‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 117 sur 251 · GRO · texte numérisé non relu

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el, d'autre pari, la gravité renferme la décence et la dignité, alors que l'on peut élro décent cl digne sans être grave.

La gravité est donc une qualité plus parfaile que la décence et la dignité, et c'est parce qu'il en est ainsi, que l'homme grave parle avec dignité, avec circonspection, avec sagesse; or, cela devait être, attendu qu'on n'est réellement grave, qu'autant qu'on a de la maturité d'esprit cl de la raison. N'oublions pas que celle sagesse et cette malurilé d'esprit qui appartiennent à la gravilé, sont les caractères qui servent à la distinguer du sérieux, qui ne provient que du tempérament et de l'humeur.

La gravité naît de l'amour de soi-tnêai" ; et, comme tout le monde sait qu'elle sert toujours à se faire honorer el estimer, lotis les hommes se montrent jaloux et empressés d'affecler le ton el les manières des personnes graves. Qu'on le soit dans la jeunesse et l'âge mûr, à la bonne heure; mais vouloir paraître grave alors qu'on est encore enfant ou très-jeune, c'est se couvrir de ridicule, la gravité, je le répèle , n'étant pas convenable à tous les âges cl à toutes les conditions.

Les auteurs admettent une autre sorte de gravité; mais comme celle nouvelle espèce provient du tempérament et de l'humeur, nous la considérerons' avec eux comme synonyme de Sérieux. ( Voy. ce mot. )

GRONDEUR. Le grondeur est celui qui, toujours mécontent des autres, s'occupo constamment à les contredire el à les reprendre.

Ce défaut naît de la disposition du tempérament, de l'inoccupation, d'un manque d'éducation, et surtout d'un vice de l'esprit qui étouffe le jugement

Etre grondeur, a-t-on dit, est pour le sexe masculin ce que être acariâtre est pour la femme. Je ne vois pas à quoi cette distinction peut être utile, l'homme pouvant trèsbien se montrer acariâtre et la femme grondeuse; mais c'est chose si peu importante que les observations de celte nature, qu'au lieu d'insister sur ce point, je me bornerai à faire remarquer que grondeur et acariâtre sont un même défaut qui entraîne les menus conséquences.

Ajoutons une observation qui nous est échappée en rédigeant l'article Acauiatki: : c'est que les gens avec qui le grondeur vit, sachant que c'est chez lui une habitude du gronder, ils ne font, dans la plupart des cas, aucune attention à ce qu'il dit. De telle s irte que, lors même qu'il reprend avec raison, ils croient que c'est tout bonnement pour exhaler sa mauvaise humeur qu'il gronde Donc il ne corrigera personne. Y songe-l-il? Nous ne le pensons pas ; car s'il grondait par raison bien plus que par habitude ou besoin, loin de le condamner, nous trouverions sa conduite très- louable. Mais comme il n'en est rien, je voudrais qu'on persuadât au grondeur, d'une part, qu'il est fort desagréable d'être grondé par lui, el, d'autre [•art, qu'il se fait délester, haïr pa

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(l'i'il contrarie ainsi, cl leur rend la vie dure, tageux pour lui-même d'abord, et puis pour

Peut-être qu'en agissant de la sorte, on l'a- ses parents, ses amis ou les personnes qui

mènerait insensiblement à réformer ses ha- sont obligées de le voir souvent,

bitudes; ce qui serait on ne peut plus avan- GROSSIÈIIETÉ. Voy. Rusticité.

HAINE (vice), Haineux. — La haine est contre celui qui en est la cause; niais notre

ce sentiment de déplaisir et de peine qui naît colère ne saurait arriver jusqu'à lui, et nous

en nous subitement ou à la longue, pour un nous garderions bien de lui porter envie, il,

motif quelconque qui nous froisse dans notre pour s'élever, il se dégrafe,

amour-propre ou dans nos intérêts, qui nous Ce ne serait que dans les cas où nous

pénètreplusoumoinsforlement.qui nousagite éprouverions de la jalousie pour telle per-

et nous tourmente avec plus ou moinsde vio- sonne obtenant une préférence que nous

lence,etdont ladurée varie selonla cause qui voudrions pour nous, ou pour telle autre

l'a produite, c'est-à-dire suivant le tort que ayant commis à notre égard un acte d'injus-

nous croyons avoir reçu de la personne que lice révoltant, qu'un accès de colère et un

noushaïssons.Cesenliment existe donc dans sentiment de haine pourraient tout à la fois

toute sa force, que celte personne soit ab- éclater en nous. Eh bien, même dans ces cir-

sente ou présente, proche ou éloignée. constances, la colère se di sipe bientôt, cl il

