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nés, bien élevés, ayant de la fortune, qui. pour un motif quelconque, in. lis que la morale réprouve, se rendent familiers avec des gens sans aveu cl de la plus basse extraction, sans éducation, sans mœurs? Qu'ils sont bientôt ;ussi crapuleux que leurs nouvelles connaissances : ce qui éloigne d'eux leurs anciens amis, qui les méprisent.
dardons-nous donc, j ■ le redis encore, de nous laisser aller aux illusions de la familiarité vis-à-vis des personnes qui ne sont pas d'une même condition que nous , et surtout qui n'ont | as une bonne réputation de moralité. Se montrer familiers avec les uns ou les autres, c'est s'exposer, 1° à ce que nos inférieurs croient devoir se défier de nos intentions ; et cela doit être, attendu que les grandi et les riches ne se familiarisent guère avec le bas peuple, surtout avec l'homme du peuple ma! famé, qu'alors qu'ils ont besoin de lui ; et ils le regardent du haut de leur grandeur, du moment où ils peuvent se passer de ses services : ce qui fait que le peuple les méprise d'aller jusqu'à lui; 2? à ce que l'aristocratie nobiliaire ou financière nous méprise d'oser nous élever jusqu'à elle.
Donc, d'une façon ou d'autre, la familiarité conduit à mal, et au pire des maux : le mépris.
FANATIQUE, Fanatisme (vice). — Un individu est-il dans un état d'exaltation, de délire, occasionné par une idée dominante qui 1 • poursuit et l'entraîne, on dit de lui : C'est un fanatique. Delà celle définition du fanatisme : C'est un zèle passionné pour une religion, pour un parti, pour une opinion, qui maîtrise et gouverne l'homme à ce point, qu'il se porte à tous les excès et même au crime. Ce sentiment est donc toujours 1 •■ même, quelle que soit la cause qui le produit.
Le fanatisme est un vice mixte, attendu qu'il tire sa source de la présomption ou de l'orgueil joint à l'ignorance; et ers conditions se trouvant réunies chez un individu à l'âme ardente, à l'imagination exallée, aux passions vives, il s'ensuit que, celant à ses
I ro] res inspirations, ou entraîné par l'ascendant d'un chef de parti, il prend des résolulions extrêmes, qu'il tente d'accomplir, alors surtout qu'il n'est pas dépourvu de force et de hardie.se, et qu'il est pénétré de l'idée qu'il peut mépriser , qu'il doit mépriser même les lois communes d-e la raisoo, de la morale, de la prudence, du pays. Qu'importent, en effet, au fanatique ignorant et bigot, les lois qui doivent gouverner les homme-. '.'
II se croit illuminé par la grâce, cl, s'auimanl d'une sainte rage, comme s'exprime d'Holbach, pourrait-il résister au sentiment qui l'anime ? Qu'importent encore les lois divines et humaines à ce patriote ignorant et sans jugement, qui croit s'immortaliser en égorgeant les tyrans de sa patrie, heureux de mourir, s'il le faut, martyr de la lilerlé?
Sous ce rapport je dois le dire, parce qu'on a pu le remarquer, le fanatisme n'est pas seulement le partage de l'ignorance associée à l'ur-
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gueil on à la présomption; on lercnronlre aussi ihez tous les individus doués d'une imaginalion forie et mélancolique. Chez eus, la frénésie du zèle fanatique est si forte, qu'ils ne sauraient se soustraire à sa puissance : témoin tous ces grands hommes, dont l'histoire a recueilli les noms et les actes, qui malheureusement n'ont pu s'en garantir, et qui, s'ils n'oni pas frappé eux-mêmes la victime, ont été les instigateurs de ces troubles qui ont fait répandre tant de sang à d fférentes époques, et le sont encore aujourd'hui de ces guerres civiles qui divisent nos malheureux voisins.
