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et les boissons qui servent de remèdes avaient seuls prolongé sa vie.
Parmi les modernes, remarquons encore le célèbre architecte Wrcn : son tempérament était très-délicat; il semblait même dans sa jeunesse disposé à la consomption; mais j ir un plan de vie sage et réglé il \écut jusqu'à 9! ans.
La mère de Hobbcs, effrayée, dit-on. par la fameuse flotte invincible de l'Espagne, accoucha avant terme, et l'enfant était d'une extrême faiblesse : Hobbrs vécut pourtant 92 ans, et i! écrivit quarante-deux ouvrages. Il est vrai que sa vie est un modèle de sobriété, de clr stelé et de ménagement pour sa santé.
Enfin, on sait tout le soin que Kant apportait à sa santé ; on connaît sa vie régulière, son régime exact, ses précautions minutieuses, ses règles d'hygiène pour éviter de tomber malade. Toujours levé à cinq heures et couché à dix, il prenait constamment de l'exercice dans la journée , ayant soin même de res! irer par le nez, aCn d'échauffer l'air qui pénétrait dans les poumons. Jamais il ne se mettait de jarretières pour ne pas gêner la circulation. Le boire, le manger, le travail, l'exercice, tout était réglé avec la même ponctualité. Il avait soin surtout de chasser toute idée qui aurait troublé son sommeil. Chaque soir, en se couchant, il s'enveloppait méthodiquement dans sa couverture, et il se demandait : F a-t-il un homme qui se porte mieux t;ue moi ? Ne frappons p;is de ridicule de pareilles précautions ; avec elles Kant a vécu près d'un siècle, sain de corps et d'esprit ; il est de venu le père de la philosophie eu Allemagne; ses travaux sont immenses, et son nom est impérissable.
En présence de tant de faits, serons-nous étonnés que la tempérance ait été regardée par tous les moralistes comme la mère de la santé et de lasagesse.et que la plupart d'entre eux se soient assujettis à ses règles? Non, puisquec'est le meil cor préservatif contre les maladies et les vices dont elle étouffe le germe. Du reste, c'est à leur frugalité que les anciens Perses, les Lacédémoniens et les Komains furent longtemps redevables de leur activité, de leur vigueur et de leurs victoires. Devenus intempérants, ils s'énervèrent et furent esclaves.
:; 11: lin, que rien ne nuit tant à la santé comme les \iccs opposés à la modération des plaisirs sensuels, cl que sans la santé la vie esta charge, et le mérite même s'évanouit, Dr, romnie rien u'' st plus utile, plus nécessaire, plus désirable que la rons< rvat on i!c la sauiè, le seul moyen de la conserver se trouvant dans la tempérance , il faut donc iser d'une vertu qui assure loul à fi fo s avec l'aisance, le désir et la loue de se soumettre a toutes les condition» hygiéniques qui sont propres a l'exercic régulier el normal des fonclioi s organiques, * i .il s el momies ; c'est-à-dire que la pratique de la tempérance laisse; en nous un sentimt ni de bienêtre el île liberté que ne nous donnent pis
les satisfactions lu contraire, la