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(hic's mn- cas emploierons-nous pour arrêter les débordements du libertinage? Ceux (;ue nous avons indiqués contre l'incontinence et sa mère, la concupiscence : ils doivent avoir pour objet d'amortir lts nppéîils sensuels par des moyens propres à calmer l'excitation dos sens, cl d'agir sur l'imaginali >n, par des secours empruntés à l'étude dès sciences, à la morale et à la religion.
Aux inoyons qui ont été conseillés et que j'ai conseillés moi-même à l'art. Chasteté, pour amortir les feux de la concupiscence, nous ajouterons , à l'endroit de l'alimentation , la pr. scriplion absolue de certaines substances qu ; l'on a signalées comme produisant cette surexcitUii-n sensuelle qu'il faut prévenir ou étouffer. On défendra donc à ceux qui doivent s'abstenir des plaisirs de la chair l'usage de certains aliments venteux, comme les fèves, les pois, etc., qui. suivant la remarque de Galien, produise. .1 un effet aphrodisiaque, probablement dû, d'après Barthez, à une espèce d'orgasme ou de raréfaction sourde qui se communiqua sympatliiquement des intestins aux parties de la génération. Je ne sais si l'effet de ces substances est conjectural, comme certains l'affirmenl ; mais ce qu'il y a de positif, c'est que saint Jérôme , dans une épitre à des religieuses, leur interdit l'usage des légumes (comme des fèves), qu'il croit être acres et irritants, parce qu'ils causent, dit-il, des liliilalions dans les parties sexuelles ( in parti' bus genitalibus titillationem producunt ).
Plutarqne dit aussi : Pourquoi la loi défendelle à ceux qui doivent vivre chastement de manger des légumes?... Il finit ses réponses a cette question en disant : Est-ce parce qu'ils provoquent à la luxure d'autant qu'ils sont flalueux? En supposant que l'effet aphrodisiaque de ces substances soit douteux, mon opinion est qu'on doit s'en priver en vertu de cet axio:i:e : Dans le doute, u/ -7 em-loi.
Tes remarques faites ; l'omission des aliments venteux, à propos du régime des personnes chastes et qui veulent rester telles. réparée, j'arrive aux secours qu'on peut retirer de 'l'élude «les sciences. Cette élude est éminemment utile, d'autant pus precieuse même que, quand on consacre sa \ie à b recherche du »rai , on a généralement peu de penchant à l'amour physique, l.a morale basée autant sur les faits que sur de salutaires avis a les mêmes av iniages.
In ox> m pie suffira pour | rou ver combien tel spectacle , opporlnnémenl représenté, a d'influence sur la destinée de ta jeunesse. Un vieux militaire, qui s'est distingué par ïo» mœurs autant que par son courage, m'a raconté [c'est Jean-Jacques Itousseau qui pai le i Ba première jeu
père, nomme de sen , mais très-déi »l, voyant - m i in; ér ; icnl nai s. n:t se lit rer Femmes , u'< p ir na r en i our le con
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mais enfin, malgré tous ses soins, le sent Mit prêt à lui échapper, il s'avisa de le mener dans un hôpital de véroles, et sans le | ré- \enir de rien, le fit entrer dans une salle ù une Iroapc de ces malheureux expiaient par un traitement effroyable le désordre qui y avait exposés. A ce hideux spectacle, qui revotait à la fois tous les sens, ce jenne homme faillit à se trouver m;. 