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aveux, et la pudeur de celle qui les reçoit n'en est plus aulant offensée. Les yeux s'attacheront à la femme débauchée, et votre cour s'abandonnera à la dissolution. (Prov. xxxiu, 3a.) On devient communicatif el confiant, les secrets s'échappent; l'espérance vient réjouir le malheur, le courage prend la place de la timidité. Une gaieté folâtre anime l'assemblée, les chansons excitent le plaisir. Les fumé s du Champagne ne font voir, à l'horizon, que fortune et bonheur. La vie n'est plus ce chemin aride où quelques fleurs à peine se montrent au milieu des aspérités el des ronces ; c'est un Eden : le monde est un séjour de déliées.
Mais peu à peu les propos deviennent indiscrets, et la langue épaissie commence à bégayer. Le vin bouillonne dans les coupes, la joie est bruyante, emportée; la soif s'allume el les convives boivent, sans les goûter, les vins les plus exquis. Tout le monde prend la parole à la fois, les voix s'élèvent mêlées au tintement des verres; on crie, on hurle pour se faire entendre; chacun n'entend plus les autres; les yeux sont larmoyants, voient double; le sang monte à la tète; le visage est rou.;e, bouffi; les traits grimacent de hideux sourires. Les buveurs s'abandonnent aux discours les plus obscènes, aux actions les plus brutales; les mouvements ne sonl plus volontaires. La télé lombe appesantie sur la poitrine. La lèvre inférieure est pendante, couverle de bave écumeuse. On est ébloui; des bailements se font entendre dans le cerveau; quelquefois un délire furieux se manifeste; le pouls esl fort, accéléré; les vaisseaux du cou sont gonflés, la respiration précipitée. Ou crie, on joue, on s'emporte, on brise tout. Parfois la colère ensanglante la place du banquet.
L'ivresse produit donc l'emportement, excite la colère et occasionne les événements les plus funestes; ou si elle n'arrive pas jusqu'à produire ces rixes sanglantes qui viennent couronner l'orgie, elle est néanmoins assez prononcée pour que toute retenue ail disparu. Alors, tel qui était décent se montre libertin; tel qui était pusillanime devient insolent; et l'homme paisible evi saisi d'accès de fureur. Les passions erotiques sont excitées, mais on est impropre à les saiisfaire. Les objets apparaissent doubles; on veut saisir ce qui esl éloigne; le verre qu'on porte à la bouche glisso des mains el se brise; veut-on le lever, la jambe
est llageoilanlc, on chancelle, on roule sons
la lalile : un sommeil profond, une turf r
générale, avec respiration slerloreuse, s emparent alors de l'homme ivre, ou plutôt il remorl. Dans cel étal l'émission des urines, l'excrétion des matières fécales ne sont plus soumises a la vol nie. lies rapporta a gréa,
«les envies de vomir cl même des vomisse -
menti abondants ie manifestent ; quelquefois)
en tin, c'est d 'Us le^ restes de .'oui a ni s de l'orgie que l'on v mi l'ivrogne cuver et digérer
son vin Je me rappelle avoir vu à Toulon, en J 8*i», un matelot des équipages du vaisseau le Moniébtllo (faisant partie de l'cacâ-
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