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Evitons donc la mollesse, ayons sans cesse présent à notre esprit que, par suite des propres de la civilisation, l'esprit humain a considérablement dégénéré, et que.^ suivre les inspirations qu'il nous suggère, c'est s'cearier entièrement des voies de la sagesse.
Sans doute que si l'homme n'était né que pour songer à lui seul, ne s'occuper que de lui seul, être utile à lui seul ; s'il n'avait pas •les devoirs à remplir envers la société, son goût pour le plaisir n'aurait rien de répréiiensible, et il pourrait s'y livrer suis contrainte. Mais comme la volupté ne dure qu'un instant et cesse bientôt puur celui qui s'y abandonne entièrement; comme les sens, qui sont les organes des jouissances voluptu. uses, se fatiguent par un trop long exercice, et ressentent bientôt la douleur, l'homme ne tar.le pas à reconnaître combien il est dangereux pour lui de sa laisser bercer et endormir dans les bras de la mollesse. Ainsi, telle est la sagesse de la Providence, qu'elle veille sans ccs^e à l'harmonie de l'univers , et fait que celui qui s'écarte des devoirs qui lui sont imposés par la morale et la religion, en reçoit à l'instant la peine, par les choses même qui semblaient devoir assurer son bonheur.
Ce n'est donc pas sans raison qu'Horace a dit:
liais que n'altèrent point les temps impitoyables !
Nos pères plus gâtés que n'étaient nos aïeux,
Ont en pour successeurs des eut mis méprisables.
Qui seront remplacés par d'indignes nevnx.
Au souvenir de ces tristes prédictions que chacun doit méditer et répandre, tout individu qui aurait un tendre penchant pour la mollesse sentira se réveiller en lui-même. je l'espère, les sentiment', de sobriété, de tempérance, d'ambition, de gloire et de grandeur, qui se sont assoupis et y sommeillent dans un cœur, hélas I trop rempli d'illusions; et ces sentiments sufùnin!, n'en douions pas, pour le faire triompher des nouvelles enibûrhes que la mollesse ne lardera pas à lui tendre.
Il y réssterait du reste bien pins facilement encore, s'il se persuadait bien qu'en ^'abandonnant à la mollesse, il manque tout à la f>is à ce qu'il doit à Dieu, aux hommes, a lui-même. A Dieu, qui a crée l'homme pour qu'il travaille sans CESSE, soit au bien-être matériel de la soriété par les produits de son industrie, de son intelligence, etc.; soit ii la perfection morale de chacun, par de lions, d'utiles et profitables exemples ; c''' t .1 dre îles pratiques vertueuses bien éloignées ou tout opposées sans doute aux pratiques de la mollesse. Aux hommes, devant qui tout homme doit se montrer chaque jour sous l'aspect le [dus favorable, le seul digne de lui, en homme qui se eonsacre tout entier au bonheur de tous, qui lutte avec énergie contre les obstacles, qui nesc laisse point nb litre contre l'adversité, et li iomphe ans . esse de ses passious : In vie aciii e et bien remplie
d'un Ici boni devant ranimer dans le rouir
d i iudolculs ou des indifférent:) l'aigui 1 u
moq et ;
de l'amour-piopie, aiguillon puissant, qui [I peut et doit le porter à ne pas vouloir rester U au-dessous «le celui qui s'offre naturellement, on peut être proposé pour modèle. A lui-même, enfin, à qui le Tout-Puissant n'a donné la vie et l'activité qu'afin qu'il en fasse un noble et digne usage, et lui serve à mériter un salaire qui ne sera accordé qu'à l'ouvrier laborieux, intelligent, infntigibte, qui aura diligemment et honorablement terminé la tâche que le Maine lui a donnée. De là la nécessite d'une éducation religieuse
MOQUERIE (défaut), Moqueur. — La moquerie, que les auteurs (ont synonyme de plaisanterie, de raillerie, de persiflage, est une dérision qui marque le mkpris qu'on a pour quelqu'un ; c'est même une des manières dont ce mépris se fait le mieux entendre. Aussi la moquerie est-elle toujours prise en mauvaise part, en plus mauvaise part même que l'injure lancée dans un mouvement de colère, celle-ci n'élanl pas incompatible avec l'estime qu'on peut a*oir pour la personne injuriée ; au lieu que se moquer froidement de quelqu'un, c'est le mépriser complètement.
