Période révolutionnaire
La fin du xix« siècle fut une période de transformation politique pendant laquelle les questions financières se sont trouvées reléguées au second plan.
Qu'inqiorteront l'ordre et la régularité dans les finances alors que la guerre civile désolera le pays tout entier et que l'étranger envahira la France ; le saint public, telle est la loi suprême devant qui tout doit céder.
Le salut public, telle est la justification des procédés financiers de la période révolutionnaire.
Peut-on d'ailleurs considérer les opérations financières de la période comme de véritables emprunts; il est permis d'en douter. A part les tentatives infructueuses faites par .Ncckcr au lendemain de l'avènement de l'Assemblée nationale f)Our se procurer les ressources nécessaires au fonctionnement du service, il n'y a \)ns, eu d'api)el au crédit.
Les contributions patriotiques, les emprunts forcés sur les riches, h; cours forcé donné aux assignats, aux mandais territoriaux ou aux bons de toutes sortes, ne sont pas du ressort du crédit. Le caractère d'imprunt [)ublic ne peut être reconnu à des opérations ayant pour base la force ou l'impôt. L'assignat ou la mort, telle fut un moment la devise des finances révolutionnaires. On a vu au mot Assignat comment se sont opérées les émissions de ce nouveau i)apier-nionnaie dont le chitfre a atteint, d'après Hamel, i:.,J81, 4 12,018 fr. Nous n'y reviendrons pas.
Tant que durèrent la guerre étrangère et la guerre civile, la Convention n'eut qu'une monnaie, l'assignat, et qu'un gage, les biiMis nationaux dont l'éinigration accroissait sans cesse la masse, mais le