‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 21 sur 251 · A MO AMO 1S · texte numérisé non relu

A MO AMO 1S

qui l'habilrnl ne me devaient que des soins, presque machinalement la parole qu'ils ersrt ils me prodiguaient colle tendresse que la tendent , el finissant par y attacher une sinaturc ou l'innocence des mœurs peut seule gnifiralion à mesure que leur intelligence, inspirer. C'est là que se forment ces hommes excitée par l'action continue du langage, aptrvigoureux.dont la sueur fait germer les sub- çoit tous les rapports du mot avre la chose stances qui me nourrissent, et dont les bras désignée par les circonstances diverses où le défendent les foyers où ]? m'endors dans la mot est placé. Il faut donc annoncer le nom mollesse... Que di*-je ? S'il coule dans mes de Dieu à l'enfant, pour que son cœur, touveines une goutte de sang qui soit exemple ché par la vertu mystérieuse de ce nom, se de corruption , s'il reste encore dans mon tourne vers Celui qu'il représente et le cherâme un sentiment honnête , je l'ai peut-être cbe.

sucé avec le lait qu'ils m'ont donné ou puisé Mais pourquecette annonceait tout son efd;ins leurs vertueux exemples. fet, il faut d>ux choses : la première et la La corruption du sang de l'enfant est une principale est qu'elle soit faite avec foi et nouvelle circonstance qui nous ramène aux respect ; la seconde, qu'à l'annonce du nom avantages de l'allaitement maternel. Ainsi, divin on joigne des explications convenaquand l'enfant est atteint de maladies qui exi- blés, pour que l'enfant conçoive ce qu'il peut gent qu'on imprègne le lait qu'il prend de comprendre de Dieu dans sa position, el surprincipes convenables pour les combattre, il tout pour toucher son cœur et le tourner n'est guère que sa propre mère qui veuille vers Dieu par l'amour, el parfois qui puisse s'astreindre à un régi- Il faut d'abord lui représenter Dieu comme me qui obi ge pour l'ordinaire le sacrifice de le père commun des hommes, la source de ses goûts et de ses inclinations. Et puis l'exa- tout bien. Et puis plus lard, quand il aur.a la men que l'on fait des nourrices est-il propre conscience de sa pensée, on doit lui parler de à rassurer les parents? Ne savons-nous pas la science de Dieu, de son intelligence infinie, qu'il est beaucoup de maladies qui ne sont et il comprendra facilement que celui qui a pas apparentes, d'autres qui ne se montrent tout fait el qui petit tout doive aussi tout loir qu'eu certaines saisons, et qu'avant qu'elles et tout savoir. Si vous lui dites alors que deviennent manifestes pour la famille du Dieu lit dans son cœur ses moindres pensées, nourrisson, il est déjà gangrené ? Quelle se- ses désirs les plus secrets, et qu'ainsi il ne enrité lès nourrices mercenaires offrent-elles? peut rien lui cacher, il vous croira. Alors il Donc, toutes les fois que des raisons majeu- ne sera plus tranquille quand il aura commis res ne s'opposeront pas à ce qu'une mère al- le mal à l'insu de ses parents, de ses maîtres, laite son enfant, c'est un devoir pour elle de quand il aura déguisé la vérité ; car il sera ne pas le priver de son lait et de ses soins, bien convaincu que Dieu l'a vu. Or, si Dieu Observons toutefois que si la mère, indépen- le voit, comme il est son père, il le regarde damment qu'elle serait gâtée, était dans des avec plaisir quand il fait bien, avec peine conditions physiques telles , qu'il y aurait du quand il fait mal. Il le récompensera dans le danger pour elle à allaiter son enfant , on premier cas ; le punira dans le second : et pourrait faire nourrir celui-ci par une chè- ainsi se forme la croyance au juge suprême vre, dont le lait se charge très-bien de prin- qui rend à chacun suivant ses œuvres, mais cipes médicamenteux. Il aurait les soins de toujours avec plus de miséricorde que de &a mère, el n'aurait rien à redouter du justice, parce qu'il est père avant d'être juge. lait d'une mercenaire. Tout cela sans doute ne s" fait point eu un

„„,.,,. , , , , jour ni d'un seul coup. Ces points de vue di-

S 2. Education morale des enfants. J ■ ■ ,,-' , - , -

s ' vers sous lesquels Dieu est présente aux en-

Pour bien élever un enfant, il faut, aussi- fants arrivent successivement avec les cir-

toi qu'il commence à comprendre le langage, constances, mais ils ne peuvent manquer

prononcer à son o-cil'e le nom sacré de d'arrn er quand une fois le nom de Dieu a été

Dieu. A quoi bon, dira-1-on peut-être avec posé dans l'âme de l'enfanl. L'homme reçoit