Sous ce rapport, il faut bien se garder de confondre la moquerie avec la plaisanterie. la raillerie et le persiflage, dont elle diffère a bien des égards. Et par exemple .
La plaisanterie peut généralement être de très-mauvais goût, comme la moquer e ; mais ordinairement elle est bien moins offensante quelle. Le plus souvent même elle se borneàun b ad. nage fin cl délicat, que les gens polis, et à plus forte raison les amis, emploient pour se railler les uns les autres. Kl pourtant, dis:ms-le bien vile, hors de ceccrdc, la plaisanterie n'est pas sans danger, et ce doil èlre un molif puissant de se souvenir, dans le monde, que la plaisanteries des bornes qu il ne faut jamais dépasser ; c'est-à-dire qu'il ne faudrait pas s'amuser à plaitanttf sur le compte de quelqu'un, quand, par les | laisanterics qu'on débile à son endroit, on peut porter atteinte à sa réputation, ou le pousser à des excès condamnables.
Quant à la BAILLERIE, OU celle injure déguisée et pleine de malignité que se permettent certaines gens, elle n'est pas aussi sans dangers. Kilo peut bien tomber sur des débuts si légers que la personne intéressée en plaisante elle-même ; mais comme de la
plus douce raillerie à l'offense il n'y a qu un pas a taire, on a toujours à craindre que ce pas ne soit lot ou tard franchi.
Du reste, une chose dont il faut bon se persuader BOSSi, «''.si qu'il n'esl rien de plus pénible, en soeiete, que le rôle de la personne qu'on raille, li cela, parce qu'il est cou. venu, il est dans l'ordre, que c'esl nue espèce
de ridicule que .le s.- fâcher de la raillerie : mieux vaudrait donc pour le raillé qu'il lui injurié, le même ordre loi permettant de
repousser une iujtr e.
Ce n'esl pas tout: il est rare que la raill rie ique pas aux gens faibles. Dans ce
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cas, je dois le dite, c'est une bassesse, une deux pointe* et à deux tranchants; si elle ne
méchanceté, lîh quoi ! parce que vous avez lue pas, elle Messe grièvement
de l'intelligence, de l'esprit, du courage, vmis J'ai dit qu'il ne fallait pas plaisanter de
profilez de ces avantages pour insulter ceux la religion; j'ajnutequ'il ne faut même jamais,
qui n'ont ni l'un ni l'autre !.... C'est plus que surtout devanl des enfants, prendre la liberlé
de la bassesse, c'est d.i la lâcheté. de faire certaines railleries sur des choses
A ce propos, il est bon de faire remarquer qui ont du rapport avec la religion. On se
qu'on aurait torl de croire que celui qui se moquera de la dévotion de quelques esprits
laisse tranquillement railler soil inévitable- simples ; on rira de ee qu'ils consultent leur
ment un ignorant, ou un sot, ou un imbé- confesseur sur les pénitences qui leur sont
cile, puisque le silence qu'il garde dans celle imposées ; on croil que tout cela est inno-
rirconslance peut être la marque d'une rai- cent, mais on se trompe : tout tire à consé-
son éclairée et d'une parfaite modération. queuce sur celte matière. (Fénelon.)
C'est du moins ainsi que j'interprète la Déclarons cependant que si la raillerie
conduite que linl un jour le Tasse. Ayant élé était employée pour bannir le vice et la folie
radié d'une manière fort désobligeante, il du moud •, ellepourrail érede quelque usago
conserva un calme impassible, un sang-froid dans les sociétés civiles; mais, au lieu de
qui étonna le railleur lui-même. Cependant cela, on ne l'emploie d'ordinaire qu'à se mo-
une personne de la compagnie ayant dit, quer du bon sens, de la vertu, et à combal-
d'un ton assez haut pour être entendue, qu'il Ire ce qu'il y a de plus respectable et de plus
fallait être fou pour ne pas parler en pareille digne d'éloge. Peut-on rien voir de plus na-
oceasion : « Vous vous trompez, répondit le vrant?
