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leur laisse d'autre liberté que celle de faire des sottises! Combien ne voit-on pas d'hommes d'esprit et de talent se bourrer tellement en un festin, qu'ils ne sont plus bons à rien en sortant de table, parce que leur intelligence esl descendue au niveau des instincts delà brute!... C'est pourquoi les hommes raisonnables ne doivent dédi< r un temple à la gourmandise que tout autant qu'elle ne dépassera point certaines limites, c'est-à-dire qu'elle ne détournera pas les gens qui aiment et recherchent la bonne chère, de la Iilmii' de leurs devoirs, et ne les entraînera i as hors du sentier de la vertu et de ce qu'ils doivent à leur famille.
De même, si , pour plaire aux amateurs d'un bon repas, j'avoue que la gourmandise entretient les liens de l'amitié en réunissant souvent à la même table ceux qui sans cel t vivraient trop éloignés les uns des autres, c'est à la condition expresse que la dissolution de Sardanapale elles rxcèsde Vilellius ne seront pas p in r eux sans enseignement ; qu'ils se souvieu iront que l'intem; érance ruine la santé, et que, quand celle-ci ed détruite , on n'est plus sensilile à aucun plaisir; qu'ils n'oublieront p.is, enfin, l'histoire du célebr.' Vénitien Cornaro. Il fut attaqué dès l'âge de vingt-cinq ans de maux d'estomac, de douleurs de côté, de lièvre lente et de la goutte. Sa santé continuant à être délabrée à l'âge de quarante ans, malgré tous les secours des médecins, il abandonna tous les médicaments et s'imposa un régime sol.re et simple. L'effet de ce genre de vie fut tel. que ses infirmités disparurent pour f.iire place à la santé !t plus heureuse, avec laquelle il vécut pus de cent ans.
Avant dit que la gourmandise était un légei défaut, presque une qualité, pourronsnous concilier cette opinion avec celle de tous les peuples et de tous les philosophes qui l'on' considérée comme un vice; avec la religion chrétienne, cette expression sublime de la vérité et de la morale éternelle, qui l'a rangée au nombre des sept péchés capitaux ? Pourquoi pas? S'il est vrai que la gourmandise n'est pas toujours le résultat d'une disposition du moral qui recherche un plaisir et dépend fort souvent d'une condition organique anormale ou d'un état morbide qui excite une faim insatiable ; exemple : Tarare, lîijou et autres individus auxquels il fallait nécessairement des masses d'aliments pour apaiser la faim insaliablequi les tourmentait. Pourquoi pas 1 si les plaisirs de la table, bornés à d'étroites limites, ont moins pour ohjet la satisfaction sensuelle que le bonheur d'è ro au milieu de ses parents, de ses amis, et de les retenir auprès de soi par tout ce qui peut flatter leur goût pour la bonne chère. Aussi serais-je d'avis qu'il faut séparer complètement la gourmandise de l'intempérance , qui elle du moins n'est jamais excusable. l'ar là nous unissant aux philosophes et aux docteurs de l'Eglise, nous lai cerions l'anathème contre les intempérants, et nous pourrions, sans craindre le blànie ni la censure, nous mêler aux gourmands qui auraient "I 's
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