1. Va, misét ble débauché, lui dit alors son père, suis le vif penchant i/ui t'entraîne ; bientôt tu u trop heureux d'être admis dans celle salle, où, victime des plus affreuses douleurs, tu forceras toti père à remercier Dieu de ta mort. Ce peu de mots, joints à l'énergique tableau qui frappait ce jeune homme, lui firent une impression qui ne s'effaça jamais. Condami é par son état à passer sa jeunesse dans les garnisons, il aima mieux essuyer toutes les railleries de ses camarades que d'imiter leur libertinage. J'ai été homme, me dit-il, j'ai eu îles f,:iblesses ; mais parvenu jusqu'à mon je n'ai pu voir une fille publique s'uis horreur. Maîtres, peu de discours , mais apprenei ;'i choisir les lieux, les temps , les personne , quand vous donnez vos leçons ou qui- \ous citez vis exemples, el soyez surs de leur effet. Enfin, quant à !a religion, elle est bien plus puissante encore que la simple morale, parce que tout ce qui peut élever 1 homme à ses propres yeux, et lui faire connaître l'élei due de ses devoirs envers le Créateur qui la comblé de ses bontés, envers le inonde qu'il doit édifier par sa conduite, envers lui-même qu'il doit préserver de toute souillure morale et de loule dégradation et corruption phys que , la rcligiou le lui inspire, tout comme ses sacrements donnent une Rirre inaccoutumée à ceux qui réclame ni son appui. L'une et l'autre nous répètent, que le seul sentiment d'une âme satisfaite, ce doit être la jouissance réfléchie d'un bien; t>>ut plais r qui n'a pas ce motif pour objet élanl mêlé de quelque amertume el suivi de repentir. L'une et l'autre nous répètent ave ■ Hume : « Ce n'est pas sur un lii de roses qu'habile le repos; ce n'est pas dans la saveur d'esprit ni dans b's fumées du vin que vous IrOUVi rez le vrai plaisir, mais dans l'amour d s hommes, dans la pratique du bien, dans la vertu. Votre indolence deviendra une fatigue, et la volupté se changera en dégoût- » L'une et l'autre répèlcal encore, avec mad.i ne île Saint-Lamberl : « La plus grande el 1 1 plus aéeess lire disposili m pour goûter les plaisirs , c'est de savoir s'en pisser, i h plaisirs du monde sont trompeurs; ils promettent plos qu'ils ne donnent; ils nous inquiètent dans fur recherche, ne nous satisfont point dans leur possession, cl nous désespèr ni dans leur perte.» L'une et l'autre ré| ètent enfin , avec de Londres : « Les i \ icnuenl des faiblesses du cœur troublent le repos de la vie, R&lenl le goû', it ri n i. nt insipi les tous les plaisirs simples.
fuie i penchants el les habitudes pies fune I
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Il faut ménager ses goûts : nous ne tenons à est comme nue !'(l!equi vous aborde d'un
la vie que par eux. C'est l'innocence qui les air riant, avec des yeux pleins de feu et une
conserve; c'est le dérèglement qui les cor- grâce admirable, mais «fui se relire tout en
rompt. Les plaisirs bruyants sont le vain i t désordre, honteuse et convaincue de son hn-
slérilc bonheur des gens qui ne sentent rien perfection.
et qui croient qu'étourdir la vie c'est en « Les plaisirs nous chatouillent pour nous
jouir. S'abstenirpour jouir, c'esll'épicuiéismc étrangler. Si la douleur de tôle nous venait
de la raison. >; avant l'ivresse, nous nous garderions de trop
La vie humaine a d'autres plaisirs; quand boire; mais la voluplé, pour nous tromper,
ceux de la jeunesse lui manquent, et qu'il marche devant et nous ca< lie sa fuite. »
n'est plus temps de se faire une occupation P.este, ainsi que l'a fait remarquer Trublet,
de ses désirs, il la u t alors se borner pru- qu'en matière de plaisir il faut calculer , <l
deinment aux goûls dont on peut jouir. En que la sagesse doit toujours avoir les jetons
courant vaineiiicnl après les plaisirs qui à la main. Combien » aient ces plaisirs-là,
fuii ni, on s'ôte encore ceux qui nous sont doit-on dire? et combien valent les peines dont
laissés. Changeons de goûls avec nos années, i! faudrait les acheter ou qui les suivraient?
