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conduite irréprochable , la f rcc de .se commander à lui-même, de résister à ses passions, et sa vie élant sans reproches, il ne sera jamais tourmenté par le repentir.
RÉPUGNANCE (sentiment). — S'agil-il de faire quelque chose, et cette obligation qui nous est imposée nous cause-t-elle un sentiment passager de peine ou de dégoùl, ce sentiment, c'est la répugnance.
La répugnance différerait donc de {'antipathie, en ce que celle-ci convient tout à la fois aux choses et aux actions , qu'elle est moins dépendante de la liberté et plus durable que la répugnance.
Néanmoins , comme ces différences sont si peu importantes, que tout ce qui se rapporte à l'une s'applique également à l'autre, je n'insisterai pas davantage. Voy. Antipathie.
RÉSERVE, Réservé. Voy. Retenue.
RÉSIGNATION (vertu).— Si la patience est l'acceptation volontaire de la souffrance, la résignation, c'est l'acquiescement libre à un mal présent ou lulur. (M. I abbé Hautain.)
Le premier de ces sentiments, qui ne diffère point du second, est tout à la fois moral fit physique, c'est-à-dire subordonné en partie a l'influence du tempérament des individus (Voy. Patience); le second, au contraire, est surtout moral, et Dieu seul peut, en nous l'inspirant, nous donner la force d'acquiescer à tous les maux dont la méchanceté d< s hommes ou de noire propre nature cous rend la victime.
Rien n'esl précieux et utile comme ce sentiment, carie courage dans les événements ordinaires de la vie est plus nécessaire à rhumani'é, en général, qu'au soldat en particulier, même sur le champ de bataille. Combien de guerriers en effet qui affronient ia mort sans pâlir et qui, néanmoins, ne sont pas aussi courageux que le malheureux qui supporte avec résignation les chagrins et les tourments dont il est accablé; combien de gens qui, sans la résignation, succomberaient sous le poids de l'adversité et traîneraient leur misérable vie dans les regrets, les afflictions, suite nécessaire des déceptions de toutes sortes que nous éprouvons et qui deviennent le plus souvent la cause de toutes ces larmes que l'amour des créatures ou de nous-mêmes nous l'ait verser.
Voyez celte jeune mère caressant son unique enfant, comme elle est heureuse! elle vit de présent et d'avenir dans ce tendre objet de son amour. Quels soins, quelle vigilance 1 sa sollicitude écarte devant les pas de son enfant tout ce qui pourrait blesser ses pieds, attrister son cœur. Elle s'est en quelque sorte incarnée en lui, elle respire par sa bouche, elle voit par ses yeux, elle aime dans son cœur. Pauvre mère, ton amour est-il donc un soleil trop ardent qui fasse languir et mourir la fleur sur sa lige? Peu à peu elle se penche et se flélril; quelque ver meurtrier l'aura piquée au cœur. Eu vain tu l'arroses de tes larmes; en vain tu mets ce cher enfant sur lou sein, qui est
RF.S Toi
plein de vie; sur Ion cœur, qui est plein de prières. Ricirôl les cieux ont un auge de plus, et la terre une tombe. Pour toi, tout est brisé. Le présent est rempli de larmes, l'avenir n'a plus d'étoiles qui huilent, le passé revient avec son bonheur effacé, il se fait une nuit dans ton cœur, et lu invoques le trépas. .Mais une clarté que Dieu l'envoie vient luire au sein de la nuit obscure; des devoirs le sont imposés : c'est le courage de les accomplir qui l'arrivé; il ne console pas, mais il fait vivre.
Vous qui compreniez l'amitié, ce saint mariage des âmes, que vous abandonniez à ses douceurs en pratiquant ses devoirs, votre ami faisait partie de vous-même. Si son cœur était vos souffrances et vos joies, son bras élail votre appui dans les sentiers difficiles ; au jour du danger ou de l'infortune il vous a lâchement méconnu et s'est enfui. Cette cruelle déception, ce déchirement d'une affection si sincère, si dévouée de votre part, comment la supportez-vous? Ne faudra-l-il pas que votre âme appelle à sou secours le courage de la résignation?
