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et profonde, à laquelle se joinl subitement aussi lacrainle du mépris, ce qui concentre tout à coup les forces et l'action vitales., en même temps qu'elle agit puissamment sur le coeur, de manière à augmenter l'activité de ses mouvements. De là ces action el réaction organiques, vives el instantané 3 qui, s 'opérant soudainement en sens inverse , donnent lieu à des palpitations violentes et tumultueuses que l'on ressent à la région précordia'e, et qui peuvent être suivies des plus grands dangers, si la résistance ou la force des fibres musculaires de l'organe ceniral de la circulation ne triomphe pas de cet état spa modique. De là, en un mot, des affections grave* e! même la mort. Ainsi, au rapport de Diogène de Laé'rce , Diodore le Dialecticien serait mort de houle de n'avoir pu répond: e à un argument qu'on lui présenta en présence de Pîolomée Sbtef.
En considération de ces résultais aliribués à la honte , celle-ci pourrait être classée parmi les bonnes qualités, si elle n'était le résultat d'une faute, qui lui ôle tout son mérite. Néanmoins, il est ban qao chacun soit accessible à ce sentiment, attendu que celui qui le connaît s'efforce d'éviter de mal faire, retenu qu'il est par la crainte du déshonneur, et pour n'a» oir pas à rougir, par conséquent , devant les gens de bien. 'C'est pourquoi nous dirons delà honte, qu'elle est quelquefois le fidèle gardien de la probité chez l'homme, ou delà vertu des femmes, trèspou étant vertueuses pou,- la vertu même. (Madame Lambert.)
Mais quant à celle honte qui nous empêche de taire le bien; quant à ce misérable respect humain qu'on décore du nom de honte; c'est un défaut qui vient quelquefois de la limidité et plus souvent du la faiblesse, el qui, dès lors, est condamnable dans lous les ras.
HUMAIN, Humanité (vertu). —C'est l'amour des hommes, ou ce sentiment de bienveillance pour noire prochain qui n>us porte à contribuer à son bonheur, qui constitue l'humanité, ou la vertu de l'homme humain.
Uicn n'avait plus da pouvoir sur l'esprit des anciens païens que les devoirs religieux qui rappelaient les hommes à l'humanité. • liiez «ut, violer l'hospitalité, rejeter les supplianlsqoi n'avaient pour armes que leur misère, d'humbles prières cl des branches d'olivier, c'élail un crime qui attaquait la Divinité même. Chei eux, la r< ligion naturelle, quoique défigurée par la superstition, régnait dan-, toute >a force, el changeait en devoirs religieux ces devoirs que l'humanité
pn * rit. Que les temps s ni changés! Il
suffit aujourd'hui non-seulemeul d'être dans la misère et la pauvreté pour manquer de toute espèce de Becours,mais encore, du moment ou les citoyens, les membres d'une mémo famille soûl divisés d'opinion, on les voil devenir, politiquement, ennemis implacables el irréconciliables. Aussi, tout observateur impartial peu! il se convaincre, d'une l'art, que les riches se monireul
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aider celui qui peul se soutenir sans leur secours; mais qu'ils rejettent avec mépris celui qui est entièrement malheureux, et l'abandonnent sans pitié à toutes les horreurs de la souffrance et de la faim; et, d'autre part, que les haines, les querelles, les combats d'homme à homme, les guerres civiles qui ensanglantent et couvrent d'un crêpe funèbre quelques-unes de nos cités, n'ont d'autre mobile que le fanatisme politique, étouffant dans le cœur des hommes tout sentiment d'humanité.
Heureusement, et c'est ce qu'il faudrait encourager, que ce sentiment n'a pas toujours été absolument, et n'est pas même encore entièrement un vain mot pour la plupart des hommes, chacun des siècles qui ont suivi ces temps d'heureuse souvenance, où les devoirs de l'hospitalité étaient religieusement rempl.s , les actes de charité pieusement accomplis, etc.; chaque siècle, dis-je, ayant produit des hommes honnêtes, qui se sont fait ou se font encore remarquer par i!e> actions éclatantes et dignes de notre admiralion. Témoin ces dons généreux qui lous les ans viennent alimenter nos hospices, ou que des personnes bienfaisante-; versent tous les jours dans les mains de l'indigence; témoin ces exemples de dévouement au bien public, qui prouvent jusqu'à l'évidence qui .
les circonstances les plus difficiles, ce n'est pas en vain qu'on en appelle à la fraternité de l'homme. Aux f ,ils que j'ai déjà ;i;és Voy, Amoiu du prochain, dévouement, etc.) j'en ajouterai un nouveau très-concluant.
Lors des troubles de Rennes, à l'occasion du timbre (1787), la ville était dans un état de fermentation et d'irritabilité qui devait amener un éclat. La magistrature el la noblesse s'étaient réunies pour protester contre toute atteinte portée à leurs droit-. La noblesse alla plus loin, elle déclara infime ceux qui accepteraient un des nouveaux emplois, et elle envoya cette protestation par des députes qui lurent arrêtés en chemin p.ir ordre des ministres.
« Un matin ( je laisse parler madame d' A bran les), mon frère est révei lé par un grand tumulte, il apprend que Bertrand do Molleville el le comte de l hiars, avant voulu faire enregistrer ces édiU, courent les plus grands dangers. Il t'habille, prend • ses pistolets, et co tri a s lilô du i Aie des casernes du régiment de Ilohan-Chuhot, qui était alors en garnison 8 Renni s ; il y avait plusieurs amis, el craignait pour leur g&i lé, quoiq :'il connut la noble manière de penser de la ploparl d'entre eux. L'effervcscenc était au comble, lorsqu'il arriva sur le lieu du tumulte. Les soldats eux-niè i es, irrites de injures du peuple, perdaient aussi patience, el la scène allait devenir sanglante, lorsqu'un homme, donl le nom n'est pas a s s, / e m n u, s'immortalisa dans celle jourm o par si belle conduite, Le peuple s'avançait dispositions qui faisaient tout craindre do lui. Les soldats n'attendaient que
que M . Blondel d ■■ le dans llubun-Chubol, est coin-