‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 97 sur 251 · FAM · texte numérisé non relu

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tioncst d'autant plus importante, qu'èlrc faillie indique toujours un défaut ; tandis que ce n'en est pas toujours un d'être facile; au contraire, c'est souvent une qualité. Je m explique. Quand être facile désigne un esprit qui «e rend aisément à la raison, à la justice, en un mot, un homme facile à vivre, dans te cas la facilité est une qualité bonne en soi et que tout le monde recherche. Ce serait donc une grande faute que de la condamner à 1 egal de la faiblesse.

Au contraire, quand le mot facile est employé pour désigner un espril crédule, faible, qui se laisse gouverner, dans ce cas cette dénomination indique un l'éfaul que la société ne pardonne pas. Aussi se sert-on volonliers de ce mot pour injurier une femme qui résiste peu aux séductions dont on 1 environne : c'est une femme /"uci/e, dit-on.

Chacun doit donc se préserver, autant que possible, de toute faiblesse inexcusable ou d'être par trop facile; cl s'il est incapable de résistance, il faut qu'il recherche à quoi peuvent tenir sa faiblesse et sa facilité, pour trouver plus aisément dans cette connaissance le moyen d'y remédier.

On lui i ût peut-être évité cette épreuve et celte peine si, dés sa tendre enfance et alors que, trop jeune pour se gouverner, former son caractère et réformer ses mauvais penchants, ceux qui furent chargés de le diriger s'iiaient opposés de tout leur pouvoir à ce que ces défauts se développassent ri prissent domicile en son âme; s'ils avaient eu le talent de lui inspirer des sentiments contraires et de lui faire sentir l'odieux de la faiblesse ou d'une certaine facilité par des faits frappants de force et de vérité. El.par exemple, pour montrer aux enfants qu'on a besoin de la grâce pour être fidèle, il faut leur raconter l'histoire de saint Pierre; le représenter qui dit d'un ton présomptueux : S'il faut muwir, je vous suivrai: qvarul tous les autres vous quitteraient, je ne vous abandonnerai jamais. Puis on leur dépeint sa chute : il renie trois fois Jésus-Christ; une servante lui fait prur : on leur dit pourquoi Dieu prrmil qu'il fit si faible.On se sert ensuite de la < omparaison d'un enfant ou d'un malade qui ne saurait marcher tout seul, et on leur fait entendre que nous avons besoin que Dku nous porte r mme une nourrice por e Bon nourrisson : par là on rend sensibles les w) sléres de la grâce.

Maison n*< si pis toujours enfant, et, quels qu'aient été les ..vis qui lui ont été donnés, tout homme d'une s.-, -il. lilé exquise dm savoir que c'est un devoir pour lui d augmenter sa force intérieure, 1 1 qu'à défaut île ja pra(.c ; | i en fournil 'es moyens.

Ces! un devoir pour lui, parce que les personnes ave M'" ' '''' lie I ir ,l;'s .ril;'~ ports intin es, souffrent fréqncmmenl de sa faiblesse; parce qu'il est un g/and nombre d'occasions uù un homme faible esl embarrassant ou même plus dangereux qu'utile. Oue cet homme se fortifie par

l'exercice de la sagesse, qu'il acquière fermeté modérée qui appartient nalut

ment à l'homme dont le caractère a été placé primitivement à ég île distance des extrêmes ; et alors il ajoutera tous les avantages qui appartiennent à ecl homme, à tous les dons qu'il lient de sa nature, douce et délicate.

FAINÉANT, Fainéantise (vice). — La fainéantise proprement dite peut être définie : l'amour du désœuvrement, la haine de l'occupation et l'éloigncraent pour toute espère de travail. E le a la plus grande analogie avec la paresse, son synonyme, dont elle no diffère d'ailleurs que parquelques points bien peu importants, dont nous ferons l'cnumeration un peu plus lard. Yoij. Pauesse.

FAMILIARITÉ (défaut^, Familier. — la familiarité n'est par elle-même, ni une qualité, îi un défaut, puisqu'elle consiste dans une absence de toute gène, de toute cérémonie (sans grossièreté) dans les entretiens, les manières, les gestes, les procèdes en société, déterminée par l'affection, l'habitude, la confiance et l'égalité des conditions. C'est lu sans-facon rie la bonne compagnie

C'est pourquoi je me serais dispensé d'en parler, si je n'avais voulu faire remarquer que, poussée trop loin, la familiarité, en quoi qu'elle se montre, a été considérée, p:r les moralistes, en général, et par les gens bien élevés, en particulier, comme un véritable défaut. En conséquence, je me vois f rcé d'entrer dans quelques détails en ce qui la concerne.

Généralement, ce sont surtout les distinctions de rang, d'étal, plus encore que la concurrence et les chances de la fortune, qui empêchent qu'une douce et étroite familiarité B'élablisse entre les enfants et les jeunes gens assez enorgueillis de leurs litres cl de leur naissance pour s'éloigner de ceux qui n'en possèdent pas de pareils. Aussi ne treatc-l-rile que dans le peuple, qui, lui du moins, a mi la ronserver. El il a taise.n : car la familiarité bicncnlenduc est le charme le | lusséduisanl, 1 1 en le plus dou\ de l'amilié.De même il e h, ont. e l'estime que le supérieur a pour l inférieur, tout comme la réciprocité de goûts, de convenances, de sentiments, parmi les entre qui cil • s'établit, iit pourtant la familial île do l néct mnii avoir des homes. I. a conserver avec ceux qui sont au-dessus de nous, ou bien plus n . nous, devient undéfaul.en ce qu'elle

l'homme famili r, une on de l'umour-propre.qui l'aveugle a .e point, qu'il se croit l'égal de loul le monde, en vertu de ce priucipe :Toos les hommes ne .s. nl-ils pas de chair et d'os?

Sans doute que H0U8 sommes peins (lu

i ,. limon, et qu'ayant une origine commune, nous aurons une même lin : Me-,.- ., auia pulvi* e», et in puleerem rt

,. dis pins : nous lOinniei Ions lieres Bll

Jésus-Christ; ma s il sullit qu'on admette . la société une s ipérioritôde naissance, de talents, de mérite, d'éducation, pour que ceux qui n'onl rien de tout cela évitent de se montrer familiers avec ceux qui on peuvent jouir.

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