Cette définition, que j'ai cherchée à rendre ne reste plus que la haine, complète, a cependant l'inconvénieut d eire Quoi qu'il en soit, il n'est pas de sentiapplicable à bien d'autres sentiments qui ment qui ait des sources plus nombreuses ne sont pas la haine; c'est pourquoi, vu les que la haine. Nous haïssons celui qui nous difficultés qu'il y a à en donner une meil- prive de richesses, de liberté, de gloire, îeure, je vais essayer de faire ressortir les d'honneurs cl de beauté. Le malheureux orditTérences qu'on a remarquées entre le phelin hait le tuteur avide qui le dépouille sentiment haineux et les autres sentiments de son héritage; le captif gémissant hait le, qui lui ressemblent. juge dont la condamnation i'a chargé de fers ; Et d'abord, on a dit de la haine, alors l'homme dont la gloire ou la réputation est qu'on la considère comme une inclination flétrie par une langue envenimée, hait son vicieuse, se rapportant à tel individu dont on impur calomniateur; le ministre tombé hait croit avoir, ou dont on a réellement à se le concurrent dont le crédit l'a précipité; la plaindre, et à qui l'on veut du mal, qu'elle femme orgueilleuse hait la rivale qui lui oie est le même sentiment que la colirc [Si- en quelque sorte sa beauté par un voisin ige tôle); ou bien, une colère retenue et durable d'attraits supérieurs. Nous haïssons tout ce (Duclos); une colère enracinée [Tissot); un qui nous surpasse. Les haines occasioi nées besoin du mal d'un ennemi dont on veut se par la rivalité de puissance s'étendent aux venger IRivarol), etc. Cependant, si l'on pé- actions même. La nation conquise hait le nètre dans les pensées les plus intimes de peuple qui envahit son territoire; la puisl'homme haineux et de l'homme colère, on sauce ambitieuse hait la puissance rivale qui v découvre que la haine s'alTermit dans le balance l'autorité de sa politique cœur et peut y exister longtemps, toujours, N'oublions pas que, quoique la haine Boil et en quelque sorte sans émotion ; au lieu un sentiment moral, il est des tempéraments que la colère s'efface bien vite et disparait qui y disposent plus ou moins. Ainsi, le sanavec la cause qui l'a provoquée. Cela tient guin et le lymphatique sont ceux qui y porsans doute à ce qu'il y a plus d'éloigncment lent le mo:ns: le premier, parce que la vaet d'aigreur dans l'une, cl plus d'impétuo- Habilité de ses passions cl de sis sentiments site dans l'autre. apporte bien vile le remède après le mal. et De même, on a confondu la haine avec couvre d'oubli ses douleurs; le second, parce l'envie, dont elle diffère pourtant essentiel- que, renfermé dans su apathie, il dé lement. Et par exemple, la haine parlicu- aussi peu qu'il aime, et que son cœur est une larise son désir lunes'e: l'envie l'étend en enceinte fermée à tout ce qui émeut les augénéral à tous ceux qui oui du mériic : la 1res hommes.

haine en veut à l'homme; l'envie n'eu veul Au contraire, les nerveux, les mélancolie

point, n'en a jamais voulu à la personne, ques elles bilieux surtout, sont très-haineux;

J'ouc, soos ce, rapports, la haine n'esl pas l'inlensilé de leurs passions, leur ténacité,

plus l'envie qu'elle n est la colère, donnent à buis haines un caractère irèi-

Onl-ellcs la mémo origine? Non; car tan- prononcé. Us sont rancuneux, et gardent la

lot aoe répugnance par incompatibilité d'hu- m" ire de leur éternelle antipathie. i.Vst

îueur el de caractère, tantôt une opposition en eux que bc co ivenl les vengeances ; cc«(

,1e goûta et de mœurs, peut nous faire haïr par eux que s'aiguiseul les poignards el se

un individu, mais non lui porter envie ei préparent les poisons.

