Frodnits principaux des forêts
D'après la statistique de 1878, la dernière dressée, les forêts domaniales ont produit, en 187G, 2,940,493 mètres cubes de bois; le revenu en argent s'est élevé à 39,039,032 fr. Eu 1888 la production en matière s'est maintenue au même chiffre, mais le revenu n'a plus été que de 25,508,356 francs, soit une diminution de 13,53l,27G fr. ou 3i p. 100. Cette moins-value ne tient ni à la qualité ni a la quantité des produits vendus, elle a pour cause la diminution des prix qui s'est produite aussi bien pour les bols de chaulfage que pour les bois de service. Pour les bois de chauffage l'avilissement des prix est du à l'emploi de plus en plus répandu des poêles mobiles et à la consommation de plus en plus importante de la houille et de ses dérivés. La consommation en bois de chaulfage de la ville de Paris est actuellement de 700,000 à 800,000 stères, comme en 1863, malgré l'énorme accroissement de la population, tandis que, flans le même laps de temps, la consommation de la houilli; a plus que doublé.
Pour les bois de service et d'industrie la dimiimtion des prix a pour causes: l'emploi de plus en plus général du fer pour les constructions, le ralentissement des travaux de toute nature, l'importation des bois étrangers, dont la valeur, qui s'(\st élevée en 1880 a 278 millions, est encore actuellement de plus (le MO millions.
Les forêts communah;» ont fourni en 1870 5,017,205 mètres cubes de bois; le revenu en argent a été évalué à 13,930,609 fr. La production en
FORETS
matière en 1888 s'est maintenue au même chiffre; mais la moins-value de 34 p. 100 constatée dans le revenu des forêts domaniales a atteint dans les mêmes proportions les forêts communales, et les produits en argent doivent être évalués seulement a 28,996,255 fr.
Pour avoir le revenu net des forêts domaniales, il y a lieu de retrancher le montant des dépenses. Le budget, pour l'année 1888, de la direction des forêts est de 13,550,944 fr., dont il faut déduire 3,523 800 fr. affectés au reboisement des montagnes et à la lixation des dunes, qui sont des travaux d'intérêt général. Reste 10,027,144 fr. de dépenses inhérentes à la gestion du domaine forestier. Le revenu net des forêts a donc été en 1888 de 15,481,212 fr. et les frais do gestion se sont élevés aux 39 centièmes du revenu brut.
Cette proportion n'a rien d'anormal, surtout si l'on veut bien considérer que l'administration des forêts gère près de deux millions d'hectares de bois communaux, qui occasionnent à l'État une dépense supérieure aux frais de gestion versés par les communes et qu'elle est chargée eu outre de plusieurs fonctions d'administration générale (reboisement des montagnes, fixation des dunes, surveillance des bois de particuliers au point de vue des défrichements) qui motivent une augmentation du personnel payé par le budget des forêts, et sans qu'aucune recette vienne actuellement atténuer cette dépense.
Voici, par période décennale, d'après l'Annuaire des eaux et forêts de 1889, le produit en argent des forets domaniales d'après le règlement définitif des budgets :
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Années, , ,• lotaux,
des ooupes. divers.
1827 21,775,790f 5,is8,929f 26,964,619f