I. Origine et besoins de la monnaie
Les peu[)les (]ui ne vivaient pas à l'état sauvage n'avaient primitivement, i)oiir se procurer même l'indispensable, (|ne le troc ou échange direct d'une marchandise contre une autre. Il en résultait de grandes dillicultés et (/uehiuefois même des inq)ossibilites : on ne pouvait, en ell'el, avoir toujours à sa disposilion des objets réciprotiuement désirables, mesurables cl échangeables. Il n'y avait alors aucun moyeu couunode de mettre eu réserve de la richesse, de l'échanger eu (luaiililè (|uelcon(iue et d'avoir une appréciation continuellement exacte de sa valeur.
L'idée de la monnaie a jjris naissance le jour où, pour sortir de cet embarras, on a songé à chercher la valeur échangeable des choses, non jilus entre elles occasionnellement, mais vis-à-vis l'une d'elles toujours apte à servir de terme de comparaison et d'agent d'emtuagasinement et de remplacement.
Le besoin de monnaie, de cet agent commode d'accumulation, de mesure et d'échange, s'est d'abord étendu en raison même de l'accroissement de tous les besoins hunuiins.
Si un premier jeu de compeusallon a fait découvrir la monnaie, nu autre jeu de- compensation perfectionné a donné naissance aux lettres de change cl plus tard aux billets de banque, aux chèques, aux postal et telegrapliical orders permettant à un certain stock monétaire immobilisé de garantir et de faciliter uu nombre très considérable d'échanges ; puis sont veuus les virements, les combinaisons des Ulearing-House ou chambres des compensations qui tendent à réduire de plus en plus l'emploi des stocks monétaires, en ramenant à nu solde unique le règlement d'un grand nombre d'opérations.