lasse, un fou ne sait pas se taire. » C'est pourquoi je poserai pour principe,
Reste le persiflage ; c'est bien comme la en terminant, qu'on ne doit, en aucun cas,
raillerie une injure déguisée, nais on la dé- se permettre la raillerie, même la plus légère,
guise presque toujours avec tant d'art, que vis-à-vis de ceux qui, pir leurs travers,
l'individu qu'on persillé ne s'en aperçoit pas. leurs ridicules, etc., y prêtent considérabie-
Et puis cet art, que bien des gens d'esprit ment , et à plus forte raison, vis-à-vis do
possèdent à un haut degré, s'ils cherchent à ceux que leur âge, leur caractère et leur rang
en tirer parti, c'est bien plus pour se faire placent au-dessus de nous : la raillerie à leur
valoir que pour ridiculiser quelqu'un égard serait une insulte, et rien ne l'aulorise;
Ko doutez-vous ? suivez-les dans le monde au contraire, tout la condamne.
et vous verrez que, dans leur désir d'y bril- Du reste, il y aurait moyen peul-élre de
1er, ne fût-ce que par un bon mol, ils sacri- guérir les moqueurs, les railleurs, les mau-
fieront, s'il le faut, leur ami le plus intime, vais plaisants et les persifleurs de leur sotte
si, en le persiflant, cela doit leur attirer des manie : ce serait de leur faire remarquer,
applaudissements : que sera-ce des individus d'une part , que, si Dieu n'a pas également
pour lesquels ils n'éprouvent aucun senti- réparti parmi tous les hommes et la beau'é
meut affectueux ou qui leur sont antipalhi- physique et les qualités morales, tel qui se
ques ? C'est pourquoi, lout en admeliant, moque de son voisin, le persiile on le raille,
avec Duclos, que le persiflage esl un amas parce qu'il n'a pas élé bien partagé, se
fatigant de paroles sans idée, une volubilité trouve parfois au milieu de gens qui lui sont
de propos qui font rire les fous, scandalisant infiniment supérieurs, et qui pourraient fort
la raison et déconcertant les personnes bon- bien diriger sur lui, railleur, des trails d'au-
nêles el timides, je n'admets pas que ces Ira- tant plus blessants, qu'il en sentirait davan-
vers rendent la société des persifleurs insup- tage la piqûre; el , d'autre part, que faire
portable. Tour le-, hommes sages et sensés, parade de sa supérioriléaux dépens d'aulrui,
oui; mais sont-ils nombreux? Et puis, du soit en lui jetant à la ficela boue du mépris,
moment où l'on recherche les persifleurs , soit en le rendant un objet de dérision, est
c'est faire plus que de les supporter. un acte déloyal , malhonnête, infâme. Ajou-
Quoi qu'il en soil, il faut s'abstenir, devait Uz a cela une certaine alTectalion de hausser
les enfants surtout, de contrefaire les per- les épaules de pilié aux discours ou aux ges-
sonncsridicules,car ces manières moqueuses tes du railleur, d'accueillir avec le sourire
et mimiques ont quelque chose de bas et de du ded.un leurs fuies comme leurs grossières
contraire à l'honnêteté. Il est à craindre plaisanteries, Je dire tout haut qu'elles sont
que les enfants ne s'en emparent, parce que «"dignes d'un galant homme, des gens de
la chaleur de leur imagination et la sou- bonne compagnie 1 el cela sufiira plus d'une
plesse île leur corps, jointes à leur enjoué- fois- croyez-le bien, pour que tel propos spi-
ment, leur font aisément prendre toutes sur- rlluel> ma,s offensant, telle manière origi-
tesderormes pour représentereequils voient llill('. ">als depl.iceea l'endroit de quelqu'un,
de ridicule ; ce serait dom- un mauvais solenl P'omptement réprimés. Le bon mol
exemple à leur donner, un tort de le tolérer viendra expirer sur les lèvres, et le geste
en eux. On ne doit non plus hasarder jamais scra paralyse.
la plus légère plaisanterie, celle qui est la A plus forte raison, guérira-t-on les gens
t lus permise, qu'avec les gens polis, spiri- qui se font un jeu ou une arme de la moque-
inels el raisonnables ; ne jamais plaisanter rie ou de la plaisanterie , etc., si on remoule
delà religion, du gouvernement, des malbcu- à la cause qui les porte à s'en servir. Or,
rcux ; car la plaisanterie est une orme à. comme elle est le résultat ou d'uu mauvais
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cœur ou d'un amour-propre excessif et dé- pourra espérer d'arriver un jour à la liti
placé, c'est en reméiliant à ces deux mau- qu'on se propose.