.lean-Jacqucs, annoncer Dieu à un être qt:i ne alors, avec une curiosile avide, loul ce qu'on

peut encore en avoir l'idée? Qu'est-ce qu'un lui apprend à cet égard ; el comme il a. des

mot sans idée? Une lettre morle, un mot \ide : l'âge le plus tendre, le goût du merveilleux,

attendez donc qu'il comprenne la chose pour du surnaturel, loul ce qu'un lui dit de Dieu,

lui en (Imucr le signe. de ses perfections, de sa providence, de ses

En verslé, c'est le moyen qu'il ne la coin- miracles, du ciel, d'une au're \ie, de l'élerprenne jamais; car c'est justement pour le nilë, etc., l'eio hante el excite eu lui le désir mener à l'idée qu'il faut d'abord lui dire le de connaître ce monde supérieur. C'est pournom qui lui révèle l'objet. Dans loul ensei- quoi les enfants aiment tant le récit de l'hisgnement on commence nécessairement de luire sainte, où Dieu intervient el se révèle à celte manière ; car il faut avant tout poser chaque instant par de grandes manifestations devant le disciple l'objet de I enseignement ; de puissance

ce qu'on ne peut faite que par un ou plusieurs Ceux qui ne veulent pas qu'on parle de

mots, obscurs d'abord à l'ignorant, et qui s'é- Dieu à l'enfant dans le premier âge ne voient

c'.aircironl peu à peu, à mesure qu'il s'ins- point qu'ils laissent sans objet et sans nourri

truira ou que la science se formera en lui. turc un des besoins les plus vifsde l'esprilet du

Tous les hommes apprennent à penser en ap- cœur, et qu'en ne lui donnant pas un aliment

prenant a parler, recevant d'abord les 1er- convenable par la parole divine, ils le forcent

mes sans en comprendre le sens , répétant à chercher de quoi se satisfaire dans les pro

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iluita fabuleux, fantastiques et plus ou moins absurdes de l'imagination humaine. Si vous n'offrez pas à l'homme le vrai merveilleux, le merveilleux divin, il s'en fera un à sa guise ; et en place d'une croyance simple et pure qui éclaire l'esprit en élevant le cœur, vous aurez les suppositions et les préjugé; qui faussent trop souvent le premier développement. [L'abbé Bautain.)

C'est ainsi que doit commencer et continuer l'éducation de l'enfance et de tous les âges, car l'éducation commence et Gnit avec nous.

Elevez vos enfants dans l'amour de Dieu, dans la crainte de ses commandements ; montrez-leur le chemin du temple, conduisez-les au pied de l'autel, donnez-leur de saintes habitudes. S'ils ont la foi pour les proléger, ils braveront les orages et le malheur: leur vie leur sera légère à supporter. Ils vous aimeront par reconnaissance, ils vous respecteront par devoir. Sachez bien que l'autorité paternelle n'a plus de base quand elle ne s'appuie pas en Dieu, et que l'enfant qui n'a pour frein ni son père ni Dieu déshonore sa famille et s'enfonce dans la perdition*

Elevez-les dans la charité et l'amour de \os semblables -, ne détournez pas leurs yeux des ulcères du pauvre, habituez-les à voir ses souffrances pour les soulager; car tous l.s hommes sont frères, et l'égoïsme lue les sociétés. Ouvrez leurs mains à l'aumône et leur cœur à l'humanité. L'enfant du riche qui ne donne pas la moitié de son pain à l'enfant du pauvre ne sera pas heureux plus tard, et il méritera son sort.

Itaconlcz-leur la gloire de votre pairie; que leur jeune cœur suit orné des beaux souvenirs qu'elle nous a légués. Identifiezles avec s< ■ ii passé, pour qu'ils s'associent à son avenir. Montrez-leur, sur les places publiques, les slalues des héros, des bienfaiteurs de la société, d es Bavants qui l'ont illustrée, et vous aurez des droits à la reconnaissance de voire pays; car vos enfants siint les siens. Mieux vaudront les pages de mitre histoire que les romans (je reviendrai sur eux plus lard; qui alimentent la curiosité, allument les passions cl pervertissent le cœur.

Veillez sur leurs regards, pour qu'ils ne s'égarent pas aux séductions du vue; enchaînez leurs désirs au bien, atlachez-les à la pratique de leurs devoirs. L'enfant libertin énerve son corps el abrutit son .une; ( -, mémoire s'éteint, son intelligence s'affaisse el les beautés de l'âme s'effacent avec li fraîcheur du visage ci l'amaigrissement «lu corps.

