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Ministère de l'agriculture

AUriOutiotis.

En dehors ou, pour mieux dire, au-dessus des services techniques (administration des forêts, hydraulique agricole ou utilisation et aménagement des eaux, production chevaline et haras), le r(jle fondamental du ministère de l'aj^riculture, envisagé dans ce qu'il offre de plus élevé, peut se résumer en deux mots : informer et surtout euseigner. Les opérations de l'agriculture, en effet, nécessitent une énorme quantité de travail auquel concourent les forces de l'homme, celles des animaux et celles de moteurs mécaniques. Il importe donc de savoir dans quelles circonstances on doit avoir recours aux unes ou aux autres pour obtenir le même résultat avec le moins de dépenses possible. Les progrès de la mécanique et de la chimie, comme ceux di l'agriculture, ont permis de substituer, de jjIiis en plus, au travail de l'homme celui des animaux

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ou des forces naturelles et de décharger l'agriculteur d'un de ses plus rudes labeurs. La place qu'occupe l'agriculture dans la vie économique des nations a justiflé depuis longtemps la création et le maintien d'une administration spéciale.

Le ministère de l'agriculture a pour mission de donner l'instruction technique à divers degrés, de répandre les connaissances scieutiflques et leurs applications agricoles par l'enseignement oral, de compléter cet enseignement par des publications mises à la portée du plus grand nombre, d'aider aux progrès de la science en créant ou subventionnant largement les stations agronomiques et forestières, d'encourager l'expérimentation rationnelle dans le but de combattre la routine et de propager les résultats acquis en France et à l'étranger. Il doit encore faire connaître les progrès réalisés ou à réaliser, renseigner rapidement le public agricole sur l'état des récoltes ainsi que sur celui dos diverses cultures de la France et de l'étranger, faire publier les cours des marchés étrangers, et éclairer les cultivateurs non seulement sur les essais à tenter, mais encore sur les pratiques qui accroissent la fécondité des terres, qui favorisent l'élevage et la meilleure alimentation du bétail et assurent à l'industrie du sol son plus haut degré de rendement.

Depuis 1789, trois phases principales ont marqué l'histoire ofBcielle de l'agriculture en France : de 1707 à 1836, c'est-à-dire pendant 40 ans, l'agriculture ne figure dans le titre d'aucun ministère, elle est reléguée successivement dans un des bureaux des ministères de l'intérieur, du commerce ou des travaux publics. En 1836, pour la première fois, son nom parait accolé tantôt à celui du commerce, tantôt au département des travaux publics. Le 17 juillet 1869, elle est officiellement associée au commerce et y reste jusqu'au décret du 16 novembre 1881 qui érige l'agriculture en département ministériel spécial.

Division adminislratice.

Réorganisée parles décrets des 18 février ISS2 et 12 octobre 1890, l'administration centrale du ministère de l'agriculture comprend :

Le cabinet du ministre, avec le secrétariat, le personnel et le matériel, les secours, les bibliothèques et les arcliives;

La section de comptabilité et de la caisse, où s'effectuent la préparation des budgets et projets de loi portant ouverture de crédits supplémentaires et extraordinaires et la centralisation de.-: budgets particuliers des écoles et des établissements divers d'agriculture ;

Et les quatre grandes direclions : de l'agriculture de l'hydraulique agricole, des haras et des forêts.

La direction de l'agriculture a été créée en vue de veiller à l'approvisionnement général du pays pour toutes les matières animales et végétales servant à l'alimentation ou à l'industrie manufacturière. Elle se divise en 4 bureaux :

Le \" bureau 'Enseignement agricole et des encouragements à Vagriculture) s'occupe de l'organisation et de l'administration des établissements d'enseignement agricole (V. Écoles), des concours régionaux et départementaux d'animaux de boucherie, d'animaux reproducteurs, d'instruments agricoles, de produits, etc. ; des concours de prix culturaux ; d'irrigations, des primes d'honneur de la grande culture, de la petite culture, de l'horticulture et de l'arboriculture; du drainage, de la mise

en culture des landes^ de la tenue du tierd-book ou livre constatant d'une manière officielle, pour les bestiaux, l'origine des individus de bonne race.

Le 2^ bureau [Écoles et services sanitaires) a dans ses attributions l'organisation, l'administration et l'inspection des écoles vétérinaires et des services sanitaires des animaux domestiques, la législation et la police sanitaire sur les maladies contagieuses du bétail, l'inspection sanitaire du bétail importé, la liquidation des indemnités pour l'abatage des animaux.

Le 3^ bureau [Législation, subsistances et phylloxéra) s'occupe du Code rural et de la législatiou relative aux subsistances et particulièrement à l'importation et à l'exportation des céréales, de la viticulture, des lois et règlements concernant le phylloxéra et autres insectes ou cryptogames nuisibles à la vigne.

Le 4^ bureau [Service de la statistique agricole et des subsistances) recueille et publie les prix de vente ainsi que toutes les données statistiques sur les récoltes annuelles du pays et sur celles des principales contrées productives à l'étranger.

Direction de l'hydraulique agricole. — On évalue à 200,000 hectares l'étendue des terrains irrigués et à plus de 3 millions d'hectares celle des terrains susceptibles de l'être. La lenteur de ces progrès est due à l'état de la législation, à la division de la propriété et à l'ignorance des populations. Aussi est-ce pour remédiera cette situation que le service de l'hydraulique agricole a été détaché du ministère des travaux publics auquel- il appartenait naguère, pour être placé dans les attributions du ministère de l'agriculture.

Constituée par deux bureaux, cette direction s'occupe de la police et de l'entretien des cours d'eau non navigables ni flottables ; du partage des eaux entre l'agriculture et l'industrie, de la surveillance de la pèche sur les cours d'eau précités, des endiguemeuts, des dessèchements de marais, de l'assainissement des terres humides, de la suppression des étangs insalubres, des travaux à effectuer sur les routes agricoles et salicoles des marais salants de l'Ouest, des opérations de colmatage, de la mise en valeur des communaux (L. 28 juillet 1860), de l'amélioration de la Sologne, des Bombes, etc., des canaux d'irrigation et de submersion.

Direction des haras. — Créée en vue de favoriser la production chevaline en fournissant à l'industrie privée pour la monte des juments, des étalons de choix. [V. Haras.)

Direction des j'orcts. — Avant le 15 décembre 1877, date de sou rattachement au ministère de l'agriculture, la direction des forêts constituait une des régies financières ou directions générales du ministère des finances.

Elle se divise en service central et service extérieur ou départemental. [Y. Forêts.)

Le service central, composé de 3 bureaux, est chargé du contentieux, de l'enseignement forestier, du secrétariat et des acquisitions ; de l'aménagement et de l'exploitation des forêts ; du reboisement, des repeuplements, des défrichements, des travaux de mise en valeur, d'entretien et de conservation du domaine forestier.

Quant au service extérieur ou départemental, il se compose de 32 conservations entre lesquelles est partagé le territoire forestier français.

MINISTERES

MINISTERES

Conseils et comitvs.

Les conseils ou coiniios places auprès du niiuistèro de l'agriculture sont :

Le conseil supérieur de l'agriculture ;

La commission supérieure du phylloxéra ;

Le comité consultatif des èpizooties ;

Le conseil des forêts ;

La commission consultative de l'hydraulique agricole ;

Le conseil supérieur des haras ;

La commission du Slud-hook ;

L'inspection gt iiorale de l'agriculture.

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