Pauvres calomnies, sur qui le monde répand sans pitié l'amertume de son langage, qui devenez la proie de ses jugements et de ses haines; l'i ont vertueux qu'il couvre d'infamie, qu il met au ban de l'opinion, comment puurrcz-vous vivre sous lesngards méprisants, devant le rire, de l'ironie, celle arme des gens sans cœur, mais si cruel e? Qui vous sauvera du désespoir, si votre âme courageuse et ferme, couverte du bouclier de la conscience, ne sait pas regarder le monde d'en haut, comme l'aigle, une troupe d'enfants insultant à son vol? Aveu quel courage vous restez grands cl dignes au milieu de ces honteuses clameurs; les puissances de votre âme se rassemblent, et vous méprisez le monde à votre tour, paice qu'il est l'asile des plus ignobles préj iges, le séjour des petites misères; parce qu'il a des calomnies pour toutes les vertus et de la boue pour tous les fronts élevés.
•Malheureux de toutes sorlc-,vous que l'info i lune accable , que la misère lient sous la griffe de la faim, qui n'avez pas où poser votie tète pour sommeiller, vous pour qui tout se colore en noir, qui n'apercevez autour de vous aucun visage ami , aucune lueur d'espérance, ne scmblcz-vous pus dévoués à la souffrance comme Promethée à son vautour? Dites, n'iriez-vous pas demander à la mort un asile, un lieu de repos, un terme à vos lorlures, si Dieu ne versai-', dans vos âmes ces trésors de courage, de fermeté, qui élèvent au-dessus du malheur, des couleurs et de la faim ?
Qui n'admirerait pas 1 s effets du courage chez les malheureux que la maladie dévoie, qui, jour par jour, sentent leur vie s'affaiblir et regardent sans sourcilli r la tombe enlr'ouvei le, dominant, par le calme de l'esprit, les tortures de la matière? Nous, médecins, que nos fonctions appellent auprès de tout ce qui souffre, nous sommes souvent tenions de li ails de courage qui meurent dans lu
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s<in do la famille, quoique plus admirables que bien des hauts faits immortalisés par l'histoire. En voici un que je suis heureux de pouvoir répéter; il a été publié par M. Belouino, qui le tenait de son père, chirurgien en chef de l'ambulance où fut porté M. de lîcauveau.
« En 1813, après l'affairede la Roche Servières, M. de Beauveau, atteint de plusieurs blessures foi ( graves el perdant beaucoup de sang, fut apporté à l'ambulanc • où se trouvaient un grand nombre de blessés vendéens, et aussi quelques-uns de l'armée impériale; vu la gravité de son état, le chirurgien voulut le panser le premier. « Non, monsieur, dit-il ; ious ces braves gens sans fortune sont plus utiles que moi à leur famille; si du retard doit être funeste à quelqu'un, que ce soit à moi, je serai pansé le dernier. » Un de ses aïeux avait fait la même chose sur le champ de bataille.
Voilà ce que le courage de la résignation, l'abnégation de soi-même et l'amour de l'humanité peuvent opérer: puisse un pareil exemple trouver des imitateurs 1
RÉSOLU, Résolution (sentiment}. — Résolution a p'usieurs significations : tantôt synonyme de décision, elle suppose des actes réfléchis et volontaires dans ses déterminations, et tantôt ces actes, exigeant une certaine fermeté dans l'exécution, tiennent de la hardiesse.