nous faire mettre en fureur ; parfois l'été- Tout le monde s.,,1 combien la hune «les

vation, à noire détriment, d'un concurrent Espagnols, des Italiens i:t des Corses est

sans mérite, peut exciter notre colôro contre persistante el terrible: ces hommes vous

ulcurs de celle inju lice, I t notre haine haïssent froidement el sans qu'il y paraisse;

sas HAÏ

le lemps n'efface rien ; l'occasion propre arrivée, ils se vengent avec rage, ils vous empoisonnent ou vous lueut. Les sauvages que la civilisation n'a point adoucis gardent des haines redoutables que rien ne peut éteindre; elles passent de génération en génération ; les enfants les prennent au lit de mort île leurs pères ; elles font partie de l'héritage. On a vu des familles entières se dévouer à l'œuvre de haine et de vengeance qu'un mourant avait commandé d'accomplir.

Hesie que celle passion peut naître subitement comme l'amour : il ne faut qu'une impression pour la produire, un instant pour la rendre implacable.

Reste que la haine est une passion aveugle; il suffit, pour s'en convaincre, de considérer quelle est parfois la futilité de ses motifs, l'injustice de ses poursuites, et son obstination.

Exemples, ces haineux politiques qui ne rêvent qu'exil et proscription pour tous ceux. qui ne sont pas de leur bord ; qui goûtent les douceurs d'une satisfaction pleine et entière en arrachant sans pitié du sein maternel ou des bras d'une épouse, et en jetant sur la terre étrangère des malheureux qui n'ont d'autres torts envers le pays, la société, et ceux-là même qui les proscrivent, que d'être issus d'un sang royal, d'habiter un palais, ou d'avoir voulu le triomphe de leurs principes.

Exemples au-si , ces haines de religion, que, par un fatal et déplorable aveuglement de la raison, les pères lèguent à leurs enfants comme ils leur transmeltraient l'héritage le plus précieux ; méconnaissent ainsi la doctrine d'un Dieu de miséricorde et d'amour, qui est morl sur un gibet infâme en prononçant ces mots sublimes : Oubli et pardon. Sachons imiter l'exemple que Jésus- C.hrist nous a laissé, et, quoi qu'il advienn •, fermons notre cœur à la haine.

A la vérité, i! semblerait, au premier abord, que, haïr ceux qui nuisent à nos intérêts, s'opposent à noire avancement, et nous cmpéi lient d'arriver aux honneurs et à la forlune; vouer une haine éternelle à celui qui, par rivalité, brise notre carrière , contrarie nos projets, nous enlève la femme que nous aimons , nous ravit le bonheur , etc., est un Ben liment si naturel, qu'il doil être à l'abri du blâme et de la censure ; pourtant il n'en est pas ainsi; et c'est manquer à la sagesse. Chacun de nous ayant son libre arbitre sur la terre, il doit en profiter pour arriver à nu but honorable par des moyens honnêtes et irréprochables , mais non pour haïr et se venger: Dieu lui en fait une loi.

Le seul sentiment d'aversion et de haine qu'il autorise , c'est celui que doivent nous inspirer les êlres pervers et corrompus qui se dégradent; et encore il ne nous permet que de haïr leurs vices et non leur personne, < t condamnerait noire luine si elle n'était pas sans désir de leur faire du mal. Il veut donc qu'on les fuie et les évite , mais avec l'intenlion que ret éloignement tournera à leur profil. Ce qu'il veut aussi, c'est qu'on haïsse ie

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vice et non la vérité. Cependant on ne le fait pas; au conlraire, les grands surtout, les grands haïssent celle-ci, parce qu'elle les rend haïssables (Massillon), et pr uvent par là qu'on aurait raison de les haïr, si la haine élait permise.

Mais si la haine, même quand elle est modérée , devient condamnable , à plus forte raison devra-l-on la condamner quand elle est si forte , si invétérée , qu'elle dégénèreen rancune. Dans ce cas, semblable à un ver rondeur qui le tourmente sans cesse, le haineux garde continuellement en son cœur un désir secret d'exercer sa haine contre ceux qui en sont l'objet. Aussi, l'individu absorbé par une passion si funeste est-il généralement fort à plaindre.

