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mollesse, Glîe de l'oisivclé, de l'aisance et du luxe, irès-poéiiquemenl nommée, laseivip nobilium, les plaisirs des grands, par le spiriiuel auteur de ['Advienne (Térencc). Voici comment il nous a Iraré son caracière et ses effets : «Couchée mollement, dit-il, sous un berceau de fleur*, elle m ndie les reparus des enfants des hommes ; elle leur tend des pièges el des amorces dangereuses. Son air e>t délicat, sa complexion faible; sa parure est un négligé touchant ; la volupté est dans ses veux, et la séduction dans son aine. Fi is ses charmes, ferme l'oreille à l'enchanleuteut de ses discours; si tes yeux rencontrent la langueur des siens ; si sa douce voix pénètre jusqu'à ton cœur; si, dans ce moinenl, elle jette ses bras autour de ton cou , le \oil.i son esclave, elle t'enchaîne à jamais. »
La lascivetéest un vice déplorable, qui incline fortement ses psrlaves vers l'impureté. Elle est l'agent provocateur sans lequel nous ne serions jamais inconstants; mais parles actes honteux auxquels elle pousse ses tristes >iclimcs, elle a pour résultais l'ignominie, la misère, le repentir, la maladie el ses ravages, qui tous marchent à sa suite. C'est pourquoi, affaibli parles excès de la débaurli •-, endormi par les séductions de la molles e, énervé par les douceurs de l'inaction, l'fconluie lascif tombe dans l'abattement et la langueur; le cercle de ses jours se restreint de plus en plus, el celui de ses angoisses s'agrandit el s'étend tous les jours davantage ; sa vie s'écoule sans gloire, et ses malheurs n'excitent ni larmes ni pitié.
Evitons donc de nous laisser entraîner par les désirs coupables que ce \iec dangereux fait naître en nous; et si par hasard nous manquions de la force el du courage nécessaires pour résister à ses séductions, invoquons l'appui de Dieu, recourons à son divin Fils, qui fut la pureté même et le modèle de toutes les vcrlus. C'est Dieu qui a soutenu Joseph contre les sollicitations inf.ïnx s de la femme de Putiphar; c'est lui qui a fait triompher saint Jérôme des désirs brûlants de la concupiscence. Or, si nous embrasso s la croix, si nous prions avec ferveur, nous triompherons de même, des attaques voluptueuses delà lasciveté. [Voy. Goncupisci s
LASSITUDE (sentiment). — La lassilod morale est une fatigue de l'intelligence qui von! du dégoût OU île l'excès île travail.
Ce sentiment n'e t ni une qualité, ni un
défaut ; il est le résullal inév ilable des OCCU . palioos continuelles auxquelles nous assujeiiisons notre tnldlecl, alors que ces oc liions cessent de nous plaire; et principalement quand elles se prolongent de telle sorte q '•(■ nos roues s'épuisent. C'est surtoil qge la lassitude se fait sentir ; mais i Je nous de la faire ci sset i> us moyei ■. nous sont offerts -. le changement et le repos
LÉGÈRETÉ (défaut). — On a fail t gereté le synonyme à'ineonstanee. Il y a cepend ni entre ces deux, sentiments quelques nu
LIB Cl',
assez légères qui servent à les distinguer, mais sur lesquelles nous ne reviendrons pas, les différences qu'elles établissent ayant été signalées précédemment. {Voy I:\constaxce.)
LIBÉRALITÉ (vertu). — La libéralité eM une disposition do l'âme qui porte l'homme à faire part aux autres hommes de ses propres biens. Quoique restreinte à un objet pécuniaire, elle est cependant une grande vertu, lorsqu'elle est fondée sur la justice et le sou'agement des malheureux.
Ln libéralité, avons-nous dit à l'article Générosité [Voy. ce mot), consiste à donner son superflu à ceux qui sont dans le besoin; d'où l'on a conclu, qu'elle ne peut être exercée que par des particuliers, qui, eux, ont des biens qui leur sont propres: tandis qu'elle esl injuste cl dangereuse dans les souverains. Je ne suis pas de cet avis, attendu que je crois avoir prouvé, par les exemples de Henri IV, de Louis XVI, etc., que les rois libéraux peuvent toujours faire sans injustice et sans dangers, de plus ou moins grandes libéralités. L'exemple suivant ne ciiamje rien à mon opinion
Le roi de Prusse, dit le chevalier de Jaucourt, n'étant encore que prince royal, avait récompensé généreusement une actrice célèbre. Il la récompensa beaucoup moins lorsqu'il fut roi, el il lui dit, à celle occasion, ces paroles remarquables : « Autrefois j • donnais mon argent, el je donne aujourd'hui celui de mes suji t~ ! ■
Dans ce fait, Irès-remarquab'e en effet, que voyons-nous? Dn monarque qui désire faire un plusnob!e usage de ses deniers que de les donner à une actrice ; m is i ût-il ele injuste, si, par exemple, il avait choisi , parmi tant d'objets précieux et inutiles qu'un souverain possède, quelque chose d'un grand prix '.'
Prenez garde que je n'approuve aucunement les cadeaux faits par des princes à di s personnes qui peuvent s'en passer, et surtout à des concubines, ni loul autre acte de libéralité de celle nature; mais c'est le principe que je défends, el ce principe est, qu'.iv i c Me la bonne volonté an s tuverain peut, sans encourir le blâme, se montrer libéral.
Dans to is les ess, on ne peu) qu'applaudir à la libéralité, vu qu'une âme vraiment grande el libérale est comme un feu qui contiuuellemenieicnd sa sphère; elle se porto partout où il y a des besoins.
<>n a demandé s'il fanl être libéral, même à l'égard des méchants? Oui, parce que lu méchant lui-même, dès qu'il est m ligeul < i malheureux, a, en eette qualité, bi n des droits sur les largesses d'un bon cœur.
A plus forte raison doit-on secourir li verlu iii.ilb nreose : e'eil un conseil qu'un
ni saurai! trop donner aux riches, donl la plupart ne comprennent pas qu'ils n'ouï d s richesses que pour faire des heureux, el qu'ils o V' al être corn te des immenses rélerfwiri donl les eaux sont uniquement destinées a embellir et fertiliser nos jardins.