vaises dispositions do leur personne, qu'on MORDANT. Yoy. Satiiuqi e.
rv
NAÏF, Naïve, Naïveté. — La naïvetk est NONCHALANCE (défaut ). — La iionchn-
ec qui constitue dans le langage ce ton sim- lance est une espèce de paresse ou de uié-
ple, gracieux, naturel, plein de vérilé, devrai- pris des choses et des événements, qui laisse
semblance, de lumières, qui nous plaît tant l'homme calme et tranquille, en repos, dans
et nous séduit. Elle fait le charme du dis- tous les cas où chacun s'agite, se presse et
cours et est le chef-lVi'iivre de l'art dans les se tourmente.
hommes en qui elle n'est pas naturelle. 11 ne Nous disons une sorte de paresse, parce
faudrait donc pas confondre ta naïvele avec qu'elle en a tous les caractères, moins celle
un» nnïrelé. seule circonstance exceptionnelle, que nous
Ce qu'on appelle une naïv té est une peu- naissons nonchalants, tandis que nous devesée, un trait d'imagination, un sentiment qui nons paresseux, que nous sommes nom hâtions échappe malgré nous, et qui peut quel- lants par nature et restons tels par habitude; qurfois nous faire beaucoup de tort à nous- au lieu que nous devenons paresseux par mêmes. C'est l'expression de la vivacité, de amour pour la paresse. Celle-ci serait donc l'irréflexion, de l'imprudence, et de l'igno- un défaut que nous arquerons. Du reste, la rance de^ usages du monde. On en trouve nonchalance, comme la paresse, lient soudes exemples soit d.ms la réponse que fil une vent à la faiblesse de l'organisation, el dans femme à son mari agonisant qui, pour la ce cas on peut s'en corriger en fortifiant le consoler de sa perle, lui désignait un autre corps, toul comme on peut la prévenir ou la époux : « Prends un tel, lui disait-il; il le détruire, soit en donnant une bonne educac invient, croîs-moi. — Hélas! tépondil-elle, lion à ceux qui y sont portés, soil en leur j'y songeais ! Soil dans celle autre qui, pen- faisant comprendre que si Dieu nous a laissé dant les douleurs d'un enfantement labo- notre libre arbitre, ce n'est point pour que rieux, disaila son mari, qui élait !à, pleurant nous nous laissions aller aux douceurs de à son chevet : « Eh 1 mou Dieu, pourquoi te la nonchalance, mais pour que nous nous désoler ainsi? tu sais bien que si je souffre, consacrions corps el âme au service de l'hutu n'en es pas la cause! Elle ajouta bien vite : manilé. El il ne pouvait en éire autrement ; « La cause des douleurs que j'éprouve en ce caria nonchalance, en produisant peu à peu moment. » le désordre des affaires et le mépris des ver-
On a beaucoup ride ces histoires, comme tus, a des suites (rès-fàclirtises. Elle est, je
on rira toujours, du reste, d'une naïveté. Il le sais, ordinairement accompagnée do la
faut doue éviter d'en dire fût-ce avec l'es- volupté; mais celle volupté n'est pas agis-
poir de passer pour une personne candide, santé ni vive; elle ne court poinl après le ingénue, etc., I. >s gens instruits distinguant plaisir, comme la mollesse; mais elle l'ac- Irès-lrien une naïveté d'avec la Cwniiu, cepte volontiers, et c'est rn cela qu'elles l'Iv.KM m, etc. [Voy. ces mots) , avec les- diffèrent. Néanmoins, attendu qu'on n'est jaquettes nous nous garderons bien de la cou- mais pardonnable de s'étourdir sur lotîtes fondre. El quant à la naïvele du langage, choses par nonrh ilance, nous devons éviter «•'est aux traités de logique à nous dire quel ce défaut, dont j'ai dit les conséquences est son usage, cl le parti que les écrivains funeslcs. en peuvent tirer.
