‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 72 sur 251 · DEL S9Q · texte numérisé non relu

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dénonciateur et à l'accusateur les encouragements qu'ils méritent et de flétrir énergiquemenl le délateur.

Ou, si l'on ne voulait pas même approuver les uns; si même, par une susceptibilité sans exemple, et dont on n'est pas toujours le maître, quelqu'un se refuse à les approuver, je l'inviterais à réfléchir un instant avec i calme et sang-froid, aux véritables intentions du dénonciateur et de l'accusateur, et il trouvera, j'en suis certain, des circonstances atténuantes à leur appliquer.

Nous n'aurons pas les mêmes égards pour le délateur. Nouveau Judas qui trahit son Dieu et maître pour trente deniers, n'ayant par conséquent dans son âme, ni le moindre vestige de délie ilesse, ni la moindre trace d'honnêteté, pas même l'ombre de la pro bile, de la bonté ou de la délicatesse, etc., il peut être livré à la vindicte publique sans; merci ; il n'inspire aucune pitié.

Supposerai'-on qu'avec une pareille opinion de la délation, il y eùl< ependanl des hommes assez vils, assez méprisables pour la payer ? et des êtres assez lâches pour en recevoir le prix ! Cela s'est vu à différentes époques et cela se verra peut-être encore, tant est grande la corruption de la société actuelle ; la fin première étant de faire forlune, est-ce qu'on peut être arrêté par les moyens? la poudre d'or peut recouvr.r tant de taches 1 Aussi, et cela ne vous étonn ra pas, les délateurs ont abondé de tout temps, là où la délation fut récompensée. iGo-luat.' En France, on la paye magnifiquement.

En voilà assez, je crois, pour faire la part de la délation, de l'accusation cl de la dénonciation 4 cl pour apprécier chacune d'elles à sa juste valeur , c'est-à-dire pour faire de la première un > ice odieux, et des deux autres une qualité rare qu'on pourrait considérer comme une vertu.

DÉLICAT, Déi.icatisse (vertu). — Il est très-difiicile de définir la délieattste. < >n a bien dit qu'elle consiste dans mie tuteeptibi' lité de t'rime , Bossuet, Fléchier, elr.>; uns finesse et une justesse de l'esprit (Bussy) : mais si nous consultons les auteurs pool Bavoir de quelle nature sont celte susceptibilité de l'âme, ces finesse et justesse de l'esprit, ils n'ont absolument rien à nous apprendre, si ce n'est qu'il \ a une délicatesse de l'esprit lui-même, une délicatesse de sentiments et une délicatesse de procèdes. r.est pourquoi, après avoir longtemps rtllei In sur l'i Menés de ce sentiment, si je puis m'exprimer ainsi, j'ai trouvé une si grande analogie entre la délicatesse de l'âme et la délitaient d'une conscience toujours pure et qui veut rester telle, parce qu'elle a la conscience du bien et du mal, que je me suis arrêté à l'Idée que c'était un seul et même sentiment, nue personne ne pouvant avoir de la délicatesse dans ses nuriirs, >a conduite, SCS affections, ai elle n'flgil d'après les inspirations d'une conscience sans reproche; ni êlr* en paix avec elle, si elle manque de délicatesse. Il n'est donc pas élonnanl que

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