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les avouer. La confession est donc presque aussi ancienne que la société civile; et c'est chose fort importante à constater, à cause du grand nombre de partisans, parmi les mauvais catholiques, que s'est fait le protestantisme en supprimant cet acte. Et la preuve que ce n'est pas de nos jours que la confession des fautes a été regardée comme purifiante , c'est que les anciens maîtres des hommes enseignaient cette doctrine. « Quiconque a commis quelque faute, dit Platon, qu'il s il promp!, non à la cacher, mais à s'accuser et à la ccxkesseu publiquement pour en expier la peine et devenir pi.r ut sans tache.» Quicumque aliquid injuste egeril, ad accusandum se ipsum.von ad obtegendum, sed in lucem producendum crime» piomplus esse debei ; ut qui peecaverit pœnas incolumis cvadut. (Tome 1. Sizig. 3, de Rhet., ante med.)
Ce n'est pas tout: on se cwfc's ait dans presque tous les mystères d'Egypte, de Grèce, de Samothrace. 11 est dit dans la vie de Marc Aurèle que lorsqu'il daigna s'associer aux mystères d'LIeusis, il se confessa à l'hiérophante, quoiqu'il fûl l'homme du monde qui eût le moins besoin de confession.
11 est difficile de diie en quel temps celle pratique s'établit chez les Juifs. La Alishna, qui est la loi orale des Juifs, dit que tout accusé qui avait été condamné à mort allait 5e confesser devant témoins dans un lieu écarté, quelques moments avant son supplice. S'il se sentait coupable, il devait dire ; Que ma moi l expie tous nus pèches; s'il se sentait innocent, il prononçait : Que ma mort expie mes péchés hors celui dont on m'accuse.
Le jour de la fête que l'on appelait, chez les Juifs, l' 'Expiation solennelle, les Juifs dévots 5e confessaient les uns les ;.ulrcs en spécifiant leurs péchés. Le confesseur restait trois fois treize mots du psaume xxvn , ce qui fait trente-neuf; cl pendant ce temps, il donnait trente-neuf cours de fouet au confessé, lequel les lui rendait à son tour; après quoi ils s'en retournaient quille à quille.
Il est un fait que nous conslaterons en passant, c'est que ceux qui tonnent contre le catholicisme à l'endroit delà confession, s'en font une bien fausse idée. Qu'est-ce qu'un confesseur? Un ami, mais un ami divin, ou plutôt c'est Jésus-Christ qui dei ieul dans sa personne le confident et l'ami de loua les chrétiens. La confession , c'est l'amitié élevée à l'étal du sacrement, et rapprochée si près du ciel qu'on ne saurait rien concevoir dans l'échelle des affections humaines qui en soit plus proche. Admirable pnill ni e de la religion ! dam iliaque lemple chrétien est un confessionnal, ou le prêtre se lient assis, attendant que lei pécheurs viennent lui accuser leurs fautes, et eu chercher le pardon. Des hommes, des femmes, de loul s
conditions, de tout âge, y entrent, se mettent à genoux, s'accusent, et lertcnl justifiés,
toujours consoles. Là, entre le peiiilenl cl lo coufesseur, il se dit des choses qu'un ue voudrait pa> dire à son père, à sa mère , qu'un Cacherait à son frère ou à son ami , qu'on
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voudrait se cacher a soi-même, si on le pouvait.
« Qu'est-ce donc que cet homme à qui l'on ouvre ainsi son cœur, cl devanlqui l'on déploie le livre de sa vie? Kst-cc un ami qu'on connaît cl qu'on aime depuis longtemps, de la discrétion de qui l'on s'est assuré, qu'on a cherché longtemps avant de le trouver, comme un cherche une chose rare cl précieuse? Ou bien est-ce du moins un homme remarquable par sa science, et dont les lumicresjcllenldc longs rayons autour de lui? Cet îvunmc bien souvent on le connaît à peine ; quelquefois son caractère déplaît, ses manières choquent, sa verlu irop austère épouvante. Quelquefois , c'est un humble prêtre qui n'a de science que sa foi , cl qui puise toutes ses lumières dans la prière et dans la charité. Cependant on a plus de confiance eu lui que dans l'ami le plus intime ; cl on esl plus sur de sa discrétion qu'on ne l'est de celle d'un père ou d'un frère. Un aveu lait à cet homme, fût-il étranger pour vous, soulagera plus votre âme et vous fera plus de bien qu'un aveu a une mère ou à un ami.
«Vous lie connaissez pas cet homme; mais à peine êtes-vous à ses pieds que vous sentez \olre cœor s'épanouir sous sa charité, s'abandonner à la confiance cl a tous les sentiments qui élèv ni l'âme, h vous regarde , et vous croyez à lui ; >l vous parle , et déjà vous clés son fils. Chacune de ses paroles est comme une goulle de pluie qui lombe sur une terre desséchée. Il levé la main pour vous absoudre; et voilà que l'innocence , le calme, la paix et la joie refleurissent en votre âme. Il vous dit : Allez en paix : et vous vous levez innocent, justifié, heureux, avec le regret du mal cl le désir du bien, le creus" plein de douleur pour le passé, et d'espérance pour l'avenir, l'in vérité, ne faul-il pas avoir perdu le sens pour calomnier une institution aussi admirable? L'établissement de la confession n'esl-il pas à lui seul une preuve su lisante de la divinité du christianisme? Une telle invention pouvait - elle venir d'un autre que de Dieu? a (tiii. Sainte-Foi, Ueurei sérieuses d'un jeune homme. )
C'esl ainsi que le re| eiilir purifie le coupable , quand le prêtre appelle sur s.i léte , en \crlu de son mandai , le p.udnu de sou Dieu. Mais in us éprouvons le besoin '!•• croire, et l'Eglise nous le permet, que le repentir tout seul, lorsque la réception du encre ment est impossible, esl parfois suffisant pour attirer la même faveur d'en haut.
Le repentir existe donc chez l'homme puui déplorer les finies commises contre la pru deuce ci les instincts conservateurs dclélro vivant; puis, pour rendre à l'être intelligent, en le ramenant à la vérité cl a Dieu , l'iiinncenco qu'il avait momentanément perdue.
Assurément il esl le.iu de se repentir (bî si s l'an h s, mais lien (lus I eau encore de n'en point commettre; celui qui sera convaincu de (elle verile et qui voudra ne pas
su eumber aux tentations qui nous rrudent coupables, celui-là, dis-je, trouvera dans la
pratique de ses devoirs religieux une a une