‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 98 sur 251 · FAM · texte numérisé non relu

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Do même, les hommes bien élevés doivonl se défendre de toute familiarité avec les personnes d'un autre sexe. En se montrant lièsfamiliers avec elles, ils pourraient faire supposer des relations par trop intimes: ce qui doit être toujours évité, en supposant même que ces relations eussent existé, la réputation des femmes devant être une chose sacrée, qu'il faut respecter, y porter atteinte leur étant toujours préjudiciable.

J'ai dit : en supposant même qu'elles eussent vécu avec nous dans la plus grande intimité, attendu que de deux choses l'une : ou bien la femme a succombé par faiblesse et gémit de sa faute, tout en la commettant peutêtre encore; ou bien c'est une femme perdue qui a jeté le masque de l'honnêteté , masque que quelques-unes de ces femmes aiment et savent toujours porter. Eh bien ! dans l'un et l'autre cas, tout individu qui se respecte évitera de se montrer familier, soit avec l'une, soil avec l'autre de ces femmes : avec la première, parce qu'il vomira que chacun estime celle dont lui seul connaît la faiblesse, et qu'il doit alors faire respecicr en cachant soigneusement une faute que trop de familiarité ferait peut-être soupçonner (et l'ombre d'un soupçon ne doit jamais peser sur la femme qui »uu< aime); avec la seconde, parce que c'est se dégrader soi-même, que d'alfirher une certaine familiarité avec une personne qui s'est prostituée.

Nous avons parlé do l'âge, et nous reviendrons sur cette observation, afin de faire remarquer que la jeunesse ne doit jamais se permettre des familiarités trop marquées fis-à-vis des vieillards, peur si obscure que soit leur naissance, pour si ridicule que puisse ê're leur per-onne : une tête blanche par le- années et *ur laquelle les ravages du temps ont lai-sé bien des traces, un corps que le travail et souvent le maihe: r ont courbé, méritant toujours la vénération et le respect.

Il a é é également question d'une supériorité de naissance, de mérite, etc. Nous ferons remarquer, à cet égard, que si nous avions nous-mêmes celte supériorité, ce ne devrait pas être un motif d'être familiers avec tout le mon le. On peut bien, ou doit bien même l'être nu />■ l'.c.ir trop de raideur pourrait être prise pour du mépris, et l'on ne doit mépriser pi r- Bonnc, h: pauvre pas [dus qu'un au're; mais je | retends qu'il laul se défendre d'une trop grande familiarité, le trop étant toujours blâmable. On y supplée en se montrant simple, bon, affectueux, mais avec réserve et convenance, envers les personnes de tous les rangs et de toutes les conditions; c;.r, en agissant de l.i sorte, l'homme supérieur est toujours sûr de se faire estimer et re-pectir. li n'y a que l.i familiarité exagérée, absolue, nous le s, qui ren e méprisable [Mirabeau); et cela, | arce qui! le grand inconvénient qui naît l'une trop grande familiarité, c'est qu'on ne se gène pas entre soi et que chacun donne i . - .11 ■■ à ses défauts : d'où est venu probablement ce proverbe : La familiarité engendre le in 'pris.

Qu'arrive t i!,du reste, aux individus bien

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