‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 146 sur 251 · MAC · texte numérisé non relu

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aulrc poinl de vue, c'esl-à-dire en tant que le libertin se passionne et se livre sans relcnue à la gourmandise cl à I'ivrognerie, ces deux filles déboulées de I'intempérascs, qui lui fout payer bien cher les plaisirs qu'elles procurent; mais, ayant assez longuement

MAGNANIME, Magnanimité (vertu).— Tout en prétend ini que la magnanimité est assez désignée par son nom, on a cru néanmoins devoir la définir, avec La Lochefoticauld : le bon sens de l'orgueil, cl la voie la plus noble pour recevoir des louante-.

Cette définition me paraît fort exacte, attendu que la magnanimité a cela de particulier, qu'elle ne connaît pas l'envie, qu'elle méprise les injures el ne s'attache qu'aux grandes choses. Formant l'apanage des grands hommes, nul individu ne peut mériter ce titre quand il en manque; et comme il y a peu d'hommes magnaniiv.es, on a dit «le la magnanimité : qu'elle est la vertu de peu de gens. Veut-on savoir ce qui eu fait la rareté? C'est que. pour la posséder, il f.iul se rendre maître de soi-même, el cel ! surtout si l'ou veut se rendre maitre des autres, chose excessivement diificile à obtenir. C'est pourquoi, quel que soit le motit qui la fera naître, ceux qui en seront pourvus mériteront d'être considérés el fort estimés.

On a dit de la magnanimité qu'elle est le plus beau fleuron de la souveraineté. Je le crois, car c'est elle qui en elTi l, donne aux monarques ces vues grandes qui les font admirer, el ces sentiments nobles et élevés qui les font aimer. C'csl elle qui les met et les tient au-dessus des passions, qui les rend supérieurs à la haine, et les f;iii triompher du cruel plaisir de la vengeance. Un prince magnanime n'a poinl de joie plus pure que celic de pa:donner, cl «'et principalement à celte joie qu'on reconnaît si magnanimité.

Il y avait autre chose que de la joie dans la magnanimité d'Anliochns Sidètea envers le peup e de Di u, renfermé dans la ville de Jérusalem, qu'il tenait assiégée. Voici commcnl s'exprime Jiossuet, à qui j'empruule la narration de ce fait historique.

« La religion judaïque eut un grand écl t et reçut de nouvelles marques de la protection divine, alors que Jérusalem éiait assiégée cl réduite a l'extrémité par An'.iochus Sidelcs, roi de Syrie. Celle » illc fui déth r> ce siège d'une manière admirai, le. Ce prince

fut Ion lié d'abord de toirun peuple nffanu plus occupé de religion que de son malheur ; il lui accorda une trêve de sept jours, en laveur de la semaine sacrée de la fêle des Tabernacles. Loin d'mqineler les ass. gés d raiitre saint temps , il leur mui ,.u; , avec une magnificence vraiment royale, des vie i« mes pour les Immoler dans leur Icinpl -, bans se mettre eu | eiue que c'était en un i . • temps leur fini ii i r des vivi es dans li > extrême besoin. Selon la remarque dos chi -

disserté sur ces objets dans les divers articles précité-, je me borne à y renvoyer le lecteur. \oy. Gouruandisb', Iutempérahgb ,

IVKOGNEIUE.

LUXURli. Voy. Incontinence

nologistes, les .'uifs venaient alors de célébrer l'année sabh .tique ou de repos, c'est-àdire la septième année, où, comme parle Moïse, la te: re, qu'on ne semait point, devait se repi'S r de son travail ordinaire. Tout manquait dans la Judée, el le roi de Syi ic pouvait d'un seul coup perdre loul un peuple qu'on lui faisait regarder tomme toujours ennemi el toujours rebelie. Dieu, pour garantir ses enfants d'une perle si inévitable, n'envoya pas comme autrefois ses a opes exterminateurs ; mais, ce qui n'est pas moins merve. lieux, quoique d'une autre manii il loucha le cœur d'un roi qui , admirant la piété des Israélites, que nui péril n'avait détournés des observances les plus incommodes de la religion, leur accorda la vie et la paix. » (Disc, sur l'histoire univentUe. — N'est-ce pas qu'A iitioclms, en agissant de la sorte à l'égard d'une ville ennemie, s'est montré grand, généreux, humain, mogamnime?

Saint Louis s'est montré également magnanime lorsque, après avoir vaincu Lusignan el (iris lontenay, où le jeune comte tin la Marche s'était jeté avee l'élite de ses chevaliers, il leur pardonna a tous, répondant à ceux des siens qui lui demandaient la mort des vaincus, el suri, ui relie du comte . < Jo ne veux pas punir un fils d'avoir obéi à s. m père ! »

Charles VIII, surnommé l'Affable, fut, lui aussi, magnanime, quand sortant de tutelle, le premier usage qu'il lit de son autorité fui de tirer de prison le duc d'Orléans (depuis Louis XII) qui avail clé pus eu combattant contre lui.

A Bon lour, Louis \1I fil preuve d'une grande magnanimité, quand, excité à tirer vengeance de la Trémouille qui l'avait vaincu el lait prisonnier lorsqu'il n était que duc d'Orl.ans. il il .1 s s courtisant celle mémorable réponse: ■ Un roi «le I raine 110 1 enge poinl les querelles d'un duc d'Orléans. Si la Trémouille a bien servi sou mallre contra moi, il me servira do même contre ceux qui seraient lentes do troubler l'Cial. »

Dans une autre circonstance, c'est-a-diro

lorsqu'on lui présenta la lisie ^e oie d.i

ceux qui oceupaienl tous ie> emplois, il

n. arqua dune croix r 11;;, • les n ms d. s hoNifl es qui avaient élé ses ennemis avant son aveuemeui au tronc ; 1 online un peut I croire, ils ne lardèrent pas à recourir à de puissants proli clcurs pour obtenir leur 1

don. ■ I n appOUnl a leur 1.0:11, dit le roi, le

sceau de la rédemption, j'ai cru avoir annonce que loul el; ut pardonné; Jésus 1 ist mort pour eux 1111111111' pour

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