‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 182 sur 251 · SAG SAG · texte numérisé non relu

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ncr pour saisir son objet plus facilement ou possédant la faculté de bien juger les choses. pour le faire mieux comprendre aux autres, joignant la prudence à !a corruption et unisce qui ne se fait que par l'imagination jointe saut la force à ces précieuses qualités, il resà la réflexion et à l'analyse. [De CondWac.) lera maître de ses passions, et par suite, r.-

La sagacité a beaucoup de ressemblance glé dans ses mœurs et sa conduite.

avec la Finesse dont elle diffère cependant J'ai dit avec les auteurs, unissant la pru-

en ce nue l'une ne cherche que le rapport dence à la circonspection, quoique je sache

des choses, tandis que l'autre cherche à les bien que ces deux attributs de la sagesse

approfondir, à découvrir leurs principes et tout comme la faculté de bien ji g r. se ren-

à rendre les idées par ce qu'elles ont de sen- contrent chez des individus qui sont loin

sible et de frappant. Y ou. Finesse. «l'être sages. Cela n'empêche pas que la sa-

r. • i« „,„o,.iiA a „,,„ tr,'.« <rranrlf> gcsse "c saurait exisier sans elle, ce qui en

De même la sagacité a^ une tr ^f^ falt une verlu mixte composée de la reu-

analog.eavec a pénétra on cet le t. a- y U,lranchez-en une

™»e«»M,e»pra,quijointlaYiwcilédelio»^ manquerez à Dieu qui , vous

gmal.on a la justesse du jugement. » oy. VÉ ^^ ^^ J<f ^ ^ |a ^^ .

nethation. ^ cn manqUant à Dieu vous cessez d'être ver-

SAGE, Sagesse (vertu). — Ou est-ce que UicUK . (ionc v01ls „.étes ,)ll)S gag€St la sagesse ? C'est l'amour et la pratique du Pour être sage, on ne saurait trop le rebien, la haine et le mépris du mal ; c est dire, il faut donc non-seulement être croyant, l'harmonie de toutes les facultés de notre m.lis p;ir|cr cl a„\r a propos, et ne jamais âme. {De la Chambre.) Ou bien, d'après lios- par|er ot a,;ir 11)a! a propos, non- seulement suct, c'est la connaissance de Dieu et de soi- poursuj¥re ce but qu'on veut atteindre, en même , celle dernière nous élevant à la con- évitant les mauvaises roules qui y ronduinaissance de nos devoirs envers Dieu. sellt cl qu'on aura découvertes par la ré- Le secret de la sagesse consiste à savoir flexion ; mais si un obstacle se rencontre inoce que l'on est et ce que Ion doit faire. pi„ément sur notre passage , avoir la force Ses bases sont : la foi en 1 Eternel jointe a uc je urjscr.

un mépris de la mort ; ses lois : remplir avec La B8gesse) ai.Je dit, est un don de Dieu , exactitude nos devoirs tant envers la Oivi- (|e ['humanité. [\ ne s'.mii donc pas pour nilé qu'envers nous-mêmes et les autres l'homme de l'acquérir, mais de la conserver. hommes. Et comment la conservera-t-il? En s'exrr- 11 est certain que c'est la foi en Dieu et la çant chaque jour, à toute heure, à la praticroyanre à l'immortalité qui forment les vé- que des vertus qu'elle commande, et esi cherrilablcs bases de la sagesse , puisque du chant à profiler des défauts des autres bien moment où l'homme connaît la destinée de plus encore que de leurs bons exemples. son âme, l'étude des sciences et de la philo- Aussi, dirai-je de la sagesse des hommes ce pophic morale et religieuse, il se pénètre de que Bonaparte disait de la sagesse des na- I dus en plus de cette pensée ; et, loin de re- lions : Elle est l'expérience, douter la mort et de se sentir saisi d'effroi à Heureux donc ceux à qui elle apprend quo son aspect, il doit l'appeler de se-; vœux et s'il faut bien des efforts pour être .-âge, il ne soupirer après l'instant suprême où son âme faut qu'un moment de faiblesse pour cesser se détachera de ses enveloppes matérielles de l'être, [/liais.) Alors, toujours en garde pour accomplir sa destinée éternelle. Celui- contre ses funestes penchants cl < outre le là s'effraie, qui n'est point sage. Pourquoi le génie du mal qui s'offre à lui sous des desage se troublerait-il à l'aspect de la mort ? hors trompeurs, i! puisera dans son amour Est-ce parce que, s'il n'esl pas difficile de pour la sagesse la force de renoncer couracroire en son Créateur, i! est bien difficile , gcuscmcnl, s'il le faut, aux opinions popu au contraire, de résister au mal qu'on vou- laires, de surmonter scs passions, et de se drâil rejeter, et que ce n'est qu'à ces deux soustraire soit à l'empire des vice9 univer- CondîlioHS, avoir la foi et avoir bien vécu, Bellement reçus, soit même aux préju qu'on peut affronter le trépas sans crainte, assez accrédites quelquefois pour servir de attendre la morl sans la redouter, être digne règle

en un mol d'être appelé sage? non, car il Ainsi, quand on veut rester sage, si les pas-

dot) nous suffire du sentiment do notre im- sions veulent troubler ou troubleal la sn-

mortalilé, pour que l'âme puise dans ce sen- ge>se, n faul nécessairement les vainc e : -i

liment tout ce qui lui donne la force de vain- les vices, ton' o lieux qu'ils sont, se dégui -

rro scs passions, loul ce qui nous inspire le sent pour s'accommoder à nos goûts , et

repentir après notre ehule, tout ce qui nous peuvent devenir par là p'us dangereux el

donne le courage de nous réhabiliter p.rla un plus grand obstacle a noire salul el à

pénitence, ce qui enfin nous console, nous l'accomplissement de nos devoirs que les

relève ei noos satisfait. 11 n'y a que l'homme passions elles-mêmes, il faut les redouter,

qui croit à son immortalité qui puisse braver les craindre et nu pas leur prêter un seul

la mort : lui seul peut s'élever au-dessus de Instant l'oreille, el cela encore, pane qu'il

tous les événements de ce monde ; s on» est d'autant plus difficile de chasser ces \iics

lier indépendant des caprices du sorl cl de son cœur quand il* y uni trouvé accès,

p'.ns grand que toutes les dignités do la terre, qu'on n'ose se les avoiu r i imaii a soi-même.

El il le fera bien plus facilement avant sa Pourtant rien ne doit être p'M désirahli

chute, toutes i i fois i' -oyanl en Dieu, que la sagesse. Qu'ji a i il eu effel de plus

SAC

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