Enseigm z-leur comment on penl dominer les passions. Ne leur créez pas trop de besoin ., el faites qu'ils soient capables de les sa Us la ire. N'énervez pas le or s membres dans la mollesse, car l'homme dont le bras ne vaut pas la dépense esl un parasite ici-bas. Si vous êtes riche, monlrez-leur à donner

DUS pauvres; si vous élei pauvre, faites

qu'ils puis. cni si' passer du riche. Soignez les qualités qu'ils oui reçues de la nature, cl

ne cherchez pas à les façonner à » oire guise; le bien n'est réalisable pour eux que dans le sens de leurs dispositions: le grand art est de les découvrir. Il n'est aucun homme propre à toul, il en est peu qui ne soient propres à rien. Etudiez vos enfants, voyez quelle esl leur vocalion, ce à quoi la Providence les desiine. Déplacés, bien des hommes éminents n'auraient pas même été médiocres.

Faites-leur fréquenter les personnes instruites et vertueuses, rien n'étant plus capable d'inspirer des senliments honnêtes el de détourner du sentier qui mène droit au vice, que la pureté de leur parole, la fécondité de leur esprit, la régularité de leur conduite. Leur présence seule, même quand elles se taisent, parle et instruit. (Rollin.)

Faites qu'ils soient des hommes utiles ; ne leur permettez les arts d'agrément que comme chose secondaire. 11 y aura toujours assez d'histrions et de chanteurs. Vous devez à la patrie des citoyens vertueux, ne lui donnez donc pas des élégants, des oisifs ou des coquettes.

C'est dans l'accomplissement de ces devoirs que l'amour paternel et maternel doit puiser ses inspirations. Les pères et mères doivent aimer leurs enfants plus qu'euxmêmes et que leur satisfaction personnelle; faire leur bonheur, assurer leur avenir dans le temps et dans l'éternité, voilà quel doit être leur but.

Mais c'est principalement aux mères qu'est réservée la tâche d'inspirer l'amour des bonnes mœurs à leurs filles. Elles s'en acquitteront avec fruit, non en leur disant incessamment: «Soyez sages; » mais en leur donnant un grand intérêt à l'être, en leur faisant sentir le prix de la sagesse, el en la leur faisant aimer. Amener la vertu par la raison et par l'exemple, Ici est le véritable devoir des mères.

Bien des parenls commettent une grande faute en n'interdisant pas, en conduisant môme leurs enfants au spectacle. Le théâtre, connue les romans, comme la vue des tableaux licencieux, niellent du faux dans l'esprit, en ce qu'ils font juger des hommes non d'après la réalité, mais d'après les idées qu'on en donne dans ces sortes d'ouvrages; ils allument l'imagination el mellenl le désordre

dans le cent qu'ils amollissent.

Oui, c'est au théâtre que la jeunesse va recevoir les premières leçons de volupté, i; l'elle va ouvrir son cœur aux molles langueurs de la passion. Certes, on n'y commet pas de mauvaises actions', mais c'esi là qu'on s'y dispose. C'est au spectacle de ces inlrigues ainoui eu es que le jeune homme, que la jeune fille, sentent le désir vague d'aimer

el d'elle aunes: bientôt ils choisiront un

objet sur lequel ils épancheront ces premiers besoins du cœur Irop lot développés. C'osl devant ces scènes menteuses d'une vie qui

n'est point la ne réelle, que la sensibilité

s'exalte et s,- fausse. C'esl là qu'on va s'initier è loulci les infirmités du cœur, à tous

les secrets, D lotîtes les ruses de la passion ;

c'est là qu'un l'iulércise aux coupables, el

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qu'on voit souvent la vertu, le devoir, sous un aspect au moins ridicule, s'il n'est odieux.

l'resque jamais on ne met en scène l'homme ferme dans le devoir et maître de son cœur; il aurait trop peu d'attrait pour certains spectateurs. Ce qui leur plaît, ce qui les attire, c'est la peinture des faiblesses de l'humanité; c'est l'intrigue amoureuse surtout. Le jeune âge voit là comme on séduit, comment on succombe, quels sont les moyens de tromper un époux, de mettre en défaut la surveillance des parents.

Croyez-vous que la jeune fille reste froide devant ces scènes brûlantes de tendresse, de désespoir amoureux? Croyez-vous qu'elle ne désire pas souvent être l'héroïne de ces passions excentriques que rêve l'imagination exaltée, et qui sont tout à fait en dehors des réalités de l'existence? Croyez-vous que le jeune homme voie sans danger ces femmes, entourées du prestige de la scène, se prêter sans réserve aux situations les plus délicates de l'intrigue? Il faudrait ignorer grandement les dispositions du cœur et la lacilité d'impressions du jeune âge.

A ceux qui voudraient, malgré tout, soutenir que le théâtre n'est pas dangereux, qu'il est au contraire une école de mœurs et de goût, nous demanderons pourquoi tout ce qui peut séduire l'âme par les yeux y est étalé sans réserve et sans pudeur? Quoi! ce n'est pas une école d'immoralité que ce lieu où la décence est foulée aux pieds, où des femmes apparaissent à peine vêtues, où la moitié du talent de l'actrice consiste à captiver les yeux et à exciter des désirs? (P. ihlouino.)

