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ROUTES NATIONALES ET DÉPARTEMENTALES

— Le reseau clos loiilos nationales et départementales étail déjà presque achevé à l'épotiue de la Révolution.

La lougueur des grandes routes de ■i'2. 30, 30 et 24 pieds de lar^reur entre fossés était de 40,000 kilomètres environ, représentant une dépense d'établissement qui peut être estimée à 800 millions de livres. La Coustituante mit l'entretieu de ce reseau à la charge des départements ; la Convention le lit au contraire rentrer dans les attributions de TElat ; mais en réalité, l'entretien en fut complètement négligé pendant la période révolutionnaire. Sous le nirectoire, la loi du 21 fructidor au V apporta un remède à cette situation au moyen de la taxe d'entretien qui produisit en moyenne 33 millions de francs par an. Les routes furent alors divisées en trois classes d'après leur direction : routes de Paris aux frontières (15,000 kil.»; routes d'une frontière à l'autre sans passer par Paris (17,000 kil.); routes d'une ville à l'autre (20.000 kil.).

A partir de l'an IX, des allocations annuelles et leproduitd'impositious locales combièreutles vides de la taxe d'entretien qui était insuffisante. Puis celte taxe, mal établie, fut supprimée en 180G et remplacée par l'impôt du sel. Des sommes annuelles importantes furent alors consacrées à l'entretien et à l'achèvement des routes; en 1812, ces sommes s'élevèrent à 60 millions, mais pour un territoire plus grand que le territoire de la

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