Oui, la haine rancunière est un sentiment funeste, en ce qu'elle décèle ordinairement un caractère méchant et vindicatif ; caractère que loul le monde abhorre. 11 semblerait même, d'après Dumoustier, qu'il serait plus familier aux femmes, chez lesquelles la rancune est comme un vrai levain ; plus il vieillit, plus il fermente : mais je crois pou voiravancer qu'il n'en fermente pas moins chez les hommes, qui, s'ils deviennent haineux en vieillissant, finissent par tomber dans la mélancolie la plus sombre et la plus farouche.

Du reste, quelle que soit l'époque de la vie pendanf laquelle la haine germe et se développe, les e fie l s de celle passion sont ordinairement les mêmes. Ils consistent dans une agitation continuelle, une sorte d'inquiétude qui devient d'autinl plus vive, qu'on verra plus souvent la personne haïe , ou qu'on entendra parler d'elle avantageusement. C'est pourquoi le haineux porte sur son visage l'empreinte d'une iristesse profonde. Ses cheveux sont ramassés sur la figure par la contraction des muscles ; son front est fortement ridé, ses sourcils soin abaissés, sesyeux brillent de clarléssinislres; son regard est fixe et comme animé par la vengeance. Les lèvres sont contractées, tous les traits de la face tendus ; les masticateurs saillent sous la peau, les mains restent serrées, la parole brève , caverneuse ; le corps se lient entièrement voûté; la progression est lente, parfois brusque et saccadée. En même temps l'appétit diminue ou cesse d'inviter à prendre des aliments , les fonctions directives ne s'accomplissent pas, la face pâlit, tout le corps dépérit et se consume ; une fièvre lente mine insensiblement le (lambeau de la vie , et des accidents nerveux p ir asthénie ou faiblesse viennent ajouter des nouvelles souffrances aux souffrances déjà existantes, jusqu'à ce qu'enfin la mort mette un terme à tant de maux. Ainsi, la haine invétérée dessèche sa victime , la ronge ai cœur, ou la conduit au trépas à travers les souffrances les plus vives. Ainsi, comme loutes les passions tristes , elle inscrit rapidement ses ravages sur le corps vivant ; ou bien elle produit à la longue descongestions. des anévrismes, des engorgements dans les organes essentiels à l'accomplissement des fonctions vitales.

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Dans les cas de cette nature , (out comme publie ; » ou avec d'autres : « L'absence de lorsque la haine esl assez modérée pour n'a- loule retenue et de tout seniimeiit qui disvoir pas impressionné l'organisme d'une ma- pose l'être vicieux, à se montrer tel aux yeux nière fâcheuse, le moralise doit rechercher de lotis. »

avec soin la véritable cause du sentiment Parlant, nous dirons : 1° que la hardiesse

haineux, aGn de sousiraire, s'il est possible, {jjen entendue, ayant quelque chose de pies

ceux qui en sont vivement et fortement tour- nK",|e qUe l'audace et l'effronterie , fait parier