OBÉISSANCE (qualité), Obéissant. — On du vin toute la vie {Jtrem. xwv, ti ), el rntend par obéi$$ance un devoir dont nul qu'lsaae ne Bl dm de difGeulté de tendre le sur la terre ne peul s'a franchir sai s être cou an glaive d'Abraham, roupable. Ainsi, par devoir, tout enfant doit Voici en quels termes le grand Bossuet obéissance à ses père el mère, loul citoyen noas rapporta ce fait, le plus étonnaal poulet toul souverain aux lois du pays el aux être 6* l'obéissance du êla & son père, comme préceptes de la momie el de la religion, le plot admirable do l'obéissance d'Abraham Malheurdonc à cens qui s'y refusent I l'exom- ans ordres de Dieu: pie de nos premiers parents est h pour nous ■ H ôlail déjà grand, ce bénil enfant, et l'apprendre. Ils voulurent toucher au rruil dans na âge où son père m* pouvait espérée défendu, 1 1 toutes les générai ions auxqu Iles d'avoii d'autres enfants, quaad tout ,i coup ils ont donné naissance po lenl encore au- Dieu lui commanda de l'immoler. A quelles jourd'hui la peine de leur crime. l>u reste, éprouves la fol es elh exposée? Abraham personne n'ia i reque, dans les ilè les les mena Isaac à la montagne iiuc Dieu lui plus ici nie-, on enseignait aux enfants Po« av. ni montrée, et il allait sacrifier ce fils, en b is once passive oui vol. mies du chef de qui seul Dieu lui promettait «le le rendre la famille; ou sail aussi que les réehabites, père,el de son peuple el du M sic pour obéir A leur pire, te privèrent de botro présentait le sein à 1 épée que son père tenait
Cf.9 ODS OIS CTO loiile prèle à frapper. Dieu, consent de l'o- réfléchir, examiner, analyser les raisons pour béissance du père cl du fils , n'en demande et contre, et suivre les impressions d'une pas davantage. Après que ces deux grands voix amie ou d'one personne sage el expéhommes ont donné au monde une image si rimentée ; mais comme l'obstination est un live et si belle de l'oblation volontaire de défaut qui lient autant, je le répète, au ca- Jésus-Christ, el qu'ils ont goûté en esprit ractère de l'individu quVi la mauvaise adules amertumes «te sa croix, ils sont vraiment cation qu'il a reçue, il n'est guère possib'e dignes d'être ses ancêtres : la fidélité d'Abra- de changer l'un, et ce n'est qu'à la longue ham fait que Dieu lui confirme toutes ses qu'on pourra modifier l'autre, si toutefois on promesses, et bénit de nouveau, non-seule- y parvient jamais
ment sa famille, mais encore, par sa famille, Ce doit donc être un motif, pour les morntoutes les nations de l'univers. » listes, d'agir i«une manière Irès-aclivc dans Peuarcuon , CS1 relâché de ces pnnci- ce doub.e bul . car sans cela l'obstination pes. et c . si a peine si aujourd hui les parents acquérait tous les jours une force nouvelle uni conservé un reste d'autorité sur leurs à mesure qu'on avance en âge, il ne sera enfants. Combien qui en toute chose cher- guère plus facile d'en triompher qu'on trio.uchent a se soustraire a 1 autorité p ternelle! phe de j^nlétemenL dont il ne diffère guère Ou ils sont rares ceux qui tiendraient le lan- qliant à sa nature, et point s*t ses censégage de Bayard, parlant a son père : « S il quenecs.
