Canaux, tome I, page
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Les iiiconvéniouts résultaient de ce que des concessious consenties pour une durée considérable, souvent ultime à titre de propriété perpétuelle et iucouiniutalile, aboutissaient en fait — et cela malirre les restrictions dout elks étaient accouipagnées — a une sorte d'aliénation du domaine puldic. Cette attributiou de propriété était d'autant plus grave que les voies cédées constituaient entre les mains du détenteur un véritable monopole qui leur permettait souvent 'l'abuser de leur pouvoir pour annihiler plus ou moins complètement le caractère de voies communes à tous les membres de la nation que devaient conserver les rivières et canaux.
Les concessions étaient, en outre, attribuées, dans un grand nombre de cas, à titre de liefs, à des membres de la famille royale on à des personnages de la Cour, non dans un but unique d'intérêt public, mais en vue d'assurer à ces personnages les avantages pécuniaires qui pouvaient en résulter. Le caractère privilégié des concessions devait être la cause même de leur destruction.
On ne peut méconnaître la gravité de ces iucon- Ténieuts, mais les avantages du système, surtout à l'époque ou il a été pratiqué, semblent avoir été de beaucoup supérieurs puisque les concessions ont permis l'exécution d'importants travaux que. livré à ses propres moyens d'action, l'État n'aurait pu songer à entreprendre.
r7. EZrCTJTIOH DES TBAVAUX PAB L'ÉTAT AUX FRAIS DES DSAGEBS.
Le caractère féodal attaché aux concessions de canaux par la Monarchie ne pouvait manquer, lorsqu'éclata la Révolution, d'entraîner a leur égard un mouvement marque de défaveur. On a pu voir ' que la conûscation fit passer sous l'autorité du Gouvernement la plupart des canaux antérieurement concédés. A ces mesures révolutionnaires, succéda une période d'anarchie financière pendant laquelle l'œuvre de constitution et même d'entretien du réseau fut complètement délaissée.
Aussitôt que le calme fut un peu rétabli, la première chose à faire était évidemment de pourvoir à l'entretien des rivières et a la réparation des ouvrages de navigation établis à si grands frais par les L'ouvernements précédents et que l'on avait laissés tomber en ruines durant les dernières années.