menlés à sa funeste influence. avec fermeté, sans s'arrêtera la qualité , ni

tët quant à ceux en qui la haine est moins a:l ra„g (je ia personne à qui l'on s'adre vive , il faut dérouler à leurs yeux l'affreux et ost de mise auprès des grands, parce tableau des souffrances morales et physiques qu'elle ne manque pas décourage. El p r auxquelles s'expose celui qui se laisse en- exemple, on peut appeler hardiesse la noble (rainer à cet affreux penchant ; ce tableau résistance de Dubruix à Napoléon. 2' des misères de l'humanité, pouvant le di^po- l'audace, parce qu'elle a quelque chose de ser, patte raisonnement et l'habitude de plus emporté que les aulres, f>ii parler d'un voir, à juger sans passion du mérite et des l()), |,aul e) oublie ce qu'elle doit à ses su graciions d'autrui, de ceux-là surtout qui sem- rj0-ur8. Elle les indispose même à ce point, nient avoir été jetés sur leur passage pour q„'j|s ne veulent pas .se rendre utiles à l'auêtre lcurconcurrenl acharné. 11 pourra peut- dacieux. 11 perd doue à ce jeu et se nuit à luiêtre aussi voir leurs succès sans jalousie, même, les hommes litres et influents voulant sans envie, sais haine. Et comme, quand le qu'on leur témoigne beaucoup de déférence, cœur est rempli de haine pour quelqu'un, si toutefois on ne leur marque pas d- la soucela n'étouffe pas dans ce même cœur tout mission, si l'on ne veut pas ramper devant sentiment de pitié pour autrui (M. Thi ers), eux. 3« Enfin, elquanlà Y effronterie, comme c'est en développant de plus en plus céder- elle a quelque chose d'incivil, comme elle nier sentiment, qu'on amortira davantage ce- frjsc l'impudence el fait parler insolemment, lui qu'on veut détruire. . c'est-à-dire sans avoir égard ni aux usages , Il va sans dire que, si la haine avait déjà nj a |a politesse , ni aux devoirs de l'honn '•exercé ses ravages sur le physique du liai- ieté et de la bienséance , il en résulte que neux, il faudrait, par l'emploi des Ioniques l'effronté seporle un préjudice notable en déseuls ou associés aux anli-spasmodiques, couvrant ce qu'on pardonne le moins dans rétablir l'harmonie dans le système physique |e monde, une éducation manquée , des senel moral de l'individu. liments vils et immoraux. Dès lors, il no Mais on n'y parviendra joint, sachons-le faudrait pas considérer comme synonymes, bien, si on ne se souvient que les moyens les ainsi qu'on l'a l'ait même de nos jours, les plus efficaces pour affaiblir tout sentiment lllots hardiesse, audace et effronterie, dont haineux, sont puisés dans les préceptes de la |e r,,., i t |a forme et les conséquences diflèreligion et de la morale; el que leur effica- renl essentiellement. C'est pourquoi, je procité sera bien plus marquée si l'on fait ton- poserai de conserver l'expression fcard courir au même but les distractions sage- p0ur désigner les grau. les qualités de l'âme ment ménagées, un exercice agréable, un Ira- qui caractérisenU'hommo courageu<, résolu, vail assidu , mais sans fatigue. entreprenant; el de consacrer celles A'uudace

Je dis affaiblir, car vouloir déraciner coin- el ^effronterie à des actions moins empiétement la haine cl l'extirp r du cœur lui- j| ,.sl „,, autre motif qui doit nous pur t r main ; vouloir sur:out la chasser de la terre, .-, Bumellre les distinctions que j'ai déjà élace serait lenler l'impossible : ne l'espérons i,|jes; il se lire des remarque, que L. Girard pas. Pour ma part, je sois de ceux qui croient a faites en comparant ces trois sentiments au perfectionnement continu, mais non in- entre eux. Voici, du reste, comment il s'oxdéfini, de l'humanité : je crois au progrès in- prime à ce sujel : « Il me Bembleque la hardividuel sous l'inlluci.cc religieuse, et voilà diesse esi pour les • randes qualiléB de ; tout. ce que le ressort esl pour les autres i

BARD1ESSR (qualité bonne o.i mauvai e , «l'une montre : elle n el toi : en mouvement

Résolution (qualité), Addaci (qualité bonne sans rien déranger; au lieu que l'audace,

ou mauvais'), Effeon i i un: [\ ice , Insolen Bcmblable à la ma m impétueuse d'un étourdi,

(vice). — Hardiesse a plusieurs significations, met le désordre cl le tracas dans (oui co qui

Pris en bonne pari , ce mol esl synonyme était fail pour l'accord et pour I lu «lie. A

d'as* uni n ce , de résolution, de courage , de l'égard de l'effronterie, elle n'agit point du témérité, el sert à designer : le coma- tout sur les grandes qualités, parce qu'elles ge de l'âme à exécuter les choses les plus ue se trouvent jamais ensemble; son influence dangereuses [Descarlei , ou ce sentiment do ne regarde jamais que ce qu'il y a de moupropres forces que l'hoi • pus -.de el vais. Elle répand sur les défauts de lame un

nui le poric à attaquer le mal pour le dé- coloris qui les rend plus laids qu

truire. P"*" eux-mêmes. -

Au contraire, si l'on prend la hardie lecn J'ai dit, en montrant les différend

mauvaise part, on la n na donnant la main existent entre la h rdiessc, l'audace

a l'effronterie, à la licence , à l'impndonce, fronteric, ce que la première : d't

à l'insolence Bel sœurs , el ou la définira, et ce que les autrcsonl de préjudiciable : sup-

avec La Bruyère: iLe mépris de l'honneur posante,': lérnllons peuvent

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