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IS8Ï

Importations ll6,500,Onof 77,200,000f

Exportations 48,600,ij00 38,9.)O,0o0

Total 165,100,0001" 116, 100,000'

La consommation des grains grossiers se restreint de plus en plus, le seigle est encore employé dans la fabrication des pains grossiers, le sarrasin se consomme dans quelques contrées pauvres, Bretagne, Bresse, etc., le maïs dans les départements qui bordent les Pyrénées, quant à l'orge, a l'avoine, ail millet, ils servent surtout à la nourriture du bétail et à certains usages industriels, brasserie, distillerie, ^lucoserie, feculerie.

Tous ces produits sont taxés ; depuis quelques années, les recettes des douanes, qui en sont la conséquence, varient notablement suivant la condition de la récolte. Voici le montant des droits perçus sur les céréales depuis 1885 :

1835 ll,200,000f

Parmi les inconvénients des droits sur les céréales, le principal est sans contredit qu'ils deviennent de plus en plus productifs à mesure que la récolte diminue, c'est-à-dire lorsque le produit national hausse de prix. En se reportant aux coellicients de M. Gheysson, on voit que l'impôt est forcément impioportionnel puisque le rapport de la dépense en pain à la dépense totale doit croître si le pain enchérit et, dans ces conditions, la famille qui consacre 15 p. 100 du budget ^de l'alimentation au pain est plus lourdement taxée que celle qui, plus à son aise, y consacre seulement 7 ou S p. 100.

La condition des récoltes il y a peu d'années avait une influence capitale sur la situation économique d'un pays. M. Juglar a démontré que les années de crise coïncidaient en général avec la cherté du blé. Cet efl'et a surtout été marqué en 18-47, mais depuis 1877 la diminution des frais de transport a permis aux blés des pays de grande production d'aflluer chez nous pour combler les déficits et une mauvaise récolte est devenue un événement beaucoup moins grave que parle passé. M. Juglar pense même que lorsqu'elle se manifeste dans une période de prospérité, elle passe à peu près inaperçue.

Les principales sources desquelles nous avons tiré les grains importés en 1891 sont :

Quintaux métriquet.

• Blés. —

Russie 3,367,694

Etats-Unis 8,161,538

Algérie 907,666

Turquie 868,981

Roumanie 831,843

Autres pays 5,467,362

Mais.

Républi(]ue argentine 56,459

Etats-Unis 21,682

Roumanie 224,005

Russie .542,201

Autres pays 181,755

Orge.

Algérie 965,431

Autres pays 420,802

Avoine.

Russie 292,021

Turcjuie 171,974

Algérie 212,681

Helgiifuo 92,275

Autro.spays 209,779

A ces céréales il convient d'ajouter le riz que nous ne produisons pas et qui entre cependant pour une partie notable dans l'alimentation française.

Les importations ont été :

En 1888, do 88,710 tonnes miStriquos.

En IS89, de 76,650 —

En 1890, do 73,848 —

En 1801, <lc 83,818 —

Sur lesquels il a été réexporté en riz décortiqués :

En 18^ 6,023 tonnes motriiiiios.

En issï» s, 139 —

En i8''0 6,r;5 —

En 1891 5,237 —

Les riz en paille paient 3 fr. les 100 kilogr. à l'entrée, les brisures de riz G fr.. les riz en grains, farines et semoules S fr.

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