I. HISTOBIQUE
L'idée de taxer les revenus créés par le couimercc et l'industrie ne se rencontre pas au début des sociétés, [larce que ces rercmis n'acquièrent de l'importance et n'appellent l'attention du legis-
PATENTES (CONTRIBLTION DES)
lateur financier que lorsque la civilisation a atteint un ccrtiiin ilegré lio (.iévcluppomont.
C'est vers la lin de l'empire romain que l'on voit pour la premicre fois les prolits des métiers et tlu commerce grevés il'un iuipùt ; cet impôt s'appelait chnjsargire, parce qu'il se payait en or et en argent, ou bien lustralis coUutio, parce qu'il était perçu pour chaque lustre, c'est-à-ilire tous Us c\\u\ ans ; il portail, en principe, sur toute personne exerçant une profession mercantile.
Au moyen âge, on trouve aussi les revenus industriels atteints par l'impôt dans les villes de Florence, Milan et Venise et dans diverses parties des Pays-Bas et de l'Allemagne.
Mais ce n'est qu'à la lin du xviii* siècle que les taxes assises sur l'industrie et le commerce ont commencé à être réglées d'une manière rationnelle et la contribution française sur les patentes n'a pas été sans inlluence sur l'organisation de cette nature d'impôt dans les divers États tle l'Kurope.