C'est pourquoi nous ferons observer que tous ces sentiments sont identiques : la décision, selon les conséquences- qu'elle entraîne, exigeant de la résolution pure et simple ou une résolution mêlée de hardiesse. On a bien dit que, 1" la décision est un acte de l'esprit, et suppose l'examen; la résolution est un acte de la volonté, el suppose la délibération : la première attaque le doute, et fait qu'on se déclare ; la seconde , l'incertitude, et fait qu'on se détermine. 2* Nos décisions doivent être justes, pour éviter le repentir; nos résolutions doivent être fermes, pour éviter les variations ; rien de plus désagréable pour soi - même , et pour les autres , d'être toujours indécis dans les affaires, irrésolu dans les démarches. (Voy. IaiiLSOi.i tion.) 3' Il semble que la résolution emporte la décision, et que celle-ci puisse être abandonnée de l'autre, puisqu'il arrive quelquefois qu'on n'est pas encore résolu à entreprendre une chose pour laquelle on a déjà déeidé, la crainte, la timidité ou quelque autre motif s'opposant à l'exécution de l'arrêt prononcé, v H est rare, que les décisions aient, i bez les femmes, d'autres fondements que l'imagination et le coeur ; en vain les hommes prennent des résolutions; le goût et l'habituée triomphent toujours de leur raison. Il y a bien !<>■ n d'un
projet à la résolution) et de la résolution à l'exécution ; U* enfin, c'est ordinairement où l'on déeide le plus qu'on trouve le moins: quoiqu'on réponde, dans les écoles, à toutes
b 1 dillii ullés, on y en résout très-peu.
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tendue, comme elle a quelque chose de mâle, de ferme, qui n'appartient guère qu'aux grandes âmes, ce qui l'ait le mérrledc l'homme résolu, nous en conclurons que, puisqu'elle diffère si peu des autres sentiments, on doit les considérer tous comme à peu près identiques.
RESPECTUEUX (qualité1. —Rire rksj«£Cti BOX, c'est avoir des égards, des attentions [Voy. ce mot), du respect pour la vertu, les talents, la v ieillessc et le malheur. Ce sentiment vient non-seulement de la ( ounaissance que chacun doit posséder des d. vorrsque la société lui impose, que la morale et la r o i gion lui prescrivent, mais encore el surtout du désir de ue points'écarter ni des uns ni des autres.
C'est pour marquer davantage tout leur respect et leur déférence pour certains individus dignes à tous égards de nos respects, que les hommes, en général, ont adopté, les signes extérieurs qui en sont le témoignage, signes qui varient suivant les temps et les lieux, c'est -à -dire qui sont purement de convi n tion. Ainsi chez nous, par exemple, le salut est l'expression vulgaire de la déférence que nous nous m.irquons les uns aux autres. Nous restons découverts el debout devant les grands et les personnes auxquelles nous portons un profond respect ; nous baisons l'anneau des évoques, la mule du saint père ; nous nous agenouillons dans les temples, cl nous inclinons nos fronts devant la majesté de Dieu qui s'y montre à notre foi. Dans certaines contrées, I. s sujets sont obligés de se prosterner devant leur monarque.
L'usage a diversement régie le cérémonial de tous ces signes du respect, et c'est dan ; l'observation de ces diverses règles que consiste l'éducation , tout homme de bonne compagnie aimant à s'y conformer. Or, si nous consullonsles personnes au fait de ces régi s, elles nous diront qu'indépendamment du salut el de l'attention à rester la tète découverte^ il y a dans le maintien el le ton des conditions qu'il faut observer pour témoigner de son respect. Aussi le maintien doit cire grave, le visage gracieux mais sévère, le regard à demi Voilé, le corps droit, el nous ne devons parler que pour répondre au* questions i|tii nous sontadressées, ou lorsque nous allons demander quelque chose; mais
alors, a près les saints d'usage, on doit attendre d'être autorisé à prendre la parole. Mais à
qui donc doit-on le i espci 1 1 i Die», d'abord ; car Dieu seul est grand [BotSUCt), Cl loule
gloire disparaît devant lut, corn ia glace
aux rayons du soleil. Mais comme Dieu, quoique présent partout, ne demande aui un des signes extérieurs que non» avons meuiioiiues, mais lentement que l'homme s'humilie devant son Créiloiir, c'est dans le
temple du vr.ii Dieu, dans 1 • moi il surtout
on le Christ < si là, vivant sur l'autel, qoe
nous devons nous incliner devttnl sa M.'jisl •
suprême el noui anéantir devant sa gloire. C'est chose dont n* se pénètrent pas assez ceux qui assistenl an saint sneriOce. Bacriice tout d'amour de la part d'un Dieu qui s'est