‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 147 sur 251 · MAL · texte numérisé non relu

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Los touchantes paroles que Louis IX ei Louis Xll ont prononcées , les admirables exemples qu'ils ont donnés, rien n'a éé perdu pour leurs successeurs; au contraire, puisque la plupart se soni montrés éminemment magnanimes: iels furent François I" envers Charles-Quint, Henri IV, soit vis-àvis des habitants d'Eause, soit vis-à-vis des complices de Pierre Barrière, soit vis-à-vis de la duchesse de Monlpensier, du duc de Mayenne, etc., etc. ; Louis XIII, pour 1rs protestants révoltés, etc.; Louis XIV, pour Jacques II, roi d'Angleterre , détrôné par son gendre Guillaume III, etc. ; Louis XV, au sujet des soldats français ou ennemis hlcssés dans la fameuse bataille de Foule noy, etc.; Louis XVI, envers ceux qui n'ayant su ni le, connaître ni l'apprécier, lui avaient f;iit tant de mal etc., etc. Après la citation d'un trait aussi sublime on ne peut que déposer la plume, et s'écrier, dans me admiration profonde: Potentats, et vous tous qui avez à vous plaindre de l'injustice des hommes, voilà votre modèle : efforcez- Vous de l'imiter !

MAGNIFICENCE, Magnifique (dans le sens de défaut.) — Comme le luxe et le Faste (Foy.ce mot), l.i magnificence est le défaut des gens qui fout étalage de leurs richesses et de leur opulence ; c'est pourquoi on dit ironiquement d'un particulier qui se plaît à cet étalage, qu'il est magnifique.

En général, ce mot est pris en mauvaise part. Pourquoi ? parce qu'au lieu d'èlre le partage exclusif des souverains et de la noblesse ou de la grande autorité, Il magnificence est tombée dans le domaine de ces nouveaux enrichis qui se piquent d'être magnifiques dans l'espoir de faire oublierla bassesse de leur origine. Insensés, qui ignorent que la vertu modeste ennoblit les plus humbles origines cl les plus basses conditions 1

MALAISE (sentiment). — Avoir besoin d'une chose, c'est souffrir parce qu'on en <st privé. Celle souffrance dans ;on plus fiible degré, est moins une douleur qu'un état où nous ue nous trouvons pas bien, un état 01 nous ne nous trouvons [vis à notre aise. C'est pourquoi je nomme cet état malaise.

Le malaise moral naît donc de la privation d'un quelque chose qui nous e<t nécessaire, indispensable. 11 nous porte en conséquence à nous donner du mouvement pour nous le procurer. Il dure jusqu'à ce que cous l'ayons obi' nu ; il s'efface dès que. nous sommes satisfaits.

Ce besoin d'un je ne sais quoi (car l'objet varie selon les individus), élanl la cause du malaise qu'on endure , nous devons chercher à connaître le motif qui détermine ce dernier, afin d'aider à en trouver le correctif. Il différera selon les personnes, les lieux et les circonstances, je le sais ; mais il est un moyen inévitable et sûr d'éviter ce sentiment, c'est d'avoir assez de philosophie pour savoir se passer sans inquiétude, île ce qu'on u'a pas, c-t qu'il est impossible d'obtenir.

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