I. DÉFINITION. DIVISION DE LA VOIRIE
Le mot Voirie dans un sens général s'applique à l'ensemble du système des voies de communication par terre et par eau. La voirie se divise en grande et en petite voirie.
La grande voirie comprend :
1° Les routes nationales et départementales ainsi que les rues des villes, bourgs et villages qui font suite à ces routes, et y sont incorporées ;
2" Les rues de Paris, les canaux, aqueducs et ouvrages hydrauliques servant à l'alimentation de cette ville et connus sous la dénomination à! eaux (h' Paris :
3° Les chemins de fer construits ou concédés par l'État (L. ib juin. 184.5, art. 1") ;
4° Les rivages de la mer, ports maritimes et rivages en dépendant, les fleuves et rivières navigables, leurs quais et ports ;
5" Les canaux de navigation appartenant à l'État ou concédés par lui ;
G" Les routes stratégiques.
La petite voirie se subdivise en deux branches ; la voirie vicinale ou rurale, qui comprend les chemins vicinaux et ruraux, et la voirie urbaine ou municipale, dont le régime s'applique aux rues et places des villes, bourgs ou villages qui ne font pas partie d'une route nationale ou départementale.
Il ne rentrerait pas dans le cadre du Dictionnaire des finances de présenter un traité complet de la voirie. Il suffit de renvoyer aux articles Chemins de Ser, I, p. 952; fiavigation, II, p. 645; Routes nationales, II, p. 1127; Chemins ruraux, I, p. 1018; Chemins vicinaux, I, p. 1050.
Nous nous bornerons ici à indiquer sommairement les divers droits ou taxes perçus à l'occasion de la voirie et qui peuvent se diviser en deux catégories distinctes : 1° les droits de voirie proprement dits et les taxes recouvrées pour l'acquittement des dépenses de voirie et qui ont, par suite, une affectation spéciale.