ne déplaçons pas plus les agi s que les sai- Ces considérations peuvent non-seulement
sons; il faut être soi de tous les lemps, et ne nous empêcher d'agir i n conséquence de nos
point lutter contre la nature : ces vains ef- désirs, ce qui est déjà un grand avantage,
forts usent la vie cl nous empêchent d'en mais encore réprimer, ou du moins modérer
user. les désirs eux-mêmes. Si le cœur a autant
Du reste, dirons-nous avec Charron : de pouvoir sur l'esprit, < omme une fâcheuse
« Renoncer aux plaisirs, c'est folie; les ré- expérience ne nous l'apprend que trop, il est
5,1er, c'est le chef-d'œuvre delà sagesse. Elle certain aussi que l'esprit peut quelque chose
ne condamne pas les plaisirs; elle apprend sur le cœur,
à les gouverner. Certaines gens, qui font El ne craignons pas de présumer trop de
profession d'une cerlainc piété, méprisent nous-mêmes, en croyant ce pouvoir de noire
toute espèce de délassement, et tachent île raison sur nos passions plus grand qu'il ne
passer cette vie sans y goûter aucun agré- l'est en effet ; car, du moment où ce pouvoir
ment. Non-seulement les lécréations leur consiste en grande partie dans l'idée que
sont suspectes, mais encore les nécessites nous en avons, une juste confiance doit né-
que Dieu a assaisonnées de plaisir sont pour cessairemcnl augmenter nos forces. A la vé-
eux une espèce de corvée; ils n'y viennent ri:é, il ne faudrait pas que celle confiance fût
qu'à regret. » poussée trop loin, attendu que non-senle-
Ainsi , qu'on ne s'y trompe pas , quelque- ment l'humilité mondaine et à plus forie
fois c'est orgueil , c'est folie, c'est faiblesse, raison l'humilité chrétienne veut que chacun
c'est bigoterie, c'est envie de se distinguer, se défie de sa faiblesse et prenne contre elle
Ils veulent être des anges sur la terre; ils de sages mesures; mais encore parce qu'il y
n'ont que la vanité de ceux qui furent pré- a aussi une humilité libertine dans son
cipités du ciel. L'homme a un corps dont il principe, ou du moins Irès-propre à conduire
est comptable; le maltraiter, le haïr, le tour- au liberlinage, qui exagère celle même fai-
inenter, si ce n'est dans les vues et les bor- liesse, et en fait une impuissance absolue,
nés déterminées par la religion , c'est une On rabaisse la raison, pour se dispenser de
espèce de suicide, c'est contre nature, c'est la suivre ; on s'égale aux bêles, pour pouvoir
déplaire à Dieu. vivre comme elles, sans honle et sans re-
Une action n'est pas vicieuse parce qu'elle mords. D'ailleurs l'amour des plaisirs est
est naturelle ; Dieu a réuni la nécessité et le ordinairement ennemi de la vertu. H est
plaisir; la nature nous adonné des besoins, vrai qu'il s'est trouvé de grands hommes qui
et veut que ce goûi s'y trome avec la raison, ont aimé le plaisir; mais , outre qu'ils ei
Et néanmoins on entend dire tous les jours : avaient honte eux-mêmes, et qu'ils n'eu
Fuyez le monde, méprisez le monde, renon- jouissaient qu'en passant, ce n'a pas été par
cez au monde. Qu'entendez-vous par là, de- là qu'ils ont été grand*. Ils ont eu besoin de
manderais-je volontiers? Qu'est-ce que oie- toutes les aulies qualités, jointes ensemble,
priser le inonde? Qu'est-ce que ce monde? pour balancer le tort qu'un médiocre atta-
Est-ce le ciel, la terre, la créature? Ce serait chement au plaisir leur a fait ; et même , si
une absurdité. Esl-ce l'usage, le profil, le vous voulez bien prendre garde, c'est ce qui
service qu'on en relire? Ce serait ingratitude leur a enlevé le fruit de tous les autres
envers celui qui les a crées. Comment peui- avantages de la fortune et de la nature,
on s'en passer? C'est, dit-on, les folies, les (Jn seul plaisir a souillé la gloire d'Alexan-
débauches qui sont dans le monde. Alors dre et lui a fait perdre la vie dans sa pro-
j', limerais mieux qu'on le dît licitement et mière jeunesse. Les délices de Capoue enle-
explicilement. Toutefois, comme il pourrait vèrenl à Annib.il le fruit de ses victoires. Ces
se faire, en répéta ni celte phrase à des espri s | laisirs de quelques jours eurent une suite
noirs et faibles, qu'ils contractent insensi- si funeste, qu'ils ont coulé à sa pairie l'eui-
liiemenl une haine pour le genre humain qui pire du monde et ensuite sa liberté,
les obligera de décompter dans l'autre inond , Nous avons étudié le liberlinage en tant
il faudrait leur dire, au contraire : Demeurez qu -I a pour objet le plaisir de la chair, les
dans ce monde, mais apprenez à vous y bien uaugers qui y sont attaches, etc.; il nous
conduire ; ou avec Montaigne : « Le plaisir resterait maintenait! à le cousidérer sous un
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