaire soi-même, selon ses moyens, son goût pour le luxe, l'argent répandu des riches favorisant ce goût dans les classes peu aisées. Or, comme je ne pense pas qu'on veuille interpréter de la sorte le mot profidr, je trouve dans les us et coutumes du riche et du pauvre d'aujourd'hui la confirmation de c^te sentence de Deiille :
L'orgueil produit le faste, et le faste la gêne.
Il' fait plus, il entraîne la corruption des mœurs, la dissolution de la société, et. comme l'avait fait observer le chancelier de Verulam (F. Bacon), il annonce la décadence des empires.
En doutez-vous? Ouvrez no're histoire.
Elle vous apprendra, par exemple, si vous l'ignorez, que François l'r,qui manifesta, en maintes circonstances, un go::t dérégie pour la prodigalité, le faste, la magnificence des fêles, des cérémonies, et pour toutes les puérilités qu'on nomme vulgairement (a splendeur du tronc, fut, à cause de ses défauts, un véritable fléau pour son peuple. Un vrai fléau, pane qu'il étala une telle magnifie ince dans son entrevue avec Henri VIII, entre Guignes et Ardres (1520), entre' vue surnommée le Camp </,< (/;-.,;,