III. BACHAT DES PONTS À PÉAGE. (L. dOjldll
Depuis le commencement du siècle, les voies de communication ont pris en France un développement considérable.
Outre l'ouverture et la construction de voies nouvelles, une foule de voies communales, la plupart à l'état de sol naturel, ont été remplacées par un ensemble de chemins entretenus ; certaines routes nationales ont été rectifiées ; en même temps les routes départementales ont reçu un accroissement sensible.
D'autre part on a remplacé un certain nombre de bacs qui, pendant la mauvaise saison, ne présentent qu'un passage incertain et dangereux, par des ponts praticables à toutes les époques de l'année. Ces divers travaux ont nécessité l'é ablissemeut d'un grand nombre de ponts, dont pa:tie à péage.
D'après les documents statistiques publiés par le ministère des travaux publics en 1873, le nombre des ponts à péage construits pendant la période 1800-1860 s'élevait , par catégorie de routes ou voies voies de communication dont ils formaient le complément, à 545, savoir :
Routes nationales . . .
Routes départementales Voies communales. . .
71 ponts
Vingt ans plus tard, à la fin de 1879, on ne percevait plus de péages que sur 402 ponts, représentant comme droits la somme de 2,9 11,267 fr., et comme valeur approximative des redevances auxquelles ils restaient encore soumis, 40 millions de trancs.
A cette époque 23 déparlements seulement étaient affranchis des droits de péage, mais les Gi autres y restaient assujettis.