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Le Trésor public chez les peuples de l'antiquité

Deux faits principaux ressortcnt de l'étude des Hnances cliez les peuples de l'antiquité. Les ressources du Trésor public y sont alimentées au moyen des impiMs prélevés sur les citoyens et des tributs imposés aux nations vaincues. On pratiquait surtout la thésaurisation des métaux précieux et ou ne connaissait pas l'emploi des moyens de crédit.

A Sparte, il n'y avait pas de Trésor public proprement dit. Athènes, au contraire, posséda un système linancier régulièrement organisé dont la direction et le contrôle appartenaient au Sénat. Les ressources du Trésor se composaient principalement des revenus du domaine, du produit des mines, de la capitation sur les affranchis et les étrangers, des droits de douane et de ceux perçus dans certains lieux publics, du montant des amendes et des conliscations, ainsi que des tributs imposés aux peuples vaincus. Les taxes étaient affermées à des entrepreneurs {-ùm'/x:). En temps de guerre on exigeait des impôts extraordinaires. Un édifice spécial était aff'ecté à la conservation des deniers publics.

Les Romains à l'origine n'eurent pas à proprement parler de système financier. Ce peuple belliqueux considérait que la guerre devait pourvoir aux frais qu'elle nécessitait et que le vainqueur était autorisé à s'enrichir aux dépens du vaincu. L'argent que l'on rapportait était déposé dans le temple de Saturne et confié à la garde de questeurs, dont l'office était à la lois militaire et financier. Outre les officiers de cet ordre qui restaient à Rome pour la garde du Trésor, ou en donnait encore un à chaque gouverneur de province. Ce questeur était le premier lieutenant du gouverneur; c'était lui qui recevait les subsides, payait le prêt aux soldats et faisait vendre le butin ; de plus, il commandait en l'absence du gouverneur.

11 y eut dans la suite deux trésors, l'un renfermant les sommes destinées aux besoins (juotidiens, serarium; l'autre, ou on déposait le produit dn droit de vingtième établi sur la vente des esclaves et sur les biens des vaincus, aurum vicesimarium. Ce dernier constituait la réserve métallique applicable aux circonstances extraordinaires.

Après la chute de la République, Auguste divisa l'administration du Trésor public en deux services distincts; Vseranu?n qui recevait les sommes destinées à l'acquittement des dépenses publiques, et

\c fisc us qui devait centraliser celles réservées à l'entretien et aux besoins |)articuliers du prince.

Cha([ue province avait son administration à part et ses finances |)articulières. A Home, le Trésor public ne centralisait (jne les tributs versés par les peuples soumis à la domination de l'iilmpire.

I.i's attributions du lise se développèrent avec le pouvoir des empereurs. Klles donnèrent naissance à une administration 1res imp'ortante, régie par une réglementation très détaillée.

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