‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 179 sur 251 · FIES HF.S · texte numérisé non relu

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fait homme pour relever l'horr.me de son état. ceux que la Providence a places au-dessus

Nous devons aussi nos respects à tous les de nous par les brillantes qualités el les noindividus qui se soni illustrés d'une manière blés facultés qu'elle leur a accordées, se refuquelconque, c'est-à-dire par les services sent à respecter tout ce qui est respectable. qu'ils ont rendus à la patrie, ou aux lettres, Ces personnes qui, pour la plupart, sont des ou aux arts, ou aux sciences, de; par l'é- grns pervertis el méprisables , mériteraient rlat de leur génie, de leur talent, ou de leur qu'on les repoussât de partoul, comme d s mérite, ou de leurs vertus civ îles, guerrières, profanateurs et des impies, ou tout au religieuses. Parla ils ont acquis des droits moins, quequclqu'unexpliquâl par l'énuméà la reconnaissance et à l'admiration des ration de leurs vices qu'il dévoierait à tous peuples. Aussi le magistrat intègre, léguer- les yeux , le motif réel de leur refus. Oui, rier valeureux, le chef de l'Eglise, les évé- c'est un exemple que l'un devrait donner ques, les ministres de l'Evangileduivenl tous partout, parce que l'orgueil a corrompu le être l'objet d'une déférence respectueuse. monde, el que la morale publique en a reçu

Le sentiment du respect est dû spéciale- les plus funestes atteintes. 1'crsoiinc ne se

ment à nos pari nls qui sont pour nous les croil fait pour obéir ; les enfants à peine ; u-

bienfaiieurs et les représentants de l'autorité bères méprisent les conseils de leurs parents

de Dieu ; à la vieillesse, à cause de son expé- et pensent être aussi bien qu'eux en état de

rience, de sa faiblesse et des travaux qu'elle se conduire. Une multitude de jeunes geas,

a accomplis. Nous devons du respect aux égarés par un amour mal entendu de la li-

femmes, parce qu'à part les enseignements berté, affectent de mépriser tout ce que I. s

de la morale el surtout de la religion, il est hommes honorent el respectent ; ils appellent

le seul rempart qui les protège , et que sans préjugés toutes les saines croyances, ijian-

Iui elles seraient en proie à toutes les tyran- nies, tontes les autorités. Cette tri-lc Icu-

nies de notre force el de nos capiices. Nous dance de notre époque nous entraine de plus

le leur devons, parce que Dieu nous l'a près- en plus vers le précipice où la société ino-

cril, parce qu'elles sont la lige de l'huma- derne ira s'engloutir, si la Providence ne

nilé; parce qu'avec le bienfait de la vie, vient mettre un terme à leur suffisance, en

elles nous donnent les premiers aliments du témoignant, d'une manière auJienlique, de

corps, et les premières croyances de nos sa foi ce et de sa puissance. «inies. Le respect, disions-nous, n'est autre chose

Après le respect que nous devons aux qUe l'aveu de la supériorité de quelqu'un. Il personnes, vient celui que nous eprou- Se divise en respect dû au rang et en respect vous pour les choses. Certains lieux , ccr- (iù au merile. Qn conçoit que les hommes tains objets, nous inspirent la plus haute éprouvent de la répugnance à accorder un vénération : quel est celui d entre nous qui hommage respectueux à toute personne qui pourrait, sans être profondément atteint de „-a pour luul Dicn qirunc (;|acc éminenle ou ces sentiments, mettre le pied dans cette une nais,sa!ice illustre, sans posséder en terre des miracles, dans cdte Judée toute même temps les talents qu'il faut pour remretentissante des paroles de Jésus et des apo- [llir ccl,c place ics qua>|jtés nécessaires pour Ires, qui semble encore émue de respect et rolh ,U!>ser péc|at de s,n 0,.j„;lie; m;,|s qu;illt d'effroi au souvenirdes grands mystères de la a„ respect ,iû a„ mente, comme il n'est plus Rédemption? Cette terre, si éloquente par ses qu-lllie formule de paroles el de gestes à latorrents desséchés, ses montagnes arides, quelle les gens raisonnables se soume lient, se, plaines immenses et ses villes désertes , jP ne comprendrais point qu'on voulût s'en garde encore l'cpouvanle qui la remua de affranchir. Il est vrai qu'il n'y a que la sotrond en comble quand le divin sacrifice s ac- lise el un orgucii pl,éril qui ont celle piécomplil au sommet du Golgotha. Les chré- lenlion.... Je les plains, liens qui la visitent peuvent-ils n'é're pas n^'rvrnir-.T , ' ,v i saisis du plus profond respect, en songeant Re-ïv-EN riME.ST (sentiment). — Le resque ce sol, sur lequel ils marchent, porte sestimeht est le souvenir qu'on garde au l'empreinte des pas de Dieu; que chacun des ll,,nd (lu cœur d Une injure reçueavec désir de objets qu'ils regardent est un témoin de sa " s en Vt'nger. vie, de ses miracles, de sa mort? Le ressentiment, d'après cette définition,

Les temples , les grands monuments de la est un sentiment multiple qui lient, lotit à la

gloire el de la bienfaisance nous émeuvent et fois, de la haine, de la coltre, de la tett-

exciteul notre vénération. Il nous est impos- (jeance, de. (Voy. ces mots), tous sentiments

sible d'entrer, sans une vive émotion , dans dans lesquels l'âme, vivement blessée, se

la maison qu'habita un grand homme ; il en révolte contre celui qui a pu l'offenser. f,'e-i

est de même des ruines et des monuments pourquoi la ressentiment est p'us ou n.

qui rappellent les beaux souvenirs qui se vif, plus ou moins profond, plus ou moins

rattachent à l'histoire des nations célèbres. . l'urable, selon que le Irait lancé par l'olTen-

(Juel est celui qui n'éprouvera pas le senti- ""seurétait plus ou moins acéré, beaucoup, peu

ment do respect sur les ruines de Sparte et ou pointempoisonné, c'est-à-dire que lorsque

d'Athènes, au milieu de celle Home si long- Pinjure a vivement blesse notre âme, ce, le

temps mailresse du monde et si pleine de blessure, loin de se cicatriser, s'envenime au

souvenirs ! contraire tous les jo rs davantage , à m >i>v;

Et pourtant bien des personnes, se faisant que les eaux de l'oubli ne viennent la pBrIlier

uue fausse idée du respect que chacun doil à de ses souillures. Du îvstc celle pui iii.v

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