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I. HISTOEIQUE

2. Les tarifs de solde sons l'ancien régime et les pensions de retraite.

La s.'Kle fut iiitroiluitc à Atlièat's par l'ôridos.

CIil'z los Homaiiis, dei'uis le siôgo de Veïis. le légionnaire ncevalt deux oholes par jour, le ceuluriiui le double, le cavalier le triple, le tribun le quadruple. Doublée par César, la solde eiitraiiiait, sous .\uguste, pour l'eutretieu de îà léyious, une dépense qu'où a évaluée à environ JO mllUoQS par an.

Le nom seul de Cartilage évoque le souvenir des mereenaires qu'elle équipa de tout tenqis à grands frais.

Routiers, ijraudes compagnies, les bandes qui désolèrent l'Kurope durant les guerres du moyen âge, se louaient aux princes on aux États (|ui voulaient les employer.

En 1 Jyi, IMulippe- Auguste alloua un sol par jour à chaque homme de pied qui le suivrait en Palestine.

Philippe le Hardi, par une ordonnance de 1271, lixa, ainsi qu'il suit, une sorte de tarif de solde :

Serirenl arbalétrier .

(leutilliomme à piod

Écuyer

Chevalier baronnet.

1 3ol 6 deniers.

2 sols (j deniers.

5 sois.

20 sols.

Eu 1313, Philippe le Bel éleva ce tarif et créa une grande et une petite paye, ou solde de guerre et solde de paix

Mais c'est surtout sous Charles VU que commença à sorganiser une véritable armée permanente. L'invention de la poudre venait d'entruincr lu création d'un corps d'artillerie et l'on inaugurait le recrutement des milices.

tn 1139, la solde était, pour l'infauterie, de :

Capitaine général. {G^^S-.-dinaire

Par an.

ordinaires . . . 800 livres, îuerre. 480 —

guerre, iso —

Lieutenant " ". 120 —

ArcLcr, suivant la classe de 3o à 60 —

Ces tarifs furent dans une large mesure augmentés par tranrois !*■■.

Sous Uichelieu , divers essais furent tentés ; taulot, en 1G27. la solde ne comprit que le prêt, la nourriture des hommes restant a la charge du Gouvernement ; tantôt, en 1G30, la solde comprit le prêt et les vivres ; elle fut alors de 9 sous par jour. Les traitements des officiers étaient de :

Me.=?tre de camp 6, ono livres.

Capitaine .3,6oo —

Lieutenant l,200 —

La solde a diminué sous Louis XIV; l'ordonnance du 20 juillet 1 ' 60 la fixait seulement a 5 sous pour les fantassins. En 1718, elle fut portée à h .sous 6 deniers, et plus tard à 6 sous i deniers. Les cavaliers et les dragons recevaient 7 sous et G sous G deniers.

.^prés diverses flucluations sans importance, ces tarifs subsistèrent jus(|u'a la Révolution.

Peu de temps auparavant, l'ordonnance du 17 mars 1788, rendue sur la firoposition du comte de Brienne, avait décidé que le trenle-et-uniémc jour du mois, qu'on n'avait pas coutume de payer jusque-là, devait entrer en ligue de compte, elle

SOLDE 1189

instituait en même temps, au profit des vieux soldats, de hautes payes d'ancienneté.

La solde des olliciers coùlail alors plus cher que colle des .^oldats. Ces derniers ne liguraieiit dans les dépenses de l'Etat que jiour ii mildous, tandis que les olliciers absorbaient plus de iG millions.

Leurs traitements étaient de :

Par an.

Coloiiol 6,000 livres.

Major 5,1)00 —

Capitaine ;j,0()0 —

Lieutenant i,.")00 —

Suus-lieuteiiaiit i,ooo —

Cette solde était sensiblement majorée en temps de guerre ; elle .-unisait quand elle était régulièrement servie. Mais ce qui rendait précaire la situation des olliciers de carrière sons l'ancien régime, des officiers de fortune comme on disait alors, c'était l'arbitraire des retraites. L'époque de la retraite el le cliillre de la gratilication que les of- (ieiers retraités recevaient , dépendaient entièrenient du bon plaisir du roi. Suivant les corps dont ils faisaient partie et la durée de leurs services, les capitaines retirés louchaient assez ordinairement de 400 fr. à 900 fr., mais parfois aussi ils n'obtenaient aucun secours et tombaient dans la misère. Pour se mettre à l'abri de cette éventualité, dans quelques régiments, les officiers avaient organisé, sous le nom de concordat, une sorte de caisse d'assurances, et, moyennant certains versements, se constituaient une pension pour leurs vieux jours. C'est le germe de la législation actuellement en vigueur, mids, fait remarcjuable, ces caisses d'assurances avaient été créées et fonctionnaient en dehors de toute action gouvernementale.

Quant aux vieux soldats rendus, par l'âge, impropres au service, ils étaient bien souvent réduits à tendre la main, heureux lorsque le roi daignait accorder un faible secours a leurs requêtes, ou lorsqu'ils étaient admis dans quelque couvent comme frères lais et y trouvaient le vivre et le couvert contre l'obligation de sonner les cloches el de balayer les cloîtres. Depuis Louis XIV, un certain nombre d'entre eux trouva un asile dans l'Hôtel des Invalides.

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