VOL VOL S
VOL (vice). — Dieu, qui connaissait par- ii ne >'a^il pour eux, dans l'occasion, que de follement le cœur humain ri savail avec mellre les choses en rè^le selon la somme quelle f irililé l'homme se laisse enln.luer à convoitée, d • grouper ensuite on de balanscs funestes penchants, a voulu l'arrêter sur cor des chiffres pour que la fraude n'y pales bords de l'abîme où. sa cupidité et quel- caisse point. De celle manière, l'argent et la quefois la misère l'entraînent, en lui défen- chose commune peuvent être dévorés par la danl expressément de ne jamais prendre le convoitise et l'avidité des grands et des petits bien d'aulrui , ni de le re'cnir à son escient, particuliers, sms scandale et sans danger. El pourtant, malgré toutes les précautions Le gouvernement déchu a singulièrement qu'il a prises, quoique ses commandements abusé lui-même de celle faculté. La néecssoienl répétés depuis tant de siècles par site où il s'est trouvé de se former une maloutes les bouches chrétiennes , combien jorité ou de la conserver au ministère, l'a d'individus de ttiul rang, de toute condition, taille plus insigne tripoleur d'emplois et le de loulc fortune, qui ne i ivcnl que de rapine dilapidât' ur le plus délimité des revenus du et ne s'engraissent que par le vol. Le iium- pays. Qu'en csl-il résulté? que celle maire en esi devenu si grand, e'. In pratique de nière de gouverner, funeste à la morale pure' arl s'est lelremènt perfectionnée, qu'il a bique, a produit un système continu de seété permis de ranger en plusieurs catégorie s ductions et de corruption, qui a liui par être ceux qui s'emparent du bien d'autrui. Aussi, funeste au chef de l'Etal lui-même, et il on disiingue le tuleu>\ ou l'individu qui expie aujourd'hui ses fautes dans l'exil, trompe et qui prend avec finesse ; le filou, ou Chose singulière! le vol éiail permis à celui qui escamote avec adresse et subi lilé ; Sparte; l'on n'y punissait qu ■■ la maladresse te fiifion. ou celui qui vole de toutes ma- du voleur surpris. Quoi de plus bizarre que nières, même de force et avec violence. cette coutume? cependant elle a paru avoir
Mais qu'on soil voleur, Abu nu frip m, le un bon coté ; car, si on se rappelle les lois de penchant au vol provient généralement soit Lycurgue et le mépris que l'on avait pour de l'amour des richesses ou de l'ambition, L'or et pour l'argent, dans une république où soil de la pauvreté. On conçoit d'après cela ces lois ne donnaient cours qu'à une mouque les voleurs seront d'autant plus cr. mi- naie d'un fer lourd el cassant, on «enlira nels qu'ils ont moins de besoins, l.t pourtant que les vols de poules cl de légumes étaient la pénalité est la même aux yeux de la jus- les seuls qu'on y put commettre. O. , toujours lire humaine. Cela ne doit pas nous étonner, faits avec adresse, souvent niés avec I rpuisque la loi étant égale pour tous les meté, de pareils vols pouvaient être considéhommes, la peine ou la punition doit être rés comme de nature à entretenir les Lacéégalc aussi ; et pourtant est-il juste, est-il démouieus dan-, l'habitude du courage et de équitable que le malheureux q;i volera un la vigilance. La loi qui permell iil le vol pouobjet de peu de valeur et quelquefois par né- vail doue , à ce point de vue , être utile à M cessité (ce qui ne justifie pas le vol, mais peuple qui n'avait pas moins à redouter de allénuc le crime), est-il jusic, dis-je, qu',1 la trahison des Ilotes que de l'ambition des soit i uni selon les lois, et que ceux qui vo- Perses, el qui ne pouvait opposer aux attentent journellement dans le commerce ne le l.ils des uns, comme aux armées in. mm' rasoioni pas V i:.s\-A juste, est-il équitable quo blés des autres, que le boulevard de son le riche négociant qui trompe l'acheteur sur énergie. C'est pourquoi le vol, qui est gêné— la qualité de ses tissus; que l'épicier qui ralement nuisible à toute population ruli', mêle des substances étrangères aux sels, devenant utile à Sparte, y devait être honoau\ fécules, aux huiles qu'il débile; que le ré. Tout le monde sait, du reste, Ici ail d'un marchand de vin qui fait boire de l'eau rou jeune Laeédémonien qui, plutôt que d'agie a ses pratiques, etc., etc., soient généra- vouer son larcin, se laissa, sans nier, dêvolemenl tolérés, ou du mous condamnés à rer le ventre par un jeune renard qu'il avait des peines fort minimes, alors qu'on sera vole el le tenait cache sous sa r die : preuve quelquefois Irès-sèvère pour un malheureux évidente d'une fermeté stoïcienne cIm a (Ta mé qui dérobera un pol au feu ? Pour eune voleur,
moi, je ne puis m'cxpliquer celle anomalie. La vol e^t pareillement en honneur au
qu'eu adnie ml us vue de noire législation royaume de Congo; mis il ne doit pas
sur lequel je dois aliîier l'atlenliou de nos fait a l'insu du posaeese r de la cho*A volée :
gouvernants. il faul, au contraire, tout lui rav ir de foret».
Mais comme pour si rigoureuses que puis- Celle coutume, disent les législateur*, enirc-
sent être Tes loi*, pour si vùrilanlc que puisse tient le courage des peuple», el net pas
é re la ju»t ce, il est bien difficile qu'on par- sans utilité. Les Scythes pensent le couvionno jamais a élouTTer le penchant au vol; liaire : pour eux nul crime n'est plus grand il faut nécessairement que le morulistc inler- que le vol : pourquoi cela? parce que leur vienne. Il le doit d'aulaol plu? que le vol de manière de vivre exigeai! qu'on le punll sein f rion" publique rsl le plus fie pou!, le vereio. ni. L< urs troupeau s erraient ci plus scandaleux, quand on le découvre, et dans les plaines; quelle Eacidlé à deroherl par i l'autan) plus digue de Bief el quel désordre si l'on eût tolère de pareil*
l'a H en II on, que ceUI qui veuleul S*8| p ru prier volsl \ussi, dit A ri » toi e, a v aie ni -ils établi la
le l ii u d'auirui ont mille manières de dégui- loi pour gardienne des troupeaux.
ser I urs dilapidations les plus crianlos-eoui 11 lis qu'il toit toléré el honoré par quel-*
les apparences delà plis exacte régularité: qu s peuple., ou condamné par d'autres, el