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Journal d'un bourgeois de Paris

EMPRUNTS

quotité de rente viagère qui doit leur revenir. Loteries, tontines, rentes viagères tiennent une grande place dans l'iiistoire de nos finances d'avant la Révolution. Aux moments désespérés, alors que les rentes perpétuelles ne trouvent plus à se placer, que les bous et billets de toutes sortes sont dépréciés, la loterie réussit presque toujours.

L'analyse particulière de ces emprunts serait longue et fastidieuse, elle serait d'ailleurs à peu prés inutile aux personnes qui voudraient établir des points de comparaison entre les emprunts d'autrefois et ceux d'aujourd'hui. Les temps ne sont plus les mêmes, et le crédit des xvii« et xvm'' siècles ne ressemble en rien à celui d'aujourd'hui.

A ces époques anciennes l'absence de bonne foi était la caractéristique des tinances, aujourd'hui la loi plane au-dessus de tout et est ponctuellement obéie partout ; les engagements de la nation ellemême constituent la plus parfaite garantie de la Dette nationale.

-Nous laisserons donc de côté l'ancien régime et ses emprunts pour passer aux emprunts des temps modernes à l'égard desquels d'utiles comparaisons peuvent être faites. Le lecteur cependant qui voudrait remonter à la source même des anciens emprunts, trouvera sur ce sujet les reuseignements les plus circonstanciés et les plus détaillés dans l'intéressante histoire de la Dette publique publiée par M. \ahrer • et dans les mémoires récompensés en 1888 par l'Académie des sciences morales et politiques, mémoires traitant de la forme des emprunts en France, Angleterre et Hollande depuis le commencement du xvni* siècle.

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