vous piait, lui disait-il, je suivrai la carrière nisiV n t\ ■ i f •
des armes, ayant enraciné dans mon cœur . .7 ! M«»*«»'Oise»BTB { défaut ;. L01-
les bons propos que vous me récite/ cha- slvelL>.esl un «asqne d occupations utiles et
que jour des nobles hommes des temps pas- «""««f- Ce de.ant e.H d autant plus con-
gcs \ damnable qu il nous laisse aller a presque
5'./ tous plaît! Ainsi, malgré (oui l'attrait lou.s '» désordre* qoi allligent la société; ce
que celte carrière avait pour celui qui mérita *B1 a f;"1 d,re W **a csl ,a BOurce' N ""
plus tard d'être surnommé le Chevalier sans ?" ^ueh lrrmcs L > Cruyerc a voulu peindre
peur el sans reproche, il y aurait renoncé. gens oisits :
si son vertueux père ne l'y avait auto- « Il y a des créatures de Dieu qu'on aprisé Que les temps sont changés! pelle des hommes, dont toute la vie est oc- La faiblesse des parents pour leurs enfants cupée et toute l'attention est réunie à scier esl la cause première de la désobéissance l''1 marbre; c'est très-peu de chose. Il y en a de ceux-ci. Ils en profitent même, dès leur beaucoup d'nuîres qui sont entièrement inuplus tendre enfance, pour suivre leurs ca- liles, et qui passent les jours à ne rien faire : priées, et plus lard, leurs mauvais penchants cesl hieu moins que de scier du marbre. » et leurs vices. C'est alors, mais alors seule- N'est-ce pas là le portrait de l'oisif? nient, que le père et la mère, reconnaissant De tout temps les législateurs ont porté leur faute, voudraient ressaisir l'autorité leurs vues sur les moyens de prévenir i'oisiqu'ils ont laissé échapper de leurs mains : il veté des grands et du peuple. Ainsi, Solon, est trop lard! Rien ne p ut redresser le vieil qui accommodait ses ordonnances aux r,!iourlirc que les années ont couibé; de même ses> el non P<ls ics choses à ses ordonnances, rien ne changera le naturel du jeune homme, voyant que soi lerriloire de l'Altique était e! moi as emored'un adult ', qu'une mauvaise •*' pf" prsdnçlif qu'à peine il donnait de quoi éducation aura gâ'.é. nourrir les laboureurs, et qu'il était impos- OBSCÈNE, Obscénité (vice). - L'ohscc- sihle .Par C0.W?,cnt.,de s°a,lcni'' "''" si nilé console dans ce qui est contraire à ?rand.c <laan«,le «oisifs, crut devoir relever la pudeur. Elle esl l'indice certain de la cor- "' me,,re en honne"'' '<« métiers ordonna rui'u.in du cœur. donc 1uc la c"ur souveraine, 1 Aréopage, r . . . ., . . ... , s'enquit de quoi chacun des habitants vivait, En gênerai, on remarque 1 obscénité chez c, ,.&,;.-„ t;)US ^ .^, lr0lncrail oisirJ les sots, les ignorants, les libertins et les cl faincanls. {i>iul,rnue.) gens sans éducation; cesl-a-dire que ces ,, , \ ' . , . . , crics de gens sont fort obscènes dans la ^'.'«n ne se borna pas a faire un crime do Conversation, et se font remarquer par leurs l,0,lsl vclc ,; ' vou,ut ''uc chaque Citoyen renmau ères aussi sales que dégoûtantes , loul ''i1 c?™f1?, ( ° a manlcf,c d:"U '' &fnau 3a comme les individus qui nous révoltent par *|p" L c'nl ^\f^, aller..... que, dans une leur I.MPi dicté ( Yoy ce mot), son synV ,,onnÇ ^mocratie, on ne doit dépenser que , ' a " J pour le nécessaire, et chacun doit lavoir. Or,
dç qui le recevrait-on, si (ous les citoyens vi-
OBSTINA TION (défaut), Oustiné.— L'obs- vaient dans l'oisiveté ?Ce n'est pas tout : car,
tination est une volonté permanente de faire ainsi quele remarque très-bien .Montesquieu,
quelque chose de déraisonnable. Ainsi on est dont je vais paraphraser la pensée, on doit
obstiné quand on agit de telle ou telle sorte, d'autant plus éviter de rester iuaclif, que
dans tel ou tel but, malgré l'opposition d'un celui qui mange, dans l'oisiveté, ce qu'il n'a
conseil désintéressé ou d'un averiisseme.it pas gagné, lorsque des conditions de société
raisonnable. 1 y obligent, le vole. In employé que l'Eut
L'obstination naît de l'ignorance, de l'irré- paye et qui ne s'acquitte pas de sa diarge,
fle\i..n ou d'un sol amour-propre. C'e^t ne'dilTère guère, à mes yeux, d'un brigand
pourquoi, dans la plupart des cas, on re- qui \ il aux dépens des passants. En dehors
nonccraii à se montrer obsliué si on voulait des obligations imposées par des contrais ou