En présence de pareils faits, quelques moralistes ont | eusé devoir admettre que le fanatisme a sa source dans le tempérament. Je crois que c'est une erreur. J'a Imets bien que, suivant qu'un individu aura tel ou tel tempérament, il sera plus facile à accepter telle ou t Ile idée, plus ou moins bien disposé à mettre lou! en œuvre pour effectuer les projets qu'el'c lui dicte, plus ou moins entreprenant et persévérant ; mais dans ce ras le tempérament n'a qu'une influence secoodaire. L'iofluenre première, capitale, c'est le fanatisme, c'est l'exaltation d'une faus-e ronscieneequi abuse des choses sacrées ou de la puissance qui lui a été donnée, pour asservir les hommes qui ne prof'sscnt pas les mêmes principes, aux caprices d'une imagination en délire cl aux dérèglements des passions. Les effet s de celte influence s ont d'autant plus terribles, qu'il* étouffent les remords du crime et mettent i'homme hors d'elal d'avoir recours à sa raison ou au repentir: Ici on nous montre .lui en l'Apostat; son apostasie le conduisit au fanatisme, et du fanatisme à la perséentinn. Quand l'homme a commis une faute qu'il suppose irréparable, l'orgueil lui fail chercher on abri dans celte faute même. Julien essaya deux choses difficiles : réchauffer le zèle des idolâtres pour un culte éteint, provoquer des chutes parmi les chrétien-. Embaucheur de la cupidité et de la faiblesse, il offrait de l'or cl «les honneurs à l'apostasie; il échoua contre la fui fervente cl contre la foi tiède. Luimême ne plaint de ne trouver presque personne disposé à sacrifier; il avoue que son discours hellénique au sénat chrétien de Ii'-rée , loué pour la forme, n'eut aucun succès pour le fond : il gourmande les habitants d'abandonner Ls dieux d'Alexandre pour un Verbe que ni eux ni leurs pères n'ont jamais v u.
Il ne s'en linl pis là : décide à rendre au trmplc etauboi. de Daphoé sen ancienne
| Ompe, Julien fit euh ver les relique-, de
h iinl Babylaa du cimetière chrétien ; le i bu-
- mutina, le lemple d'Apollon fut bi L'empereur, irrité, ordonna .i son oncle Ju- I en, comle d'( roui < i apostat comme lui, de fermer la cathédrale d'Anlioche el de confisquer ses revenus. Le comte mil en interdit les autres églises, souilla les vases soi ré« ci cond m na .1 m it ta ni l héodorel. .i.i/ i , Ascalou, Césai i lis, la plupai t des
rJllea de la SjrîCj se soulevèrent coiili''
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chrétiens, non par ardeur religieuse, mais par cupidité, haine et envie. Après avoir déterré les morts, on tua les vivants ; on Iratna dans les rues des orps déchirés; les cuisiniers perçaient les victimes avec leurs broches, les femmes avec leurs quenouilles; les entrailles des prêtres el des recluses furent dévorées par des cannibales, ou jetées mêlées d'orge aux pourceaux. Quelques serviteurs du Christ périrent égorgés sur les autels des dieux.
En définitive, la source la plus commune du fanatisme, c'est une éducation manqoée et vicieuse, qui a empêché que les bons >-entira nts que Dieu a déposés dans l'Ame du fanatique aient pu y fructifier. N'ayant ni principes, ni modération, ni patience, ni résignation, ni sagesse, aucun de ces sublimes sentiments que la philosophie enseigne , aucune des vertus que le christianisme commande, pourrait-il se commandera lui-mém > et ne pas se laisser entraîner par ses pas-ions ou par les hommes influents? .le crois que non, puisque le fanatisme, quelque soit son objet, n'est autre chose au fond que la préoccupation d'un élément de la pensée dans le dédain ou l'ignorance de tous les autres. (.1/. Cousin).
Ds tout temps le f matisme a régné dans le momie. I.e catholicisme a toujours répudie et cond inné les fanatiques qui, sous le voile de la religion, oubliant les préceptes de leur divin maître, inondèrent à bien des repri-es les provinces du monde chrétien d'un sang que la morale évangélique leur défendait do répandre.
Certes, nous sommes les premiers à le dire, le fanatisme, chez nous comme partout, a commis bien des crimes, bien des attentats ; mais nous prétendons aussi que les reproches qu'on lui adresse à cet égard son! exagérés de beaucoup, c'est-à-dire que souvent les massacres, les persécutions, les ass issinats judiciaires qu'on lui impute, ont été commis dans un but politique ou de vengeance parti ulière, par des hommes qui se servaient du prétexte do la religion. Ainsi, la Saint-Barthèlemy, par exemple, est— elle bit n imputable au fanatisme n I N'est-elle pas plutôt le résultat d'un liaison polit que et de passions personnelles ! Beaucoup d'auteurs le soutiennent, et mois nous i angeons de leur ai is.
Du reste, bien des personnes, qui se prétendent philosophes, ont pris a tache d'attaquer la religion par les reproches du fanatisme qu'ils lui adressent. Fanatiques eux-mêmes à leur manière, ou de la plus honteuse des passions, l'intolérance reiiui du mot fanatisme pour i us ceus qui croient en D eu, 1 1 principalement ceux qui se soumettent aatf dogmes el aux ;r tiques du catholicisme. Ils l'ail iquenl sans ci sse par tous les n oyensi même les plus honteux, le mensonge pi Ifl sia.ila'e. Comme ces requins voracei qui suivent tes nat ires pour dévorer li s un m hh dicCS qu'on [elle à la mer, ils suive I Ifl !, Cl s il icj