‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 69 sur 251 · I. usons que toute décision, pour cire a lalui · texte numérisé non relu

I. usons que toute décision, pour cire a lalui

drs reprochea de notre conaeience eld autrui, repose sur un jugement loisjoeoaaaasnl moine. Or, comme nous ne saurions bien mo-

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liver nos jugements sans que noire raison soil parfaitement éclairée el noire conscience droite, c'est par l'instruction d'une pari, et l'éducation de l'autre, que nous arriverons à asseoir presque toujours nos décisions sur les bases de la morale la plus pure cl de la plus stricte équité.

DÉDAIN (défaut). — On a considéré le dédain sous deux aspects, à savoir: comme dénotant un sentiment qui nous empêche de nous familiariser, ou qui nous éloigne des personnes que nous croyons au-dessous de nous, par la naissance, les biens ou les lalents ; ou bien, comme le résultat de la fierté ou de l'amour-propre, qui nous rend dédaigneux à l'égard de ceux que nous regardons comme nos inférieurs. ( Yoy. Fikrtë.) Il repose aussi, sur le peu de cas que nous taisons des autres, el alors il lient du Mkpius (Yoy. ce mot).

Le dédain est la marque d'un esprit faux ou d'un mauvais cœur, de l'ignorance cl de la présomption de l'orgueil ; car à moins d'avoir ces travers de l'esprit, on ne se prévaudra jamais d'un rang , d'une naissance , d'une fortune que le hasard nousa donnés, ou dont nous sommes les artisans ; el, nous devons le dire, ce sont malheureusement les parvenus qui se montrent les plus dédaigneux. lout comme, à moins d'avoir le cœur méchant ou l'âme d'une susceptibilité outrée, on ne dédaignera pas un malheureux qui aura l'ail une faute. Ce serait manquer de charité que de l'accabler de nos dédains.

Prenez garde, que je ne prétends pas qu'on doive se lier d'une manière très-intime avec tout le inonde; ce que je veux, c'est que l'éducation seule et la moralité soient la barrière qui sépare le riche du pauvre, le grand seigneur de l'ouvrier : je veux que si nous ne nous familiarisons pas avec nos inférieurs ou les gens coupables , du moins nous ne les dédaignions pas.

DÉFIANCE, Dkhant ; Miiuvc.k , Mkri\M [qualités bonnes ou mauvaises). — Défiance et méfiance sont des expressiona synonymes, qui annoncent également un éïai de crainte que l'homme éprouve a l'idée qu'il se trompe, qu'il peut se tromper ou qu'on veut le tromper.

Il y a pourtant celle différence entre la crainte de l'homme ilifimi et celle de l'homme qui se méfie, que , laml s que le i remier Craint d'être trompe par des gens qu'il ne

connaît pas; le second craint de l'être par

des personnes qu'il suspecte cire de mauvaise foi, et, par conséquent , capables dfl dissimulation el de duplicité. Ainsi , l'un se défie, parce que, éclairé par 1'cxpérienefl q i il a acquise des habitudes cl des mœuri de [a société, il est devenu prudent , et que

la prudence veut que toutes les fois qu'on a affaire à un individu qu'on ne connaît paa, ou se délie de lui, rien ne nous ayanl apprit si nous devunt en avoir une 1 011116

ou une mauvaise opinion ; l'autre, au contraire, s'il s,- méfie oc L'individu à qui II I affaire; c'est que, naturellement soupçon-

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