Les romans ont tous les défauts du théâtre, moins la mise en scène; ils en ont de plus grands, en ce qu'ils disent au lecteur tout ce qu'on n'oserait dire à l'auditeur, lui lisant mi roman on n'éprouve point la houle qu'on éprouverait en entendant publiquement des choses trop libres ou même indécentes. C'est dans ce têie-à-léte qu'il a avec celui qui lit ses ouvrages, que l'auteur du roman fait passer les immoralités de toutes sortes, met sous si s yeux les scènes les plus expressives de débauche et de libertinage, et qu'il peut même franchir dans l'expression la réserve qu'exigerait le débit théâtral.

Les romans peignent à leurs lecteurs les charmes d'un état, d'une position, qui ne sont point les leurs; ils les identifient avec des personnes dont les actions, les aventures n'ont rien qui tienne au cours ordinaire de la vie. Les victimes des romans font un échange imaginaire de leur individualité cotjlre celle du héros do roman ; à force de désirer être ce qu'ils ne sont pas, ils finissent par oublier ce qu'ils sont réellement ; et tel est le secret du vertige qui vient troubler leur raison.

C'est à la lecture de ces productions que nous devons cette foule innombrable de prétendus artistes, de femmes incomprises, de jeunes gens misanthropes et fatigués de la vie. C'est grâce à ces livres que tant de femmes jouent de fuucstei rôles daus des iulii-

gues qui compromettent à la fois leur honneur, leur repos et la paix de leur ménage. Ce sont les romans qui poussent tant de malheureux au suicide, tant de coupables au bagne et à l'échafaud.

Ce sont les romans qui jettent à la prostitution le plus grand nombre de ses victimes ; qui souillent les existences les plus belles, les plus pures, et les cœurs les mieux prédestinés par Dieu au bonheur et aux douces jouissances de la vertu. Car le plus souvent, ce sont des âmes d'élite qui succombent, celles que la nature avait le mieux ornées ; les autres échappent au danger , à couvert sous leur apathique indifférence et leur nullité morale. (Belouino. )

Il ne faudrait pas cependant les défendre impérieusement, ces livres, ces spectacles; car toutes les défenses blessent la liberté et augmentent le désir. Seulement il faut, autant que possible, en faire apprécier les inconvénients, et accoutumer de bonne heure l'enfant et l'ado'.escenl à préférer, soit la lecture des ouvrages qui ornent l'esprit et le cœur, soit la contemplation de tous les chefsd'œuvre de l'art qui passionnent l'âme pour tout ce qui est grand et beau, ou pour tout ce qui montre la nature dans sa pureté et sa simplicité.

« Quand l'âge critique pour la jeunesse r.pproche, dit Jean-Jacques, offrez aux jeunes gens des spectacles qui les retiennent, et non des spectacles qui les excitent : donnez le ( hange à leur imagination naissante par des objets qui, loin d'enflammer leurs sens, en répriment l'activité. A mesure qu'il acquiert des lumières, choisissez des idées qui s'y rapportent ; à mesure que ses désirs s'allument, ( hoisissez des tableaux propres à les réprimer. » Et si vous avez affaire à des naturels indociles, mieux vaut s'efforcer du les retenir par l'honneur et les sentiments, que par la crainte.il est d'un père d'accoutumer son fils à faire le bien plutôt de son propre mouvement que par une crainte étrangère. C'est là ce qui met de la différence entre un père et un maître. Un père qui ne peut se conduire ainsi, doit avouer qu'il ne sait pas gouverner des enfants.

Les coups sont pour les bétes qui n'entendeut pas raison; les injures et les cris sont pour les esclaves. Qui y est une fois accoutumé ne vaut plus rien ; mais la raison, la beauté de l'action, la ressemblance aux gens de bien, l'honneur, l'approbation de tous, la satisfaction qui en demeure au dedans, et qui au dehors est rendue par ceux qui la savent ; et leurs contraires, la laideur et indignité du fait, la honte, le reproche, le regret au cœur < t l'iuiprobalioo de tous, ce sont les armes, la monnaie, les aiguillons des enfants bien nés et que l'on veut rendre honnêtes.

« Le premier de tous les préceptes, le principal et fondamental des autres, qui regarde le but et la fin de l'instruction, et que je désire plus inculquer à cause qu'il est peu embrassé et suivi, c'est d'avoir beaucoup plus et tout principal soiu d'exercer, cul-

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tiveret faire valoir le naturel et propre liien, et moins amasser et acquérir de l'étranger; plus tendre à la sagesse qu'à la science et à l'art; plus à former bien le jugement ei par conséquent la volonté et la conscience, qu'à remplir la mémoire et réchauffer l'imagination.» {P. Charron.)

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