‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 204 sur 251 · VIN · texte numérisé non relu

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lons-nous-rn à ia justice îles hommes pour défendre nos droits et punir ceux qui nous font du mal, et si elle nous fait défaut, appelons-en à la justice de Dieu, la seule sur laquelle ou puisse réellement compter. Mais plus nous aurons confiance >lans sa sévérité équitable, plus aussi nous devrons éviter de nous exposer nous-mêmes aux châtiments que sa justice éiernelle réserve à tous ceux qui prévariquenl c mire ses commandements. En réglant noire conduite sur les sublimes exemples que l'Etre suprême nous a donnés, en nourrissant nos cœurs de ses préceptes, nous acquerrons cette force que j ai accordée tout à l'heure au sage de l'antiquité, lorsque, s'élevanl au-dessus de loi-même, il s'écrie : oibli et paruon. Prenons rengagement que telle sera toujours notre devise. Yoy. Vindicatif.

VÉRACITÉ (vertu).— La véracité, celte vertu morale dont les honnêtes gens se piquent, consiste dans la conformité de nos discours avec nos pensées : c'est donc une vertu opposéeau mensonge. Elle ne diffère en rien de la BiHcfeniTÉ, de la Franchise [Voy. ces mots)donlellea du reste tous les avantages et les inconvénients.

VIF. Voy. Vivacité.

VIGILANCE (qualité), Vigilant. — On a f'il vigilance synonyme d'exactitude; cependant rcs deux mots ne signifient pas absolument la même chose : ainsi la vigi- ! ince fait qu'on ne néglige rien ; l'exactitude empêche qu'on omette la moindre chose. Il faut de l'action pour être vigilant , de la mémoire pour être exact. Nous devons avoir de la vigilance sur ce qui nous est confié , de l'exactitude dans ce que nous promettons. L'homme sage est vigilant sur ses intérêts : « xael à ses devoirs. (X. Girard.) Néanmoins, comme être vigilant et exact sont des qualités également précieuses, peu de gens en étant doués, nous devons tous tacher de les acquérir ou de les conserver.

VIL fvice). — Celui-là, que la nature ou l'éducation a imprégné d'une mauvaise qualité, ou bien qui s'est renducoupablcd'unc mauvaise action, ou de tout acte qui marque de sa part de la pusillanimité, de I intérêt sordide, de la duplicité, de la lâcheté; celui-là, 'lis-je, qui hait la ver'.u qu'il dédaigne, et aime le vice qu'il pratique, est un i- re vil. N'oublions | a-, cependant, qu'il y a des vices qui, lorsqu'ils supposent quelque énergie dans le caractère, l'ont abhorrer les roupablèi plutôt qu'ils ne les avil ssenl aux

yeux du monde; Il ut comme I y a des actes

que nous jugeons vues, et qui cependant ne mérite ni pas cette qualification. Je m'explique : comme ce sont souvent les usages, les coutumes, les prèjugi s, b> supei Billions,

les circonstances même m< mlanées qui

décident de la valeur morale des actions, il

Joli en résulter que telle aelion, qui el > île

rhei un peuple, est indifférente, ou peut être même honorable chei un autre; que telle

action qui était \ lie riiez le même peuple,

il mis ou certain temps, a cesse de l'élrc, Donc il taui savoir prendre eu considération

les temps, les lieux, les mœurs et les circonstances.

Du reste, en dehors des notions précises du christianisme , la morale n'es! suère moins en vicissitude chez tous les hommes, et peut-être dans un même homme, que la plupart des autres choses de l,i nalme ou de l'art : M ni ta renasceniur, mullu cecitlere, codent qtiœ nunc surit in honore. C'est ce qu'on peut dire des vertus et des vices nationaux, comme des mois. [Diderot.]

VINDICATIF (vice). — Tout homme qui, se souvenant de l'injure qu'il a reçue ou du toi I qu'on lui a fait, est enclin à la vengeance, peut être appelé vindicatif. Il ne faudrait pas cependant donner ce nom à celui qui se rappelle facilement cl avec amertume celte injure, mais ne cherche pas à se venger ; car il y a bien des gens qui se souviennent trèsbien, qui n'oublient même jamais les torts qu'on a envers eux, mais qui nes'en vengent point, qui ne sont point tourmentés par la rancune elle ressenti me ni ; c'est purement une affaire de mémoire. Us ont l'insulte q u i leur est propre présente à l'esprit, à peu près comme celle qu'on a faite à un autre cl dont ils ont été les témoins. Donc il y a dans l'espril de vengeance quelque chose de plu* que la mémoire de l'injure ou du tort.

C'esl le propre des femmes, dit-on, d'être vindicatives, c'est-à-dire que la vengeance est une des passions que leur creur aime le mieux. Leur amour - propre étant conli nucllemenl en lutlc avec celui des autres femmes, ef les ressentent vivement les injures qu'on leur fait, et lorsqu'elles les pardonnent, ce qui leur arrive quelquefois, il leur est impossible de l'oublier. Il me semble, que la preuve est mal choisie, car si la femme pardonne, elle rentre dans l'exception que nous avons signalée, pui qu'elle n'a plus que de la rancune. (Juoi qu'il en soit, j'ai le regret de ne pouvoir dire qu'elle pardonne toujours. Je le pourrais d'autant moins que je serais en opposition avec l'histoire, qui nous montre la femme méditant en secret les moyens de se venger d'une rivale, d'une infidélité, ou d'une insulte, el savourant le plaisir de la vengeance. Abl il faut que les jouissances qu'elle procure soient bien vi\e^, puisqu'elle devient si terrible alors qu'elle se montre comme passion populaire. En doutez-vous? voy/ ce peuple que l.i colère Soulève; il n'examine plus ni le droit, ni la justice : avec la lorec du ligie, il en a l.i le rocilé, el il immole Fans pitié (oui ce qui s'offre a ses cou;. s; i i n ne peut elanel.ei li

soif qui le dêvure. Aveugle dans sa rage, il

n'est plus mailre de lui-même; il lue, ma -

sacre, sans savoir ce qu'il fait. Ainsi la morl du maréchal d'Aocre, les scènes horribles de noire révolution, nous présentent la veogeance i opulaire sons les pies sinistres couleurs. Mais ce qu'il ) a de bien utils navrant encore, c'esl qu'au sein de celle lempéle

li mu lue, n i les hommes se poussent comme

des Mois, auprès de ces luas nui cl ronges de s. un;, on voit toujours des femmes respirant,

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