‹ Dictionnaire des financesChapitre 1241 sur 3112 · I. 0BI6IHE · texte numérisé non relu

I. 0BI6IHE

Le mot oblation dérive de offerre, offrir. A ne considérer que l'étymologie du mot, les oblations seraient purement et simplement des offrandes , c'est-à-dire des dons volontaires.

C'est en effet ce qu'elles étaient toutes dans le principe. Dans la primitive église, il était pourvu à la subsistance et a l'entretien des ministres ainsi qu'aux besoins du culte par les oblations libres des chrétiens. Le désintére.-sement des membres du clergé ne pouvait être soupçonné et la ferveur des chrétiens était trop grande. On ne pouvait craindre, comme le déclare M. Portails, dans son rapport sur les articles organiques, que les ministres exigeassent trop ou que les chrétiens donnassent trop peu ; on pouvait s'en rapporter avec conflance aux vertus de tous. L'affaiblissement de la piété et le relâchement de la discipline donnèrent lieu à des taxations autrefois inusitées et changèrent les rétributions volontaires en rétributions forcées et tarifées.

Ce sont les autorités diocésaines qui furent chargées de faire cette réglementation, conformément à l'article 27 de l'édit de 1695 portant que « le rè- (' glement de l'honnoraire des ecclésiastiques ap- « partiendra aux archevêques et évêques ». Sous le mot honoraire, cet édit désigne ce que nous appelons oblations.

C'est de ces contributions qu'entendent parler l'article 69 de la loi du 18 germinal an X et l'article 30, g? 9 et 10, du décret du 30 décembre 1809. Ce sont là des oblations oblùjatoires , appelées liabituellement droits ou casuel, tandis que celles qui sont purement volontaires continuent à être appelées oblations.

n. LÉGISLATIOH.

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