CO.N
les p'us fâcheuses. Ainsi, on pareil ci s, n'y ;i-t il proprement que les provinces voisines <lu cliamp de bataille qui soient consternées. Si la mort de German eus eùl élé naturelle. Home n'aurait été plongée que dans la plus grande douleur; msis comme on y a soupçonné le poison , le* sujets tournèrent les y i'uï avec effni sur les monstres qui les gouvernaient , et la douleur fut mêlée de consternation. (!>i<Ierot.)
J'ai dit, d'après D .demi, quil n'y avail proprement que les province- voisines du lieu de combat qui fussent consternées de la perte d'une bataille ; cela est exact si on ne considère que les conséquences fâcheuses qui doivent s'ensuivre à l'endroit du théâtre delà guerre: mais comme elles ne se bornent pis toujours là, ces conséquences, il ■toit nécessairement en résulter aussi, que les limites de la cor.sterna'ion d ment ê'.re beaucoup plus éloignées, s'étendre même à toute la nation. Ainsi, quand en France nous apprenions qu'à Waterloo l'armée, après des prodiges de valeur, avail élé forcée de céder à la "supériorité numérique des ennemis , chacun, en répétant avec admiration ces paroles gravées au fronton du temple de l'immortalité : La garde meurt, elle ne se rend pas! chacun, dis-j'e, fut saisi d'une véritable consternation à l'aspect de ces aigles abattues et qui ne devaient plus s • relever : la perle de la bataille de Waterloo, c'était la chute de l'Empire, c'était la dernière des gloires de l'aigle impéria'e; c'était la mort des Bonapartistes : de prèï ou de loin, ils en furent tous consternés.
De même, qur, id une maladie épidémiqoe éel île n'importe en quel point d'un Kl.it républicain, la consternation que cette nouvelle répand ne se borne pas aux provinces voisines de la commune attaquée par le fléau dévastateur, elle s'étend au contraire avec une rapidité, qui devance celle de l'épidémie, jusqu'aux bourgades les plus éloignées. Ainsi, les limites de la consternation sont resserrées ou indéterminées suivant la nature de la cause qui l'occasionne, et selon l'aspect sous lequel on considère celle cause ellemême.
CONTBMPL \TION, Ext*8« (sentiment .
— Les mystiques se sonl servis du mot contemplation pour désigner un regard d'amour jeté sur Dieu comme présent à I âme : elle si- ' nilie, d'après les philosophes, l'action de fixer une pensée ou un objet dans notre entendement, et de l'examiner de lous les cotés différents. Afin d'arriver par ce moyen à la connaissance des choses el à la décoivcrte de la vérité.
Ainsi, d'après cette définition, le mol contemplation, en morale, serait synonyme d'attention forte, exclusive ; de tins rtWl ion i>'i »i'hit (Voyez ce mol), le contemplatif étant un homme qui examine très-alleuii\emeui.
Ouant à ['extase, elle consiste dans la suspension des sens causée par une forte ronlemplalion. accompagnée on suivie d'une admiration profonde; c'est la contemplation