DRA
dite, comme le courage, est la vertu des braves.
Maintenant que nous sommes fixés sur les véritables caractères de la bravoure, de la valeur, du courage et de l'intrépidité, nous avons à nous demander si tous ces sentiments sont des vertus.
Il paraîtrait que non, puisque, sitôt que l'âme du brave est émue par le sentiment des honneurs du triomphe qu'il désire mériter, ou par le besoin d'obtenir la récompense décernée aux actions d'éclat, "U enfin par ce sentiment de patriotisme qui fait dire à tout bon soldat : Il faut vaincre ou mourir: alors il ne connaît plus le péril auquel il s'expose, et dans son enthousiasme il oublie tout.
La bravoure sérail donc une espèce d'instinct par lequel l'homme raisonnable se laisse conduire et diriger, ou, si l'on veut, un mouvement aveugle el impétueux de la nature, qui, sans la participation raisonnes du brave, le conduit à ta gloire. Et c'est sans doute cette irréflexion impétueuse qui a fail due à Homère : Le brave esl sujet à des transports fanatiques el à des agitations do frénésie. Parlant, la bravoure n'est pas une vertu.
Mais qu'est-elle donc? Une des plus brillantes qualités de l'homme, une qualité innée, irrelléchie, qui ne se donne pas. (Bonapa: te.)
Au contraire, le courage et la valeur sont des venus ; mais la vertu du courage n'est pas aussi bornée que la vertu de la valeur. puisqu'elle se montre chez les personnes courageuses, dans toutes les épreuves difficiles qu'elles ont eu à subir. Ainsi, alors que lonle la vertu du vrai cheval er consiste a mourir vaillamment, celle du citoyen courageux consiste à h eu vivre d'aboid, et puis à mourir noblement.
Nous disons à bien vivre, car il faut quelquefo B un bien grand courage pour secouer le joug des préjugés de la Dali el se montrer vertueux au milieu d'un monde corrompu. Aussi, loin d'être irréfléchi comme la bravoure, le courage e-l un sentiment calme et réfléchi; au Heu d'être Inné et ne pouvant se donner comme la bravoure, il peut s'acquérir par l'habitude que l'on aura contractée de se commandera soi-même, el èire toujours déterminé dans ses actions par un motif d'honneur et de gloire.
Lu déliniliv e, le Courage est une des vertus
qui supposent le plus de grandeur d'âme. J'en reni.irque de beaucoup de sortes, à savoir, un courage contre la fortune, qui est philosophie; un courage a la guerre, qui est
valeur: un courage contre les misères, qui esl patience ; un courage dans les entre* prises, qui est hardiesse ; un courage fier el téméraire, qui esl audace ; un eourage contre l'injustice , qui esl fermeté; un courage
i .mit e le v ne, qui est sev en Ô, BlC
l ous les hommes mini susceptibles d'avoir ces différentes sortes de courage , mais ou aperçoit généralement plus de v igueor d'âme
dj||s lis bon. mes dont les jeuiK s innées Ont