FRAI DES MONNAIES
(|ui a déferminé la suppression du hearth money en Angleterre et de la taxe soiu[)tuaire des cheminées en France, serait, encore aujounriiui, une entrave à l'assiette de l'impùt, et rendrait probablement illusoire tonte loi liscale sur la nialiére. D'ailleurs, le souvenir des désordres auxquels a donné lieu le recensement à domicile accompli en 1841, par application de la loi du 14 juillet 1S38, pour préparer une nouvelle reiiartition des contributions personnelle-mobilière et des portes et fenêtres, sullirait, sans doute, à faire écarter toute proposition qui aboutirait au même résultat.
Enfin, dans un aidre ordre d'idées, la taxe sur les cheminées est critiquable au point de vue de l'hygiène publique ; l'appât d'un allégement de charges amènerait, à cotip sûr, chez nombre de ménages pauvres, la suppression d'un ou de plusieurs foyers; l'imixit irait ainsi directement à rencontre des efforts faits en faveur de l'assainissement des logements insalubres.
P. Tranch.\u.
Bibliographie.
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FRAI DES MONNAIES. — C'est la diminution de poids des monnaies par l'effet de la circulation. L'inconvénient du frai est d'altérer les empreintes des pièces de monnaies et par suite d'enlever, par le fait du frottement des surfaces, du poids aux espèces, dont la valeur se trouve ainsi diminuée.
L'influence du frai sur les empreintes a été atténuée de nos jours par le monnayage à virole qui élève les bords extérieurs de la pièce de monnaie, ou, autrement dit, forme ce que les monuayeurs appellent le listel.
L'État s'est toujours préoccupé de la déperdition de valeur des monnaies résultant du frai. Louis XIV avait limité à 6 grains (0"^318) la perle au delà de laquelle les pièces de monnaies devaient être refusées en paiement pour leur valeur nominale. La limite établie a pris et conservé l'appellation de « tolérance de frai » ; elle est actuellement de 5 millièmes pour les pièces d'or et de 10 millièmes pour les pièces d'argent.
Des calculs établis pour l'année 1884 par l'administration des monnaies ont évalué comme suit le nombre de pièces de monnaie circulant en France au-dessous de la tolérance du frai :
( 20 fr G. 97 p. 100
Or ... { 10 fr 46.38 —
I 5fr 63.90 —
I 5fr 12.23 -
Argent. ^ fr- ••;•;• » -
( 50 cent 9.34 —
Ln calcul semblable, mais qui n'a porté cette fois que sur les pièces d'or de 20 fr., évalue pour 1888 à 7.8G p. 100 le nombre des pièces circulant au-dessous de la tolérance du frai.
Des expériences faites [lar l'administration des monnaies il résulte : 1° que le frai des monnaies est imlépendant de leur surface ; 2" que le frai est à peu près proportionnel a leur poids ; 3" que les alliages employés pour la fabrication peuvent être
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