‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 62 sur 251 · CO.N · texte numérisé non relu

CO.N

unie à l'admiration. C'est pour C'Ia qu'on dit qu'un individu s'extasie à l'aspect des beautés de la nalure ou des merveilles de l'art qui frappent ses sens, étonnent son esprit et le saisissent d'admiration.

Son aspect a quelque chose de particulier qui arrête l'observateur; c'esl-à-dire que, du moment où il esl plongé dans son admiration profonde, son attention absorbante paralyse momentanément ses sens el ses mouvements, ils sonl complètement suspendus. Sur son front et dans ses sourcils relevés, dans ses yeux qui sonl plus ouverts, plus saillants, plus enflammés, qui cachent leur prunelle sous la paupière supérieure. l'admiration se peinl lout entière. Aussi la respiration pressée cl presque haletante se fait avec des soupirs : les narines s'entr'ouvrent démesurément et semblent gonflées, la bouche est presque béanle : cl les Irails, plus lendus, restent jusqu'à la fin de l'accès dans un étal d'immobilité frappante.

Nous en avons dit assez, je crois, pour faire comprendre ce que c'est qu'un homme contemplatif et un individu dans le ravissement extatique; c'est pourquoi la contemplation e| l'extase ne constituant ni une qualité ni un défaut, el bien moins encore une verlu ni un vice, la contemplation cl l'ei> tase élant un sentiment irréfléchi, spontané, absolu, sur lequel on ne peut absolument rien, il esl inutile de nous en occuper davantage.

CONTENTEMENT, Satisfaction (sentiments). — D'après les auteurs , contentement signifie l'état de quiétude d'une à ne qui n'a ni désirs ni chagrins. Kl quand l'homme est complètement content du calme el de. la tranquillité dont il jouit, ce contentement qu'il éprouve en son âme peut clic appelé satisfaction.

D'après ces considérations, contentement el satisfaction seraient parfaitement synonymes ; seulement, el c'est à cela qu'on peut les distinguer, il esl quelques traits, I i en peu importants sans doute, qui sonl plus par liculiers à celui-ci qu'à celui-là. Un mol sur chacun d'eux , malgré leur peu d'importance.

Kl d'abord, en premier lieu, les moralistes ont prétendu que le contentement regarde plus particulièrement l'intérieur du coeur, et que la satisfaction s'attache plus particulièrement aux passions de l'âme.

Assurément, c'est un non-sens que de faire intervenir le ceeur comme étant le siège du contentement, c'est-à-dire à l'occasion d'un sentiment de calme partait dont jouit une âme tranquille. Que celle privait n do clin

grins et de désir-, que cet elal de quiétude

que rien ne Irouble, que le contentement eu on mol que l'homme éprouve le rejoms.se,

c'est naturel ; mais, si pour exprimer ci ■ en- Il ni, on dit que le lourde I homme se rejouit, on parle au ligure, attendu que ci' n'est point par le cour que l'homme sent : nous avons vu ailleurs [Introduction) que le sentiment est une Bcusali u

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